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	<title>Magazine Karma &#187; Décibulles</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Interview &#8211; La Rue Kétanou</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Sep 2014 20:14:47 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>La magie de La Rue Kétanou réside par exemple dans le fait de transformer la réponse attendue d’une question banale posée par des collègues peu inspirés, en un voyage délirant dans un de leurs milles univers. Et rien que pour cela, on était content de les recroiser une nouvelle fois ! C&rsquo;était au festival Décibulles, en Alsace, en juillet dernier !</b></p>
<p><b>Journaliste 1 : Pouvez-vous nous parler du groupe La Rue Kétanou ?<br />
Olivier :</b> Déjà, est ce que tu entends ? Il y a du monde sur les Balkans <i>(rires)</i> ! Et entre les gouttes ! On s’est rencontré fin 1990, en 1998 – champion du monde ma petite dame &#8211; au Théâtre du Fil. Théâtre école de vie, on était animateur, comédien. On faisait du travail théâtral partout où le théâtre n’allait pas forcément. Ce qui nous a donné le goût d’aller sur tous les terrains, notamment le théâtre de rue. Mais on s’est rencontrés au Théâtre du Fil, c’est ce qui a fait qu’on s’est uni.</p>
<p><b>Karma : tu parles du théâtre, vous vous sentez concerné par le débat sur les intermittents ?<br />
Florent :</b> Je ne suis pas sûr qu’ils soient intermittents les membres du Théâtre du Fil, mais ils en embauchent. Après, si on est concerné, bien sûr on est concerné, maintenant… oui on se sent concerné. On peut pas lutter en faisant grève, on va planter des gens qui nous aident. Sur un festival, par exemple hier, c’est la première édition, c’est un ami à nous qui le fait, à Dijon, l’Oeno music festival, c’est impossible de lui dire « bah non, on fait grève » c’est une galère d’enfer. Il y a des intermittents qui étaient là avec un stand, une pétition, on a été la signer, on a fait des photos.<br />
<b>Olivier :</b> tous les techniciens sont montés sur scène l’autre jour, on a commencé notre chanson et à la première parole, on a coupé le son, la lumière, comme s’il quelqu’un était venu tout débrancher. Tous les techniciens du festival sont montés, un leader est venu parler pour que les gens comprennent. Il faut communiquer pour faire passer le message. Nous, on est en avant scène, on en profite, on peut nous entendre jusqu’au bout de la vallée. Profitons-en pour faire le clin d’œil, on essaie de les citer, il y a une chanson assez engagée <i>Les dessous de table</i>, cette chanson pourrait défendre les intermittents…<br />
<b style="line-height: 1.5em;">Florent :</b><span style="line-height: 1.5em;"> Alors que pas du tout ! Mais même pour nous même, on comprend pas forcément tout, on s’y perd. C’est sûr qu’il y a des soucis avec l’intermittence et qu’il faut faire des réformes, mais c’est pas équilibré. Le spectacle vivant, il tient la route avec l’intermittence. Le souci par exemple : la télévision embauche quelqu’un pendant quinze jours, les quinze autres jours il est toujours embauché mais pas payé par la télé mais cette fois par son intermittence. On est devant un vrai problème.<br />
</span><strong>Olivier :</strong> Mais c’est pas ton boulot, ton boulot c’est de répondre !</p>
<p><b>Journaliste 2 :  Ah ouais moi j’ai une question par rapport à vos textes.<br />
Olivier :</b> Aux babos ? Aux babouches ?<br />
<b>Journaliste 2 :</b> <b>si tu veux. Vos chansons visent tout le monde. C’est des belles histoires. D’où vous tirez votre inspiration ?<br />
Olivier :</b> Des chapeaux !<br />
<b>Mourad :</b> Il existe un endroit, du côté de la Normandie, où on boit de l’eau d’imagination et ça nous permet d’écrire des chansons. C’est incroyable… de la vie. Des gens. Et pis c’est tout. Les animaux, les arbres, la forêt, la ville urbaine.<br />
<b>Olivier :</b> Ce qu’on a vécu, ce qu’on a envie de vivre, nos rêves, nos désillusions, l’océan, l’infini<br />
<b>Mourad :</b> Le cosmos, l’interstellaire, le rêve humain, la musique…<br />
<b>Florent : </b>L’espoir !<br />
<b>Olivier :</b> T’as vu, y a du monde aux Balkans ! <i>en apparté</i> Je l’aime bien celle-là, je l’aime bien.</p>
<p><b>Journaliste 1 : Comment vous composez tous ensemble ?<br />
Olivier :</b> Nous on décompose ma petite dame <i>(rires)</i> ! On suppose. On a pas de technique. Des fois on se retrouve chez Florent, des fois dans le studio, aux toilettes. On écrit quand ça nous surprend. C’est l’écriture qui…je sais pas, on a pas de façon de faire propre.<br />
<b>Mourad : </b>ça dépend (<i>long silence puis rires</i>). Des fois on écrit tout ensemble, des fois on écrit chacun de notre côté, y a pas de formule précise.<br />
<b>Olivier :</b> c’est une grosse bouille à Barbes ! Non, mais Florent a quand même écrit beaucoup plus de textes, en général, mais sinon on a que <i>Germaine</i>, à trois. Ah <i>C’était beau l’été </i>aussi, personne l’a entendu pour le moment. Et pourtant, c’était beau l’été.</p>
<p><b>Journaliste 2 : vous nous la chantez la comme ça pour voir ?<br />
Mourad :</b> Non on le fera pas ! Déjà on se souvient plus des paroles.<br />
<b>Olivier :</b>  (<i>chantonne) </i>sur le saaaable…<br />
<b>Florent &amp; Mourad :</b> Mais non, on se la garde, ça va pas ou quoi !<br />
<b>Olivier :</b> Ca commence par « toute nue sur le sable »</p>
<p><b>Journaliste 2 : OK. Qu’est ce que ça vous fait d’être aux Décibulles ?<br />
Olivier :</b> On était déjà là en 2001.<br />
<b>Mourad :</b> C’est comme si c’était hier !<br />
<b>Olivier :</b> On est resté dans le coin depuis 2001. On a aménagé à Neuve Eglise. On est content. Je me rappelle plus en 2001.<br />
<b>Mourad :</b> C’était dans un autre site.<br />
<b>Olivier :</b> Content de revenir et d’être invité en tout cas.</p>
<p><b>Journaliste 1 : vous avez des dates de concert de prévues ?<br />
Olivier :</b> <i>(légèrement déconcerté, mais on le comprend)</i> Oui… On est en tournée en fait…<br />
<b>Mourad :</b> Ce soir, on joue à Neuve Eglise… on va faire un concert ce soir.<br />
<b>Olivier :</b> Demain on joue en Normandie, dans le Cotentin, pour le bal des pécheurs, l’association ! Une coopérative, en fait.<br />
<b>Mourad :</b> Pour tous les chrétiens qui ont fait des bêtises.<br />
<b>Florent :</b><i> (incrédule)</i>Les chrétiens qui ont fait des bêtises ?!<br />
<b>Mourad :</b> Bah… les pécheurs !</p>
<p><b>Karma : Aucun rapport, donc, avec la pochette de votre disque…<br />
Olivier :</b> Bah si !<br />
<b>Florent :</b> Si justement, c’est les marins qu’on va retrouver !<br />
<b>Olivier :</b> <i>(rires)</i> Oh ! Il a fait exprès !</p>
<p><b>Karma : Parlons justement du titre de cet album, « allons voir ». Il y a une continuité par rapport au morceau <i>Où je vais</i> ?<br />
Olivier :</b> Ah ! On n’y a pas pensé ! Mais ça a un élan un peu comme ça, se laisser surprendre par ce qu’on ne connait pas. Ouais, c’est pas mal, on prend !</p>
<p><b>Karma : vous avez commencé dans la rue, vous vous retrouvez aujourd’hui avec pas moins de 263 000 fans sur votre compte Facebook. Il y a toujours de la place dans la rue ?<br />
Olivier :</b> Ah, je savais pas ! Mais non, s’ils sont dans Facebook, ils prennent pas de place !<br />
<b>Florent :</b> C’est des amis virtuels !<br />
<b>Olivier :</b> Ca se trouve, c’est nous, on s’envoie des messages toute la journée<br />
<b>Mourad :</b> Et puis La Rue Kétanou n’a pas de limites. On a pas de murs, pas d’encadrement. Ca peut prendre de l’espace.<br />
<b>Florent :</b> Ca ouvre plein de portes de voir que des gens nous aiment bien. Ca veut dire qu’il y a pleins de possibilités de jouer quelque part. C’est vrai que la rue on l’a fait moins, on a un peu quitté la rue qui était presque notre unique scène. Elle a laissé la place à d’autres scènes et on est content. Mais c’est pas parce que des gens sont de plus en plus nombreux qu’on se sent à l’étroit !</p>
<p><b>Karma : Mais du coup, ça vous change quelque chose pour communiquer le numérique ?<br />
Olivier :</b> Alors sincèrement, c’est pas nous qui le faisons !<br />
<b>Florent : </b>Nous, on continue à communiquer à l’ancienne à la buvette après le concert ou on se ballade, on va regarder des concerts, les gens viennent nous voir. J’ai encore répondu à aucun message Facebook.<br />
<b>Olivier :</b> Tant que les gens viennent chez nous, on continuera d’aller chez eux ! <b></b></p>
<p><b>Karma : Vous parlez de cette relation que vous avez vis-à-vis du public. Vous avez expérimenté les chansons de ce nouvel album avant sa sortie sur scène, ça crée une relation particulière avec les gens cette démarche non ?<br />
Florent :</b> Plus que le ressenti, c’est eux qui nous envoient de l’énergie pendant les chansons. On fait pas un test en leur faisant les chansons. Voilà, elle vous plait, on la garde.<br />
<b>Mourad :</b> On les fait vivre !<br />
<b>Florent :</b> Et les gens nous aident à les faire vivre, en nous envoyant de l’énergie qui passe dans la chanson.<br />
<b>Olivier : </b>Après, les premières fois qu’on les joue, ça aide aussi à rectifier certains angles. Tiens, c’est mieux avec le bandjo.<br />
<b>Florent : </b>Oui, mais ça, c’est plus entre nous, ou avec Arnaud. C’est la scène qui nous aide à trouver l’ossature.</p>
<p><b>Karma : La dernière chanson de ce nouvel album est</b> <b>consacrée à Patricia Bonneteau, qui a été particulièrement importante dans votre carrière mais aussi en tant qu’amie, à l’image du groupe Tryo qui a également écrit une chanson hommage (<i>Ladilafé ndlr)</i>. Vous en avez discuté au préalable ?<br />
Mourad :</b> Ah, non, c’est venu naturellement.<br />
<b>Florent :</b> Patricia, c’était une très très grande amie à Tryo, c’est aussi une très très grande amie à nous. Naturellement, c’était notre petit mot pour lui rendre hommage.</p>
<p><b>Karma : La chanson <i>Interdit</i> parle notamment du piratage sur internet. Ca importe pour vous ce qui peut être fait de votre musique légalement ou illégalement ?<br />
Florent : </b>On a tous fait ça.  Tu sais avant internet, il y avait les cassettes.<br />
<b>Olivier :</b> On pense qu’ils ont pas encore trouvé la bonne manière de redistribuer les choses. A l’époque, ils taxaient les cassettes vierges pour récupérer de l’argent pour la SACEM et les artistes et les jeunes avaient des subventions. Pour l’instant, on taxe pas les opérateurs, on taxe pas trop les clés USB, donc il y a encore un truc qui est pas…On est pas contre. Internet c’est un moyen de se faire connaître et la musique est faite pour voyager. Ce serait plus au support et aux plateformes de payer comme Spotify et Deezer. Ils donnent 3% de ce qu’ils gagnent en bénéfices, ça se chiffre en milliards. Spotify rentre en  bourse et donne 3%. C’est génial, mais ils rendent pas du tout la monnaie et n’aident pas les jeunes artistes, la création. C’est dommage. Après, c’est normal de télécharger. Tu es quelqu’un tout seul chez toi, tu trouves que ça te plait, tu télécharges et c’est tant mieux. Ca devrait pouvoir être comme ça.<br />
<b>Florent :</b> Je me dis, si quelqu’un veut écouter le disque mais que ça lui plait pas plus que ça, il ne doit pas être forcé de l’acheter. Il a déjà écouté, c’est super ! Après, nous on fait de l’autoproduction. Si ils veulent que l’on continue à faire des disques, à avoir des gens qui travaillent avec nous, pour les distribuer, faut pas faire que télécharger. S’ils peuvent, s’ils peuvent acheter de temps en temps un de nos disques, c’est bien. Mais après, c’est bien de laisser les gens avec leur propre conscience. C’est pas grave de télécharger quelque chose. C’est bien aussi de l‘acheter. Ca permet de participer à la suite. C’est juste un examen de conscience de chacun, mais c’est pas immoral non plus.<br />
<b>Olivier :</b> Tu télécharges une chanson, ou deux, ou trois, ça va. Mais tu télécharges un album qui sort en auto-produit, il y a une certaine honnêteté à avoir de la part des gens.<br />
<b>Florent :</b> Mais bon, si ça leur donne envie d’acheter le disque… Les gens se rendent pas compte. Ils nous disent « on achète les disques à la sortie de vos concerts, pas dans les magasins ». Mais finalement, ça nous aide aussi que ce soit dans les magasins. Ils ont tous peur que l’argent nous reviennent pas ou qu’on travaille avec des gens pourris. Ce qui n’est pas le cas ! Ce qui rentre dans les caisses permet de refaire un disque derrière, c’est nous faire aussi confience dans les choix qu’on fait avec nos partenaires. Ce sont des rencontres humaines, des personnes qu’on aime bien.<br />
<b>Olivier :</b> Notre distributeur, il fait plein d’artistes connus, pas connus, ils travaillent sur le terrain sans arroser la France d’un coup avec de la pub. Il va plutôt regarder les dates où on joue, sortir le disque un peu avant. Ils ont monté leur entreprise tout seul, comme nous. On a la même façon de voir l’avancée commerciale de notre petite entreprise.<br />
<b>Mourad :</b> Ils continuent à prendre des risques, de fonctionner au coup de cœur. Qu’il soit formaté ou non, il s’en fiche. Ils peuvent prendre des gens qui font de la poésie si ça leur plait, ils vont le défendre. Et ca c’est important !<br />
<b>Florent :</b> Plutôt que d’interdire le téléchargement, parlons plutôt de ces gens-là, ça donnera peut être envie au public de défendre cet artisanat-là, c’est important.<br />
<b>Olivier :</b> Il faut que le téléchargement donne envie d’acheter le disque !<br />
<b>Mourad : </b>Une sorte de d’Artagnan musical.<br />
<b>Olivier : </b>Comme pour les parfums, les petites fioles. Si ça te plait, tu achètes le flacon !<br />
<b>Florent : </b>Nous, ça nous est arrivé de signer des CDs gravés <i>(rires)</i>!<br />
<b>Olivier :</b> Y a des dessins sur ma pochette. Elle est nulle ma pochette !<br />
<b>Florent :</b> Des fois, les gens d’un coup achètent des disques. Peut-être aussi qu’ils ont  trouvé du travail, qu’ils ont un salaire à la fin du mois ou que c’est Noël.</p>
<p><b>Karma : Tu parles de vos différents disques. J’ai l’impression qu’au fil des albums, il y a une certaine maturité, une certaine forme d’assagissement qui se dégage des compositions.<br />
Olivier :</b> Et oui, on vieillit !</p>
<p><b>Karma : Et à contrario, il y a de plus en plus d’expérimentations, d’instruments. L’envie d’aller plus loin&#8230;<br />
Olivier :</b> C’est pas calculé ! On fait avec nos moyens du bord,  nos arguments, nos paroles et on rajoute des instruments qui arrivent naturellement. C’est la rencontre d’un pays, d’un voyage, qui ramène un instrument. Ca donne une couleur, on peut s’en servir, on l’a dans les bagages autant l’utiliser.<br />
<b>Mourad :</b> Et puis on travail pas tous les jours dans l’usine, à faire la même pièce, le même boulot. On a justement ce métier là qui nous permet d’avoir plusieurs tiroirs, de pouvoir en profiter. Entre temps, on a fait des voyages, ça nous fait évoluer dans notre musique. Ca veut pas dire qu’on s’assagit dans la manière d’être, dans la vie. Peut-être que ça nous donne plus de recul, de maturité dans la production des musiques, mais en tout cas on continue d’avancer là dedans. Ca veut pas dire qu’on fera pas un album rock’n’roll dans 10 ans ! On peut pas changer, devenir trop metal sur du tirango, mais je pense que ça tourne. On doit voyager dans notre métier.<br />
<b>Olivier : </b>On l’avait pas remarqué, mais on nous le dit qu’on s’est assagit. Beaucoup de gens nous font la même remarque. « On aime bien, mais c’est plus calme ! »</p>
<p><b>Karma : Oui, même si après, il y a la version studio et la version live. Vous êtes connus pour être très vivants et expressifs sur scène.</b><br />
<b>Olivier : </b>Ah. Là, par contre, on s’est assagit <i>(rires)</i> !<br />
<b>Mourad :</b> Ca y est, on parle plus <i>(rires)</i>. On va peut être commencer la tournée des théâtres.<br />
<b>Olivier :</b> On va faire du mime !</p>
<p><b>Karma : Pourtant, la dernière fois que je t’ai prie en photo Olivier, j’ai eu le droit à une photo de tes fesses, depuis le fond de scène !<br />
Olivier :</b> Ooooh aie aie aie. J’avais pas de pantalon ?</p>
<p><b>Karma : Si si, mais c’était visiblement ton petit plaisir perso pour les chanceux en backstage : Sinon, il y a encore des défis qui vous tentent aujourd’hui avec La Rue Kétanou ?<br />
Mourad : </b>Pour l’instant on est en plein dans cette tournée et j’ai pas les idées claires. Ensemble, on sait toujours pas où on va. On l’a chanté au début, ça reste toujours pareil. On va au bout des choses et on voit ce qui se passe. Il y a des petites envies. En dehors, il y a le théâtre, Florent a écrit un album.<br />
<b>Florent : </b>La Rue Kétanou, on vient de s’en lancer un de petit défi : lancer un disque, tourner avec. Après, c’est vrai qu’on a plein d’autres rêves à réaliser. Une chanteuse, Eskelina, une Suédoise qui chante en français, j’ai écrit les paroles de ses chansons. C’est Christophe Bastien, l’ancien guitariste de Debout sur le Zinc, qui a fait les musiques. Ca n’a rien à voir avec La Rue Ket’ ni DBSLZ et j’attends impatiemment janvier pour la sortie.<br />
<b>Olivier :</b> Là on a un cap, jusqu’au 31 janvier 2015. Et après on verra comment on change de cap.</p>
<p><b>Karma : Vous aviez été invité par Tryo à Bercy pour jouer avec eux. Est-ce que c’est quelque chose qui vous fait envie ce type de scène ?<br />
Mourad :</b> Les grosses grosses salles, pas forcément. Parce qu’on est trois, on a pas tout un décor comme Shaka Ponk. Du coup ça peut être hyper chiant de regarder La Rue Kétanou dans un Zénith ! Trois petits bonhommes, ça peut être marrant mais si tu regardes à 4km et qu’ on est tout petit…<br />
<b>Olivier :</b> On préfère faire plusieurs Cabaret Sauvage.<br />
<b>Florent : </b>C’est vrai que c’était génial de faire l’ouverture à Bercy. C’était hallucinant. On aime bien aussi quand c’est varié.<br />
<b>Mourad : </b>On aime bien aussi faire du théâtre dans un théâtre, jouer dans un bar, sous un chapiteau et une fois tous les chépas combien – enfin une seule fois en fait – se faire un Bercy. C’est super marrant de passer de l’un à l’autre. C’est chouette.</p>
<p><b>Karma : Une citation de RFI, que vous connaissez peut-être…<br />
</b>Mourad : c’est un auteur RFI ?</p>
<p><b>Karma : tout à fait. Raoul François… international <i>(fou rire général)</i> : « Ils sont à la chanson française ce que la musique de la rue est à la liberté, ce quelque chose de familier et de personnel qui fait sourire dès les premières notes. » Ca vous parle ?<br />
Olivier :</b> Ah c’est sympa ça ! On le reçoit avec le sourire !<br />
<b>Mourad :</b> Vous direz à Raoul qu’on est libre de recevoir ce message droit au cœur…<br />
<b>Olivier :</b> Droit au cœur monsieur !</p>
<p><b>Karma : Vous pensez aux différents sens de lecture que peuvent avoir vos morceaux ?<br />
Mourad :</b> Oui, nos chansons ne nous appartiennent plus forcément une fois qu’on les a écrites. Il y a des gens qui entendent des choses très différentes dans nos chansons. Tout est question d’interprétation, selon la personne qui l’écoute. J’imagine que c’est pour tout, partout.</p>
<p><b>Karma : Question peu évidente, mais, avez-vous un exemple qui montre que votre musique a servi à quelque chose ou qu’il en a émergé un beau souvenir autre que pour le groupe ?<br />
Olivier :</b> Il y en a plein. Oui, tiens, la prison de Mayotte !<br />
<b>Mourad :</b> Ah, moi, je pensais aux gamins dont le père nous a écrit un message. Ils étaient en prison je sais pas où en Ukraine, ils avaient juste un disque de la Rue Kétanou.<br />
<b>Olivier :</b> Je me rappelle pas cette histoire…<br />
<b>Mourad :</b> Tu te rappelles pas ? Un père qui nous a écrit que ses deux enfants se sont retrouvés en prison, je sais plus pourquoi. Peut-être qu’ils avaient de l’herbe sur eux, ou un truc comme ça. Les gamins étaient restés là-bas et le père nous écrivait assez souvent, qu’il leur avait envoyé notre disque, que ça les aidaient à tenir. Depuis, ils sont sortis ! Il y en a plein. Tiens, tout à l’heure, j’ai rencontré un couple qui me dit « oui, avec ma femme, on s’est rencontré sur votre musique et on pense que le petit a été conçu en écoutant vos chansons. Elle, elle pense qu’il devrait s’appeler Paul et moi Léo ». Et il me dit « t’en penses quoi ? »<br />
<b>Olivier :</b> Bah Léopold !<br />
<b>Mourad : </b>Bah voilà ! On en a plein des souvenirs. La musique sert à rassembler. Toutes les belles choses qu’on peut vivre sans en noter une c’est ces espèces de rassemblements qui sont évidents, ou pas d’ailleurs et où les gens, ça rassemble des choses pour eux. Ca fait plaisir de faire cette musique !</p>
<p><b>Karma : Justement, une question spécifique. Qu’est ce qui était à la base de la chanson <i>Les hommes que j’aime</i> ?<br />
Olivier : </b>Je crois que c’était… à la base, c’est quelqu’un qui s’est fait larguer…<br />
<b>Florent :</b> Le point de départ ? Oui, c’est moi qui me suis fait largué. C’est une fille qui m’a laissé tomber. J’étais très très triste et j’ai écrit la chanson sur les copains. Parce que, quand on est triste, qui c’est qu’on appelle ? C’est les copains ! Du coup, j’ai fait une chanson sur Mourad, Olivier, Loïc Lantoine. Le premier à qui je l’ai chanté c’est Loïc.<br />
<b>Olivier :</b> Au Conétable !<br />
<b>Florent :</b> Non, pas au Conétable, au Picardie !<br />
<b>Mourad : </b>J’suis venu vous retrouver, moi, au Picardie. La première fois que tu me l’as lu, c’était au comptoir du Picardie.<br />
<b>Florent :</b> Voilà, c’est ça, ça part d’un chagrin d’amour et d’un bonheur d’amitié.</p>
<p><b>Karma : Notre question rituelle, Beatles ou Rolling Stones, je vous l’ai déjà faite lors d’une précédente interview. Du coup, Rachmaninov ou Prokofiev ?</b><br />
<b>Olivier :</b> Rachmaninov !<br />
<b>Mourad :</b> Prokofiev !</p>
<p><b>Karma : Et pourquoi ?<br />
Olivier : </b>Ah, moi, c’est le seul que je connais !</p>
<p><b>Karma : Et Florent ?</b><br />
<b>Florent :</b> Pareil qu’Olivier !<br />
<b>Olivier :</b> Mais il doit être sympa, je le connais pas Prokofiev ! Ah si, les morceaux de piano de Rakhaminov. Quand j’avais vu le film Shine, j’avais adoré. Un super film, Shine ! L’histoire d’un pianiste qui a une maladie…</p>
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		<title>Interview &#8211; Popa Chubby</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Aug 2014 13:53:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après son excellent concert au festival Décibulles, nous avons réussi à mettre la main sur l&#8217;étrange personnage qu&#8217;est Popa Chubby. Rencontre au huitième degré...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="line-height: 1.5em;">Après son excellent concert au <strong>festival Décibulles</strong>, nous avons réussi à mettre la main sur l&rsquo;étrange personnage qu&rsquo;est <strong>Popa Chubby</strong>. Rencontre au huitième degré et en quatrième vitesse avec l&rsquo;énergumène.  </span></p>
<p><b style="line-height: 1.5em;">Comment était votre concert ?<br />
</b><b style="line-height: 1.5em;">Popa Chubby :</b><span style="line-height: 1.5em;"> Super. Excellent.</span></p>
<p><b>Vous avez plusieurs fanpage sur Facebook, il y en a une officielle ?<br />
</b>Ted Horowitz. C’est mon vrai nom. J’ai une fanpage, mais mon propre compte c’est Ted.</p>
<p><b>Quelle est votre opinion des réseaux sociaux ?<br />
</b>C’est super. C’est le meilleur moyen de se taper des nanas. C’est la meilleure façon ! J’ai eu des contacts avec des dizaines de nanas avec qui j’ai couché grâce à Facebook.</p>
<p><b>Et le mythe de rencontrer des filles « après les concerts » ?<br />
</b>Oh oui, c’est sympa aussi !</p>
<p><b>Pensez-vous que le blues est moins bien représenté que le metal ou le rock ?<br />
</b>Non ! Je pense que toutes les musiques sont appréciées, peu importe les catégories. Ce n’est pas important pour moi. Je joue de tout.</p>
<p><b>Que représente la musique pour vous ?<br />
</b>La vie. Pas de musique, pas de vie. C’est comme ça que ça se passe mec, il n’y a rien d’autre.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP5588.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-19115" alt="IMGP5588" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP5588.jpg" width="400" height="600" /></a></p>
<p><b>Vous avez dit « la musique peut guérir des gens ». Comment ?<br />
</b>A tous les niveaux. C’est juste une extraordinaire force. Ca peut te donner la force de vivre, changer ton esprit, changer tes perspectives dans la vie. Il y a des gens qui étaient au bord du suicide ou en dépression que j’ai pu aider grâce à ma musique. C’est une très grande force, tu vois.</p>
<p><b>Vous vous souvenez de votre première rencontre avec la musique ?<br />
</b>Mmh… Elle a toujours été là, toujours. Depuis le début, c’est une partie de ma vie.</p>
<p><b>J’ai lu dans une autre interview, que vous aviez un concept album au sujet de la nourriture chinoise ?<br />
</b><i>(explosion de rire)</i> Je voudrais faire beaucoup de concepts album. C’en est un parmi tant d’autres ! Je n’ai pas encore de chansons, mais je travaille sur un nouvel album en ce moment. Je travaille sur l’album de mon 25<sup>ème</sup> anniversaire. J’ai 10 nouvelles chansons et j’ai des enregistrements qui datent du début de ma carrière, c’est vraiment cool.</p>
<p><b>Vous avez bu avec Lemmy Kilmister de Motörhead.<br />
</b>Oui, je l’ai fait, c’est vrai !</p>
<p><b>Ce n’était pas trop dur à suivre, niveau rythme ?<br />
</b>Non. C’est un homme très sympathique. Très doux. C’était durant une émission de radio en Angleterre.</p>
<p><b>Vous revenez souvent en France. Une raison ?<br />
</b>Oui, c’est un très bon marché. Un bon endroit pour jouer, un grand public et je suis très populaire ici. J’aime la France. C’est un bon pays pour la musique.</p>
<p><b>Sur votre dernier album, vous parlez de la société. Quel est votre vision actuelle de celle-ci ?<br />
</b><i>(long sifflement)</i> <i>Beaucoup de problèmes (en français dans le texte)</i>. Il y a beaucoup de problèmes, de personnes désagréables, qui veulent sacrifier l’humanité pour le profit, l’argent. Pour moi, les gens doivent s’éloigner de l’argent, mais ils ne le font pas. Même en France, le gouvernement n’est pas plus proche que ça du peuple, ne l’écoute pas autant qu’il devrait. C’est triste mec, parce que c’est comme ça que l‘humain est.</p>
<p><b>Ce n’est pas la même chose dans la musique ?<br />
</b>Oh si. Le business de la musique est mauvais. Mais la musique est bonne. C’est pour ça que si j’ai de l’argent, je n’ai pas à me soucier de la musique que je dois faire.</p>
<p><b>Vous avez déjà vu que des messages de vos chansons servaient aux gens ?<br />
</b>Tout le temps. Les gens viennent me voir et me disent à quel point j’ai pu les aider. C’est un très beau cadeau.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP5640.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-19116" alt="IMGP5640" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP5640.jpg" width="400" height="600" /></a></p>
<p><b>Vous aimez le hip-hop…<br />
</b>Oui carrément ! Surtout le <i>old school</i>. J’adore ces trucs. J’écoute encore le Wu Tang tout le temps. J’ai vu Cypress Hill dans un coffee shop en Hollande, ils étaient adorables, faisaient des photos avec tout le monde. Des bons gars !</p>
<p><b>J’ai également lu des choses sur votre première rencontre avec Lynyrd Skynyrd. Vous étiez gamin et un des membres du groupe vous a fait rentrer gratuitement. Vous le faites pour vos concerts ?<br />
</b>C’est effectivement arrivé, oui, j’étais un gamin, 16 ans à peine. Quel souvenir ! Je le fais tout le temps. Dès que je vois des gamins, je leur propose de rentrer. Ils me regardent, font « woooow » j’adore.</p>
<p><b>Notre question rituelle : Beatles ou Rolling Stones. Pourquoi ?<br />
</b>Rolling stones. C’est plus rock’n’roll. Les Beatles sont un groupe de pop. Un bon groupe de pop, qui fait de la grande musique. J’aime les Beatles mais j’adore les Rolling Stones. Et ils sont plus sales, plus méchants, ce sont des diables. Ils étaient tout ce que le rock devait être ! <b></b></p>
<p><strong>Photos et propos recueillis par : Ugo Schimizzi</strong></p>
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		<title>Interview &#8211; Lyre le Temps</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Aug 2014 09:51:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Ugo]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion de leur passage au festival alsacien Décibulles, nous avons sauté sur l&#8217;occasion et Lyre le Temps à la fois pour faire un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion de leur passage au festival alsacien <strong>Décibulles</strong>, nous avons sauté sur l&rsquo;occasion et <strong>Lyre le Temps</strong> à la fois pour faire un point avec eux sur cet été bien amorcé et les différents projets du combo. Belle rencontre et ravie de voir le groupe se développer de la sorte !</p>
<p><b>Hello les gars, c’est le Magazine Karma, on s’est vu la dernière fois en interview au festival Lez’Arts Scéniques en 2012 si vous vous souvenez.<br />
Ry’m :</b> grave grave ! J’ai lu des trucs sur nous de Karma récemment !</p>
<p><b>Aux solidays, vous étiez sous des trombes d’eau mais vous avez carrément emmené la foule…<br />
Ry’m :</b> On a trop kiffé ! Franchement, c’est la meilleure date ou du moins un des plus gros souvenirs de ma vie sur scène. C’était impressionnant, de voir les gens qui rentraient dans le spectacle, qui jouaient le jeu jusqu’au bout, c’était génial ! C’est la taille de la scène, l’horaire. On a l’habitude de jouer à Paris, dans des salles de 500-600 places maximum. Se retrouver devant autant de gens… En plus, les parisiens ont l’habitude, ils voient beaucoup de spectacles, c’est encore plus gratifiant. Sur l’affiche aux Solidays, il y a des pros, des gens qui font partis de nos références. Du coup se retrouver là c’est super impressionnant !</p>
<p><b>Tu parles « des pros », tu te considères pas comme tel ?<br />
Ry’m :</b> Si, mais comment tu veux que je me regarde par rapport à des gens comme Method Man, Rodrigo y Gabriela ou Gesaffelstein, ça reste encore des projets qui pour nous sont impressionnants, en termes d’envergure et de suivi en fan base. Aujourd’hui, on a pas encore ce type de fan base, non ! Mais on arrive à prendre du plaisir dans ce qu’on fait, on a des gens qui nous suivent et on ne peut que les remercier, parce que on en serait pas là sans eux, c’est évident !</p>
<p><b>De notre côté, on vous suit depuis le Cabaret Vert en 2009… et on trouve que Lyre le Temps accélère dans son développement ces derniers mois. Vous le ressentez ainsi ?<br />
Ry’m : </b>Blondi vient d’arriver dans le projet, avec une nouvelle scénographie, un nouveau spectacle. Je pense que tous ces festivals d’été qui nous permettent de présenter notre album donnent un second écho à la sortie qu’on vient de faire. Je trouve ça génial de pouvoir retourner dans des festivals qui nous faisaient confiance comme Bobital, le JDM, Décibulles et c’est vraiment cool de pouvoir représenter l’album et lui donner et une seconde vie et parfois une première vie pour des gens qui viennent nous voir sur scène et qui n’ont jamais écouté cet album.</p>
<blockquote><p><b>Le Québec, faut y aller tout de suite, faut y retourner tout le temps !</b></p></blockquote>
<p><b>Justement le JDM en Lorraine, un bon souvenir ?<br />
Ry’m : </b>C’était génial !<br />
<b>Q :</b> C’était fou aussi, on passait juste après Offspring. A peu près tout le monde est resté. En tout cas, je voyais des gens à perte de vue ! C’est impressionnant !<br />
<b>Ry’m :</b> Pareil, la première fois, on a eu une expérience de barjot, c’était un des premiers gros festivals que Lyre le Temps faisait et d’y retourner, qu’ils nous fassent confiance et que ça se passe ainsi, c’était extraordinaire.</p>
<p><b>La programmatrice des Solidays avait justement parlé un peu de vous…<br />
Ry’m : </b>Mais j’ai lu ton interview ! C’est bien ! Je l’ai rencontré la programmatrice en sortant des loges, elle est venue nous voir. En discutant avec elle à l’espace presse, je lui ai parlé de ton interview en lui disant que je l’avais lu et elle me disait qu’elle était très contente de ce qu’elle avait lu parce qu’elle avait vraiment apprécié le concert. Donc en plus, tu lui as mis la puce à l’oreille pour qu’elle vienne nous voir, merci beaucoup ! Si on y retourne l’année prochaine, tu peux te sentir responsable <i>(rires)</i></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP4971.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-19098" alt="IMGP4971" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP4971.jpg" width="400" height="600" /></a></p>
<p><b>Vous étiez au festival de jazz de Montréal qui est aussi énorme. Comment agit le Québecois face à Lyre Le Temps ?<br />
Ry’m : </b>On avait pas mal peur. On se disait « bon c’est un public qui voit énormément d’artistes », Montréal est une capitale culturelle mondiale. Il y a 400 concerts en un mois et demi. Nous, on est programmé parmi 400 artistes, on est Français, jamais venus au Québec, jamais entendu parlé au Canada sauf via internet. Là, tu te retrouves confronté aux gens qui sont pour la première fois à notre concert, qui mettent un peu de temps à rentrer dans le projet et à la fin c’était la fête du slip – passe-moi l’expression. Malgré les 8000 kms qui nous séparent, c’était ouf, génial. Faut y aller tout de suite, faut y retourner tout le temps !</p>
<p><b>Vous avez ça comme idée ?</b><br />
<b>Ry’m : </b>C’est une objectif oui. Après cette première rencontre, on ne peut que vouloir y retourner. N’est-ce pas Blondi ?<br />
<b>Blondi : </b>Complètement <i>(rires).</i> Non, mais je n’ai rien à rajouter. C’était énorme, le fait d’être dans un pays avec une culture différente, mais qui nous influence beaucoup aussi nous, dans la musique, dans les vêtements, la télé, sur les ordis…<br />
<b>Ry’m :</b> Sur les ordis <i>(rires)</i>. Légalement.<br />
<b>Blondi</b> <b>:</b> Euh…oui. D’ailleurs je n’achète que des DVDs des séries que je regarde.<br />
<b>Ry’m :</b> T’achètes pas que des CDs de Lyre le Temps ??<br />
<b>Blondi :</b> Si, sisi.<br />
<b>Ry’m :</b> Tu pirates pas Lyre le Temps quand même <i>(rires) </i>?! <i></i></p>
<p><b>Je reviens sur le partage de votre vidéo. Quelle est votre perception des réseaux sociaux ? Comment se passe votre gestion ?<br />
Q :</b> On essaie tout simplement de parler de ce qu’il y a d’intéressant. C’est moi qui m’en occupe. Sur Facebook, je trouve que tout n’est pas toujours pertinent. Du coup, j’essaie tout simplement de dire ce qu’on fait sans tomber dans le « voilà ce qu’on mange, regardez où on habite ». Ça reste sur le terrain musical, du coup les vidéos – on a une série « inside the box » &#8211; sont tournées et mêlées à des images de scène. Il y en a une à chaque date en gros. On partage aussi les clips, les sons, régulièrement. On est aussi sur Youtube, Twitter, on est assez réactif, Soundcloud, avec du téléchargement gratuit, Instagram. On est aussi sur toutes les surfaces habituelles, iTunes, Deezer, Spotify.<br />
<b>Ry’m :</b> On était d’ailleurs totalement étonné de voir plus d’un million de lectures sur Spotify pour <i>About the trauma drum</i>. C’est hallucinant ! On vient de Strasbourg, on a un million de lectures qui viennent de partout dans le monde. C’est génial de voir à quel point la musique peut prendre de l’ampleur sur internet. Autant c’est flippant de voir comme internet a détruit l’industrie de la musique, autant c’est fou de voir comme ça peut se propager. C’est ça le but de la musique, se propager !</p>
<p><b>Tu trouves que ça a détruit l’industrie de la musique ?<br />
Ry’m :</b> Ouais un peu, ouais. Nous, aujourd’hui, si tous ceux qui ont téléchargé l’album de Lyre le Temps avaient laissé ne serait-ce qu’un euro, le projet aurait pas la même ampleur. On ferait peut-être les mêmes chansons, mais on aurait pas les mêmes moyens pour les réaliser et pour pouvoir aller sur scène, présenter notre projet à d’autres gens. Mais moi, tu m’entendras pas me plaindre en tant qu’artiste que des gens viennent télécharger mon album. Je trouve ça cool que des gens écoutent notre musique.<br />
<b>Q : </b>Je trouve que ça la métamorphose, plus que ça la détruit. C’est plus difficile pour l’industrie du disque, que ce soit pour les auteurs ou les auditeurs, mais il y a aussi du bon là-dedans, parce qu’on ne serait pas forcément là non plus sans ça. Nous, on en a aussi tiré avantage.<br />
<b>Blondi : </b>Les mecs qui ont téléchargé gratuitement vont peut-être venir au concert, acheter un cd, acheter un t-shirt, ils seront déjà présents.<br />
<b>Ry’m : </b>Déjà, venir en concert, c’est cool. Soutenir les artistes que tu aimes, c’est aller les voir. Va voir des concerts ! Ok tu achètes pas leur musique, OK tu écoutes leurs chansons dans ton iPhone en allant au boulot, mais quand ils sont en concert, si tu connais les chansons et que t’as envie de les entendre, tu peux que kiffer. Ça peut qu’être mieux !</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP4988.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-19093" alt="IMGP4988" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMGP4988.jpg" width="400" height="600" /></a></p>
<p><b>J’ai lu que tu parlais des intermittents dans une autre interview. Si demain tout s’arrêtait pour Lyre le Temps, que se passerait-il ?<br />
Q :</b> Moi j’y ai déjà réfléchi. Il y a deux possibilités. Soit dans le futur, on a plus besoin d’être intermittent et du coup on continue à faire de la musique. Soit le système d’intermittent n’existe plus et on en a encore besoin. Dans ce cas, il faut aller travailler dans un système plus classique. Mais je me vois mal abandonner, ne plus faire de musique. Ça prendra peut-être plus de temps, ce sera d’autres conditions mais c’est impossible d’arrêter.<br />
<b>Blondi :</b> Je pense que les gens ne se rendent pas compte de tout le boulot qui est fourni derrière un concert en fait. Ils savent pas que toute la semaine ça bosse sur le show, ça répète, ça compose, ça travaille avec d’autres musiciens, des tech sons, des tech lumières. Ce statut-là, s’il est mis en danger, c’est dangereux pour la culture. C’est grave.<br />
<b>Ry’m :</b> ça nous permet de vivre. Je le vois avec les groupes étrangers avec lesquels on travaille, ils jalousent un peu ce statut-là. Je pense qu’il faut remettre tout au même niveau. On est dans un pays où les prestations sociales sont assez élevées en règle générale. Je pense que les intermittents, c’est un statut qui est déjà considéré comme chômeur. Moi, je fais 50 concerts par an, je travaille. Franchement, un concert c’est 3 jours sur la route. Le jour où tu pars, le jour du concert et le jour où tu rentres. Ça veut dire que c’est 150 journées où quoi qu’il arrive, je suis en déplacement. En plus, il faut les produire les albums – eyh je me plains pas ! – mais ça fait beaucoup de travail où, avant de pouvoir vendre ce que tu fais, c’est très difficile d’être rémunéré. Après, il faut se rappeler qu’un intermittent cotise plus qu’un chômeur du coup c’est juste un équilibre. Aujourd’hui, la culture rapporte plus de 70M€ de bénéfices à la France, ça en coute pas un milliard comme on dit. Je pense que si on est capable de maintenir ce statut, on sera leader en Europe de la culture et dans la manière dont on veut la défendre et c’est une grande force en France. On a un gros patrimoine de la culture et il faut défendre ça. A l’image de la planète, du reste du monde mais aussi des français pour les français, les gens aiment la musique. On a l’habitude de voir des spectacles et ce serait triste de perdre ça. Si tout existe c’est grâce à ces gens qui restent quand tout est fini et qu’il reste à démonter la scène entièrement. C’est grâce à eux qu’on peut faire cette interview et partager ce moment ! Ces mecs-là, ils bossent !</p>
<blockquote><p><b>C’est ça le but de la musique, se propager !</b></p></blockquote>
<p><b>Votre « mega kiff » comme musicien aujourd’hui ce serait quoi ?<br />
Ry’m :</b> retourner aux Solidays <i>(rires)</i> !<br />
<b>Q :</b> Ouais pareil, faire la plus grosse scène possible avec le plus de monde, jouer au Super Bowl, le plus ouf, le plus grand possible, le plus loin !<br />
<b>Blondi :</b> Remplir le stade de la Meinau à Strasbourg !<br />
<b>Ry’m :</b> <i>(rires)</i> Ouaiiiis ! Ça c’est pas mal. C’est assez inédit en ce moment ! Faut pas hésiter si on peut !</p>
<p><b>Et sinon comment va French Gramm, votre label ?</b><br />
<b>Ry’m :</b> French Gramm va bien. On a sorti le premier album, on ressort des titres, qui sont donnés gratuitement ou mis à dispo. On continue de produire des disques, on a l‘intention de produire d’autres artistes, on veut développer cette partie du label. Pour nous, c’était important d’avoir une identité en tant que label, d’être assez indépendant pour faire la musique qu’on avait envie de faire et d’être libre en tant qu’artiste et de vivre de notre propre musique.</p>
<p><b>Des idées d’artistes à produire ?<br />
Ry’m :</b> Ce serait à l’image de <i>Outside the box</i>. On a appelé cette album comme ça parce qu’on n’est pas fermé sur un style ou une chose en particulier. A partir du moment où ça nous fait kiffer, on sera motivé pour développer un projet. Pour le moment la priorité reste Lyre le Temps, on a encore besoin de faire ça. J’espère que très bientôt on pourra faire d’autres choses aussi.</p>
<p><b>Vous auriez envie de dire quoi à quelqu’un qui n’aime pas Lyre le Temps ?<br />
Ry’m :</b> Lui dire qu’il a raison et qu’il faut qu’il nous envoie vite ce qu’il aime !<br />
<b>Blondi :</b> Bien, c’est bien ce que tu dis ! J’adore ce que tu dis <i>(rires) </i>!</p>
<p><b>La dernière question, je vous l’ai déjà posé, c’est Beatles ou Rolling Stones. Alors je vous propose la v2. Plutôt Rachmaninov ou Prokofiev ?<br />
Ry’m : </b>Moi j’aime pas Rachmaninov ! Quand je me suis mis à jouer des partitions, j’étais autodidacte. Quand j’ai voulu jouer du Rachmaninov au piano pour le déchiffrer, j’ai juste voulu me couper les doigts. Donc, je le prends mal que tu parles de Rachmaninov et je me casse !<br />
<b>Q :</b> Moi Prokofiev aussi et j’adore vraiment. Et, en plus, j’ai découvert dans un contexte très particulier qui me ramène toujours à ce moment-là. Du coup, c’est un kiff personnel.<br />
<b>Blondi :</b> Moi je connais pas, donc je peux pas te dire <i>(rires).</i> Ni l’un, ni l’autre. Mais l’autre, Prokofiev, il a l’air plus cool !</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Ugo Schimizzi </strong></p>
<p><em>Actus : la version extended de l&rsquo;album Outside the Box est sortie, disponible en intégralité seulement en numérique via <a href="https://itunes.apple.com/fr/album/outside-box-extended-version/id899949757" target="_blank">iTunes</a>. Les cinq titres supplémentaires sont également sur <a href="https://soundcloud.com/lyre-le-temps/sets/outside-the-box-extended" target="_blank">SoundCloud</a> (stream/telechargement gratuit).<br />
</em></p>
<p><strong>Nouveau clip : Rock&rsquo;n'roll </strong></p>
<p><iframe src="//www.youtube.com/embed/nHdKvAoMSr0?list=UUf_gaUBDZxMkUh9j4ta0_IA" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>2&#215;2 pass 3J à gagner pour le Festival Décibulles 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jun 2014 16:02:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000;"><strong>CE CONCOURS EST FINI</strong></span></p>
<p>Nos voisins alsaciens reviennent cette année encore au travers d&rsquo;un festival haut en couleur, le bien nommé <strong>Décibulles</strong>.</p>
<p>L&rsquo;occasion, une nouvelle fois, de s&rsquo;attarder sur une initiative régionale du Grand Est qui en est déjà à sa 21ème édition. Le rendez-vous est prit cette année le week-end du 11 au 13 juillet 2014, autour d&rsquo;une programmation alléchante !</p>
<p><strong>Un petit œil au planning des concerts :</strong></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/06/planning-festival-decibulles-karma.jpg"><img class="alignnone  wp-image-17576" alt="planning-festival-decibulles-karma" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/06/planning-festival-decibulles-karma.jpg" width="588" height="416" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et à la programmation, plus en détails :</strong></p>
<p><strong>Vendredi 11 juillet :</strong> Rodrigo y Gabriela &#8211; Ky-Mani Marley (dont le frère Ziggy est <a href="http://magazine-karma.fr/media/ziggy-marley-atelier-luxembourg-21-avril-2014/">en interview ici</a>) - Foreign Beggars (on vous en parlait dans un live report <a title="foreign Beggars" href="http://magazine-karma.fr/media/live-report-the-toxic-avenger-live-foreign-beggars-au-3eme-lieu-thionville-15-fevrier-2014/" target="_blank">ICI</a>) &#8211; Naâman &#8211; Lyre Le Temps (l&rsquo;excellent groupe sera également aux Solidays. Ils étaient en interview avec nous <a title="Interview – Lyre le Temps – Festival Lez’Arts Sceniques 2012" href="http://magazine-karma.fr/media/interview-lyre-le-temps-festival-lezarts-sceniques-2012/" target="_blank">ICI</a>) &#8211; Adam and the Madams &#8211; Boogers &#8211; Cie Albedo &#8211; Tell &amp; DJ Bizkid</p>
<p><strong>Samedi 12 juillet :</strong> Vitalic VTLZR (ils étaient au Rock en Seine en 2013, lire notre <a title="rock en sein vitalic VTLZR" href="http://magazine-karma.fr/media/live-report-festival-rock-en-seine-2013-jour-2-24-aout-2013/" target="_blank">LIVE REPORT</a>) &#8211; Morcheeba (<a title="morcheeba" href="http://magazine-karma.fr/media/live-report-morcheeba-olympia-paris-7-novembre-2013/" target="_blank">lire notre live report à l&rsquo;Olympia de leur passage en 2013</a>) &#8211; Popa Chubby (<a title="popa chubby live report" href="http://magazine-karma.fr/media/live-report-popa-chubby-seven-casino-amneville-27-novembre-2013/" target="_blank">découvrir l&rsquo;artiste via notre live report en novembre 2013</a>) &#8211; Nneka &#8211; Garland Jeffreys &#8211; Yurodivy &#8211; Action Beat &#8211; Cie L’Eléphant Vert &#8211; Arsène Lupunk Trio &#8211; Cie l’Arbre à Vache</p>
<p><strong>Dimanche 13 juillet :</strong> Chinese Man (voir également notre <a title="zénith de nancy chinese man" href="http://magazine-karma.fr/media/chinese-man-deluxe-taiwan-zenith-nancy/" target="_blank">live report au Zénith de Nancy </a>ou <a title="interview chinese man" href="http://magazine-karma.fr/media/interview-chinese-man/" target="_blank">notre <span style="text-decoration: underline;">interview du groupe</span></a>) - La Rue Ketanou &#8211; Staff Benda Bilili &#8211; Shantel &amp; Bucovina Orkestar (<a title="shantel live report" href="http://magazine-karma.fr/media/live-report-shantel-bucovina-club-orkestar-jardin-du-michel-2012/" target="_blank">lire notre live report au JDM 2012</a>) &#8211; Heymoonshaker &#8211; Joy and Glory &#8211; Cie L’Eléphant Vert &#8211; Arsène Lupunk Trio &#8211; Cie Dis Bonjour à la Dame &#8211; Epic Schmetterling</p>
<p>Le <strong>Magazine Karma</strong>, en partenariat avec le <strong>Festival Décibulles</strong>, vous propose de gagner 2×2 pass 3J pour le festival Décibulles organisé à Neuve-Eglise (67) du vendredi 11 au dimanche 13 juillet 2014.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Festival Décibulles &#8211; Toute la prog&#8217; 2014</title>
		<link>http://magazine-karma.fr/media/festival-decibulles-toute-la-prog-2014/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 13:08:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Quand on vous dit que Décibulles s&#8217;annonce très bien ! Rendez-vous donc du 11 au 13 juillet prochain à Neuve Eglise (67) pour un...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on vous dit que <strong>Décibulles</strong> s&rsquo;annonce très bien ! Rendez-vous donc du 11 au 13 juillet prochain à Neuve Eglise (67) pour un festival haut en couleurs et qui fait place à un grand nombre de styles musicaux variés. Voici la programmation complète, pour finir de vous convaincre :</p>
<p><strong>Vendredi 11 juillet :</strong> Rodrigo y Gabriela &#8211; Ky-Mani Marley (dont le frangin Ziggy est <a href="http://magazine-karma.fr/media/ziggy-marley-atelier-luxembourg-21-avril-2014/">en interview ici</a>) - Foreign Beggars &#8211; Naâman &#8211; Lyre Le Temps &#8211; Adam and the Madams &#8211; Boogers &#8211; Cie Albedo &#8211; Tell &amp; DJ Bizkid</p>
<p><strong>Samedi 12 juillet :</strong> Vitalic VTLZR &#8211; Morcheeba &#8211; Popa Chubby &#8211; Nneka &#8211; Garland Jeffreys &#8211; Yurodivy &#8211; Action Beat &#8211; Cie L’Eléphant Vert &#8211; Arsène Lupunk Trio &#8211; Cie l’Arbre à Vache</p>
<p><strong>Dimanche 13 juillet :</strong> Chinese Man (voir également <a href="http://magazine-karma.fr/media/chinese-man-concours-zenith-nancy/">notre concours</a> pour les voir au Zénith de Nancy) - La Rue Ketanou &#8211; Staff Benda Bilili &#8211; Shantel &amp; Bucovina Orkestar &#8211; Heymoonshaker &#8211; Joy and Glory &#8211; Cie L’Eléphant Vert &#8211; Arsène Lupunk Trio &#8211; Cie Dis Bonjour à la Dame &#8211; Epic Schmetterling</p>
<p><a href="http://www.decibulles.com/"> http://www.decibulles.com/</a></p>
<p><a href="http://www.decibulles.com/"><iframe src="//player.vimeo.com/video/91499885" height="281" width="500" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></a></p>
<p><a href="http://vimeo.com/91499885">Décibulles 2014 &#8211; Programmation Complète</a> from <a href="http://vimeo.com/festivaldecibulles">FestivalDecibulles</a> on <a href="https://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
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