Hors Format – Jour 5 – The Yokel & Friends, François & the Atlas Mountains, Cascadeur

Cascadeur 6 photo Matthieu Henkinet

Le vendredi 27 juin 2014 marquait la 5è journée du festival Hors Format. Comme à l’accoutumée, les trois derniers jours du festival sont concentrés sur deux scènes, la grande Place de la République et l’autre, plus petite, sur l’Esplanade.

Cette année le village associatif est placé lui aussi sur l’Esplanade, animant et enrobant la petite scène.

Au programme de ce soir les groupes The Yokel & Friends, François & the Atlas Mountains et Cascadeur. On comprend très vite qu’avec deux groupes locaux sur l’affiche, le public et l’ambiance seront  au rendez-vous !

Après un début de festival sous le signe de la chaleur et du soleil, la météo a décidé de changer de cap pour le week-end, nous laissant pluie, vent et froid. C’est après une grosse averse que The Yokel and Friends monte sur scène. Le trio messin, est venu pour l’occasion en compagnie de quelques amis. Cette formation élargie du groupe s’était déjà produite à l’Arsenal le 14 février dernier à guichet fermé et avait offert aux spectateurs une soirée exceptionnelle.

The Yokel 3 photo Sophie Grivel

Il est 20h et c’est donc avec hâte que je me dirige vers la scène principale. A peine la première chanson, Summer, finie, un problème technique survient et empêche le banjo de se faire entendre, obligeant Thibaut et Lucille à jouer le seul morceau en duo de leur répertoire, You Roll and kick your bucket Billy. A la fin de la chanson, le problème a été réglé et le groupe peut reprendre son concert. Sur la suivante, la chorale Mozaïk est la première des « amis » à faire son apparition. Composée de 6 chanteurs homme et femme, ils sont présents sur 3 morceaux de ce concert. Viens ensuite au violon un autre guest de qualité en la personne de Louis Warynski, alias Chapelier Fou, à la batterie Brice du groupe My Only Scenery et à la trompette Ian Pierre du groupe La Place du kiff.

Toutes les chansons qui ont déjà pu être entendues par le public lors de concerts de la formation en trio ont été retravaillées et acquièrent une nouvelle dimension. Au delà des morceaux déjà connus se glissent de nouvelles compositions. La musique se prête particulièrement à la fête, poussant sans cesse le public à danser et taper des mains. Le concert est familial et semble mettre l’assistance de bonne humeur à tout le monde.

On regrettera cependant une fin de set un peu précipitée, le problème technique du début pousse le groupe à écourter son concert d’un morceau, concluant dans la hâte, mais tout de même avec le sourire.

Pendant que les techniciens changent le plateau pour accueillir François & the Atlas Mountains, un groupe d’intermittent prend possession de la scène afin de s’adresser au public concernant les problèmes liés à la réforme de l’intermittence en France.  Le public est attentif et semble solidaire du mouvement. Le moment choisi pour cette intervention est judicieux, il ne pénalise ni spectateurs ni musiciens et s’inscrit dans une réelle démarche de sensibilisation, incitant le spectateur à réfléchir au problème et aux conséquences.

François & TAM photo Sophie Grivel

Il est un peu plus de 21 heures quand François & the Atlas Mountains entrent en scène.

Ce live promet de nous transporter dans un univers aérien et délicat via un répertoire pop étendu. Rien qu’à l’installation on comprend très vite qu’une multitude de sonorité se feront entendre. Sur scène se trouvent deux synthétiseurs, des percussions, une batterie, une basse, des guitares, des instruments africains et une trompette. Il ne faut pas plus de quelques secondes après leur entrée avant que François et ses 5 acolytes ne fassent partager leur d’énergie avec la Place de la République.

 

Tous les membres du groupe dansent, sautent et vivent leur musique à fond. Les refrains sont entêtants et permettent aux spectateurs qui ne connaissaient pas le groupe avant ce soir d’être à l’aise face aux morceaux.

François et son bassiste/percussionniste n’hésitent pas à se lancer dans des chorégraphies. Ce qui est assez étonnant c’est qu’ils arrivent à faire d’une musique calme et portée sur le songe, un univers danse où le public n’hésite pas un seul instant à se déhancher.

François & TAM 6 photo Sophie Grivel

 

Après un set d’un peu moins d’une heure qui semble passer en un clin d’œil, François & the Atlas Mountains laissent place à Cascadeur, dernier acte de cette soirée.

En résidence l’été dernier aux Trinitaires, Cascadeur a travaillé autour d’un nouveau live à l’occasion de la sortie de son nouvel album Ghost Surfer et de la tournée qui l’accompagne. Son premier concert post remaniement scénique était une surprise lors du festival Zikametz en septembre dernier et nous vous l’avions raconté ici même.

Cascadeur 5 photo Matthieu Henkinet

L’attente avant l’entrée de l’artiste est un peu longue et une partie du public commence à se lasser, on imagine que l’organisation a choisi d’attendre que la nuit soit tombée au profit des éclairages scéniques. Cascadeur finit par faire son entrée en compagnie de son groupe de « clones ».

La scénographie, le jeu de scène et les chansons sont sensiblement les mêmes que lors du précédent concert, nous laissant imaginer le peu de place laissé à la spontanéité. Néanmoins le tout est beaucoup plus rôdé et  harmonieux. Des « fantômes » lumineux décorent le fond de scène.

Cascadeur est à la maison et le fait bien savoir ! Il fait quelques allusions à la ville et particulièrement au foot, évoquant avec humour la monté en ligue 1 du FC Metz et le fait qu’il n’a pas pu dormir lorsque l’Algérie s’est qualifiée en 8ème de finale.

En plus des nouvelles chansons de l’album Ghost Surfer, il n’oublie pas ses anciens titres tels que Walker ou Meaning, allègrement reprises en chœur par le public.

Cascadeur 4 photo Matthieu Henkinet

Pour l’occasion Cascadeur dédie un morceau aux intermittents du spectacle, ou plutôt sans intermittents. Le noir complet est fait sur scène, aucun instrument ne se fait entendre, aucune musique, aucune voix, pendant une vingtaine de secondes. Une belle manière de faire comprendre au public que sans intermittents le spectacle n’existe simplement pas.

C’est après un set d’environ une heure et demie et d’un rappel rendu obligatoire par les applaudissements du public que la 5ème journée du festival Hors Format se termine.

Cascadeur 7 photo Matthieu Henkinet

Le rendez-vous est donné le lendemain au même endroit pour y voir la suite de la programmation avec notamment Grand Blanc, Jamaica et Morcheeba

Article et photos: Sophie Grivel

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