Festival Passages : L’homme Cirque

Le festival Passages accueille L’homme Cirque, le spectacle de David Dimitri. Tout un cirque, à une seule personne, c’est possible ça ? On dirait que oui !

David Dimitri est le fils du célèbre clown Dimitri, et on peut dire qu’il a baigné dans l’art du cirque toute sa vie. Académie du cirque à Budapest, Juilliard’s School de New York, le Cirque du Soleil… Un parcours ponctué de grands noms, mais un homme qui n’a pas perdu de vue l’essentiel : distraire !


L’homme-cirque, c’est un spectacle d’un peu moins d’une heure qui réunit tous les plus beaux éléments de cet art : funambulisme, humour, gymnastique, musique, et bien sûr l’incontournable prouesse de l’homme-canon. Sous le chapiteau aménagé de câbles et diverses structures, on suit les pérégrinations de cet artiste hilarant sur tous supports. Le spectacle est teinté d’humour mais nul besoin de sortir le nez rouge pour faire rire le public (et heureusement, j’ai très peur des clowns) : tentatives de dressage du cheval d’arçons déguisé en cheval tout court, comique de situation et maladresses calculées ravissent les spectateurs. David Dimitri maîtrise son art à la perfection. Ses exploits de funambule, déjà impressionnants en soi, se complexifient au fur et à mesure. Perché sur son fil, il saute à la corde, joue de la trompette ou encore exécute de terrifiants saltos. Le hasard a voulu que le canon d’où il devait surgir soit pointé sur moi, et je dois avouer que l’ascenseur émotionnel marche du tonnerre : on passe de la grosse angoisse aux éclats de rire devant les pirouettes que l’artiste effectue après s’être rattrapé avec brio à la corde prévue.


Le spectacle a tiré bien des « ah » et des « oh » au public, sourire aux lèvres, qui s’est répandu en applaudissements. Et si les acrobaties de David Dimitri ont autant ravi les petits et les grands (c’est un cliché, mais cette fois, c’est vrai !), c’est aussi parce que le show est parfaitement construit. Plutôt que de laisser son public partir sur un dernier numéro, l’artiste invite les spectateurs à sortir du chapiteau, alors qu’il s’en échappe par une ouverture en hauteur. Et voilà sa dernière surprise : une marche sur le câble tendu au-dessus de la place de la République, à plus de dix mètres de hauteur. Pas au faux pas. Le public a suivi, ravi et hypnotisé, et David Dimitri a immortalisé le moment en prenant une photo, depuis son perchoir, de la foule qui l’acclamait. Beau spectacle, superbe final !

Article : Marine Pellarin

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