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	<title>Magazine Karma &#187; Manuella</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Franz Ferdinand et les Sparks en concert en France cet été</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 12:14:58 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors qu&rsquo;ils viennent de terminer un album conjoint dont la date de sortie devrait être connue très prochainement, le groupe de Glasgow <strong>Franz Ferdinand</strong> et les <strong>Sparks</strong> de <strong>Ron</strong> et <strong>Russel Mael</strong> partiront en tournée cet été, sous le nom de<strong> FFS</strong>. Plusieurs festivals européens sont annoncés et les deux groupes joueront aussi le vendredi 26 juin sur la scène du <strong>Bataclan</strong> à Paris et le dimanche 5 juillet au<strong> Transbordeur</strong> à Lyon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Paul McCartney en concert en France en juin</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 12:14:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Petit événement pour les fans des Fab Four, Paul McCartney sera en concert en France les 5 et 11 juin prochain, au Vélodrome de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Petit événement pour les fans des Fab Four, <strong>Paul McCartney</strong> sera en concert en France les 5 et 11 juin prochain, au Vélodrome de Marseille et au Stade de France, dans le cadre de sa tournée &laquo;&nbsp;Out There&nbsp;&raquo;. Une tournée européenne qui va l&rsquo;emmener de l&rsquo;Angleterre à la Scandinavie, en passant par la France, donc. A 72 ans, l&rsquo;ex-Beatles ne s&rsquo;était pas produit en France depuis 2011. Les places pour le concert du Stade de France seront mises en vente le vendredi 13 mars à 10h.</p>
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		<title>Kodaline &#8211; Trianon (Paris) &#8211; 5 mars 2015</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2015 12:09:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On les avait laissé en juin dernier en plein milieu de l&#8217;enregistrement de leur deuxième album. Depuis, Kodaline a sorti Coming Up For Air...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On les avait laissé en<a href="http://magazine-karma.fr/media/interview-kodaline/"> juin </a>dernier en plein milieu de l&rsquo;enregistrement de leur deuxième album. Depuis, <strong>Kodaline</strong> a sorti <em>Coming Up For Air</em> et entamé une tournée européenne. C&rsquo;est donc lors de leur passage parisien sur la scène du<strong> Trianon</strong> que l&rsquo;on a retrouvé le quatuor irlandais, en grande forme, ce jeudi 5 mars 2015.</p>
<p>Après une première partie assurée par les Londoniens de <strong>The Mispers</strong>, les Irlandais lancent leur concert avec<em> Ready</em>, une des chansons de leur nouvel album. Pendant tout son set, le groupe passe de la pop du premier album aux titres parfois un peu plus rock du deuxième. Si les ingrédients ont un peu changé entre ces deux enregistrements, la recette est toujours la même : des airs entêtants, des chœurs omniprésents et des chansons simples, mais efficaces. Le groupe y met une belle énergie et embarque sans difficulté le public français. <em>Love Like This</em>, <em>Brand New Day</em>, <em>Lost</em>, <em>Unclear</em>&#8230; Les deux albums sont équitablement représentés et tout le monde y trouve son compte.</p>
<p>Plus à l&rsquo;aise sur scène que lors de la tournée précédente,<strong> Steve Garrigan</strong>, le chanteur, fait participer la foule sur les morceaux les plus connus comme <em>High Hopes</em> et <em>One Day</em>, et prend la parole entre les chansons, parfois longuement. Pour lancer<em> Way Back When</em>, il raconte l&rsquo;amitié qui unit les membres du groupe, depuis <em>&laquo;&nbsp;l&rsquo;âge de 8 ans&nbsp;&raquo;</em>. Une complicité évidente, qui se retrouve sur scène entre les quatre musiciens. Quelques instants plus tard, le chanteur  reprend la parole avec humour pour introduire <em>The One</em>, un titre écrit pour le mariage d&rsquo;un ami du groupe. Interrompu a plusieurs reprises par les cris du public, il lui faudra quelques minutes pour venir a bout de son histoire. Il s&rsquo;essaiera bien sûr aussi à quelques mots de français, chaleureusement accueillis par la foule, principalement féminine.</p>
<p>Sur scène, les quatre Irlandais se défendent très bien. La voix de Steve Garrigan s&rsquo;envole, celles de ses acolytes lui répondent en chœur. Après des moments plus calmes pendant les ballades dont le groupe a le secret (mention spéciale pour la magnifique <em>All Comes Down</em>), la foule s&rsquo;emballe sur<em> Coming Alive</em> et <em>Play The Game</em>, deux titres du dernier album où la guitare de <strong>Mark Prendergast</strong> s&rsquo;affirme bien plus que sur les chansons d&rsquo;<em>In a perfect world</em>. De nouveaux morceaux sur lesquels il semble d&rsquo;ailleurs très à l&rsquo;aise.</p>
<p>Après une heure de concert, les musiciens se retirent. Rappelés avec enthousiasme, ils reviennent pour jouer trois titres, dont un medley de trois chansons du premier album <em>Big Bad World</em>, <em>Talk</em> et <em> Perfect World</em>, qui a le mérite de contenter les fans de la première heure, mais qui laisse malgré tout sur sa faim&#8230; Le concert s&rsquo;achève comme toujours sur <em>All I Want</em>, qui fait résonner le<strong> Trianon</strong> de ses choeurs, repris a l&rsquo;unisson par la foule. Une conclusion parfaite pour un beau concert qui aura conquis le public présent.</p>
<p><strong>Article : Manuella Binet<br />
</strong><strong>Photos : Ugo Schimizzi</strong></p>
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		<title>The Vaccines en concert à la Flèche d&#8217;Or le 25 mars</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2015 16:41:56 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Les quatre Anglais de The Vaccines se produiront le 25 mars prochain à Paris, juste avant la sortie de leur troisième album &#171;&#160;English Graffiti&#171;&#160;....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les quatre Anglais de<strong> The Vaccines</strong> se produiront le 25 mars prochain à Paris, juste avant la sortie de leur troisième album &laquo;&nbsp;<em>English Graffiti</em>&laquo;&nbsp;. Le premier single de ce nouvel opus, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gV6eODKYHXI">Handsome</a>, est déjà en écoute.</p>
<p>The Vaccines investiront la scène de la Flèche d&rsquo;Or pour y jouer leurs nouveaux morceaux et reprendre les meilleurs titres de leurs deux très bons précédents albums &laquo;&nbsp;<em>What Do You Expect From The Vaccines</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>Come Of Age</em>&laquo;&nbsp;. Les billets pour ce concert sont déjà en vente.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>The Kooks en concert à l&#8217;Autre Canal le 13 février</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jan 2015 17:52:44 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Le groupe britannique <strong>The Kooks</strong>, mené par Luke Pritchard, sera en concert sur la scène de l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong> le vendredi 13 février à 21h. Nancy est la première des cinq dates française de la tournée des Anglais. Ils défendront <em>Listen</em> leur quatrième album, sorti en septembre et reprendront les chansons qui ont fait leur succès, comme <em>Naive, Always where I need to be</em> ou <em>Sway</em>. Il reste encore des places pour ce concert, mais dépêchez vous !</p>
<p>La première partie est assurée par <strong>Bleachers</strong>, projet du guitariste du groupe américain <strong>Fun</strong>.</p>
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		<title>Kodaline : un nouvel album et une date à Paris</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Dec 2014 17:29:41 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu moins de deux ans après la sortie d&rsquo;<em>In a perfect world</em>, le groupe irlandais <strong>Kodaline</strong> sortira son deuxième album &laquo;&nbsp;<em>Coming up for air</em>&nbsp;&raquo; le 9 février prochain. Un premier extrait, <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=gBg4FqU0RMM">Honest</a></em>, est déjà disponible sur youtube. Les quatre dublinois nous avait parlé de cet album, alors en cours d&rsquo;élaboration, lorsque nous les avions rencontré en juin dernier (interview à lire <a href="http://magazine-karma.fr/media/interview-kodaline/">ici</a>).</p>
<p>Kodaline défendra ce second opus sur scène lors d&rsquo;une tournée internationale au printemps, qui passera en France pour une date, au Trianon à Paris, le 5 mars 2015.</p>
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		<title>Muse : 3 festivals français cet été</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 10:39:10 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Muse</strong> se produira dans trois festivals Français l&rsquo;été prochain. Le 4 juillet, ils seront au <strong>Main Square Festival</strong> à Arras, le 13 juillet à <strong>Musilac</strong> et le 16 juillet en tête d&rsquo;affiche du jeudi des <strong>Vieilles Charrues</strong>.<br />
Le groupe anglais défendra sur scène son 7e album, qui devrait sortir en mai 2015.</p>
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		<title>Interview : The Struts</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Nov 2014 17:34:19 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Excentriques, extravagants, déjantés voire carrément barrés, voilà quelques adjectifs qui pourraient introduire The Struts à ceux qui ne les connaissent pas encore. Le groupe...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Excentriques, extravagants, déjantés voire carrément barrés, voilà quelques adjectifs qui pourraient introduire <strong>The Struts</strong> à ceux qui ne les connaissent pas encore. Le groupe se revendique du « glam rock » et il représente plutôt bien ce genre. C&rsquo;est dans une minuscule loge surchauffée, quelques heures avant leur concert au festival <strong>les IndisciplinéEs</strong>, que l&rsquo;on a rencontré les quatre anglais. <strong>Luke Spiller</strong> (chant), <strong>Jed Elliott</strong> (basse), <strong>Adam Slack</strong> (guitare) et <strong>Gethin Davies</strong> (batterie) étaient visiblement très heureux d&rsquo;être en France. Après un petit préambule pour raconter leur soirée agitée de la veille dans une boite lorientaise, avec quelques mots de français glissés par-ci par là, ils ont répondu à nos questions. Attention, certaines réponses sont un peu&#8230; « What the fuck ? », comme diraient ces quatre là !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Karma : Vous avez joué en juin dernier en première partie des Rolling Stones au Stade de France. C&rsquo;était comment de jouer dans un stade ?<br />
Luke :</strong> C&rsquo;était bien ! Franchement, c&rsquo;était super d&rsquo;y être et d&rsquo;ouvrir pour un de nos groupes favoris. C&rsquo;était un grand honneur pour nous. On a un peu dépassé notre temps de set, mais on voulait en profiter à fond.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gethin :</strong> Est-ce que tu vas raconter ce qui s&rsquo;est passé ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Non !&#8230; Non. Oui, alors, comme tu vois, Gethin est très cool avec moi depuis peu, parce que je ne parle pas très bien <em>(les autres rient)</em> et il est toujours là pour m&rsquo;aider&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Adam :</strong> Il n&rsquo;est pas net.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> &#8230;Je ne dors plus, j&rsquo;ai des pensées suicidaires&#8230; <em>(rires)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Adam :</strong> Quoi ? Mais n&rsquo;importe quoi ! <em>(rires)</em> Il n&rsquo;a pas de pensées suicidaires, rassure-toi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Bon sinon, c&rsquo;était bien, c&rsquo;était génial même !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> C&rsquo;était un honneur, c&rsquo;était le plus gros concert qu&rsquo;on ait jamais joué, 80 000 personnes ! Il y a deux jours, on était en concert à Paris et c&rsquo;était sold out, grâce à cette première partie avant les Stones. Ca nous a permis d&rsquo;avoir des fans, d&rsquo;être mieux connus en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment vous écrivez vos chansons ?<br />
Luke :</strong> La plupart d&rsquo;entre elles sont écrites et enregistrées en quelques jours, quand on est en studio. Certaines sont des idées qu&rsquo;Adam et moi on rassemble, ou alors on les travaille chacun de notre côté. C&rsquo;est souvent comme ça qu&rsquo;on fait. Des fois, on travaille sur une boucle, avec un <em>beat</em> de batterie qui nous donne un rythme. Et d&rsquo;autres fois, c&rsquo;est juste une idée de mélodie. On a plusieurs façons de s&rsquo;y prendre. Mais le plus souvent, surtout sur le premier album, la plupart des chansons ont été écrites en studio. Donc, je crois que la réponse est : normalement, on a des temps consacrés à l&rsquo;écriture. C&rsquo;est quelque chose que certains artistes ne peuvent pas accepter, se poser et ne rien faire d&rsquo;autre qu&rsquo;écrire, mais pour nous, ça le fait.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> Quelques chansons sont quand même écrites en dehors de ces temps d&rsquo;écriture. Peut-être pas sur le premier album, mais on écrivait pas mal quand on tournait avant il y a deux ans, quand on avait un peu de temps. Donc il y a des trucs qui ont été écrits de manière spontanée. Luke a écrit beaucoup de choses de son côté, pendant qu&rsquo;on préparait le premier album, qu&rsquo;on n&rsquo;a pas forcément utilisées pour le groupe, mais c&rsquo;était des chansons de style opéra-rock.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> C&rsquo;était trop gay en fait pour The Struts <em>(rires)</em> ! Il y avait trop de choeurs. Peut-être qu&rsquo;un groupe de filles pourrait chanter ces chansons, des filles habillées tout en rose. C&rsquo;est ce style de musique-là. Mais ouais, ce que Jed a dit résume bien. Notre premier album a sans doute été fait de façon plus organisée en ce qui concerne l&rsquo;écriture en studio. C&rsquo;était une bonne façon de travailler, en fait. Quand tu as du temps comme ça, tu peux pousser plus loin, tu peux essayer de faire du mieux que tu peux en quelques jours. C&rsquo;est une bonne façon de bosser une chanson.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke, tu es&#8230;<br />
</strong>Luke : Cool ? Sexy ? <em>(les autres rient)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Non, je parle de ton look ! Tu portes une attention particulière à ton style vestimentaire&#8230;<br />
</strong>Luke : Oui !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-ce que c&rsquo;est une part de l&rsquo;identité du groupe ?<br />
Luke :</strong> Je crois que pour pas mal de gens, ça l&rsquo;est. Mais c&rsquo;est comme notre musique et notre jeu de scène. Si je m&rsquo;habille comme ça, c&rsquo;est parce que j&rsquo;en ai envie. J&rsquo;aime me déguiser selon les occasions. J&rsquo;aime donner une touche glamour à mon look. Ça m&rsquo;aide à rentrer dans mon personnage, ça m&rsquo;exalte. Et c&rsquo;est tout, en fait ! Si ça aide les gens a identifier le groupe, tant mieux, mais je ne le fais pas pour ça. Je ne suis pas du genre : « ça doit ressembler à ça, ça doit être comme ça. » Je porte juste ce que j&rsquo;aime.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-ce qu&rsquo;il y a un groupe ou un artiste avec lequel vous aimeriez travailler ?<br />
Luke :</strong> On ne pense pas trop à ce genre de choses, parce qu&rsquo;on a appris que c&rsquo;est avec les gens avec qui tu as une sorte d&rsquo;alchimie créative, avec qui tu es sur la même longueur d&rsquo;ondes, que tu dois travailler autant que tu peux. Donc, ça peut être n&rsquo;importe qui. Pour nous, ça pourrait être Brian May, mais ça dépend si on travaille bien, on ne voudrait pas juste d&rsquo;un duo comme ça, il faut travailler pour l&rsquo;avoir et il faudrait en discuter aussi avec Brian May. Je crois que ça dépend beaucoup de comment se passe la rencontre, tu vois ? Evidemment, on serait ravis de traîner avec Noel Gallagher, ce serait super de le rencontrer, discuter un peu. Il y en a plein d&rsquo;autres qu&rsquo;on aimerait rencontrer, comme Ray Davies&#8230; En fait, il y en a beaucoup. Ce serait cool mais ça va quand même être difficile de travailler avec des grands noms comme eux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous utilisez beaucoup les réseaux sociaux, notamment pour répondre à vos fans. C&rsquo;est important pour vous ?<br />
Luke :</strong> Ouais. J&rsquo;ai remarqué que beaucoup de groupes qui existent depuis plus de dix ans le font moins que les groupes qui émergent en ce moment. Je crois que ces groupes qui ne sont pas présents sur internet loupent quelque chose. C&rsquo;est vraiment important aujourd&rsquo;hui, avec tout ce qui se dit sur internet. Tous les jeunes vont sur internet, ils ont Instagram, Facebook&#8230; Donc c&rsquo;est hyper important. On essaie d&rsquo;être présent le plus possible. Quand on est en tournée, c&rsquo;est un moyen de partager ou de discuter avec nos fans, ça peut vraiment être productif et c&rsquo;est un truc fun pour nous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> C&rsquo;est aussi un moyen d&rsquo;être proche des fans. Quand on fait un concert, on ne peut pas rencontrer chaque personne qui est venue. Donc, s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas pu te rencontrer mais qu&rsquo;ils voient que tu discutes avec eux sur Twitter ou Facebook, c&rsquo;est cool pour eux de pouvoir avoir quand même un échange.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> On utilise les réseaux sociaux pour ça. Certains ne se servent de Twitter que pour la promotion par exemple, mais de notre côté, on essaie d&rsquo;interagir au maximum avec les fans. Je pense que si un groupe utilise bien les réseaux sociaux, ça peut être vraiment sympa. Si mon groupe préféré avait twitter et me répondait ou me retweetait, je ne sais même pas comment je me sentirais !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Justement, c&rsquo;est qui ton groupe préféré ?<br />
Luke :</strong> J&rsquo;aime Queen, j&rsquo;aime Led Zeppelin, j&rsquo;aime Abba&#8230; Il y a plusieurs groupes comme ça. Si un artiste que j&rsquo;aime me répondait sur Twitter, je crois que je me pisserai dessus d&rsquo;émotion.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J&rsquo;ai lu que vous aimez aussi The Vaccines ?<br />
Luke :</strong> Ouais ! J&rsquo;adore leur premier album. J&rsquo;adore aussi comment ils l&rsquo;ont appelé. D&rsquo;ailleurs, je leur ai un peu piqué l&rsquo;idée pour notre album. Ils ont une chanson super cool qui s&rsquo;appelle « Post Break Up Sex », et dans cette chanson, il y a un vers qui fait « what did you expect ? » et c&rsquo;est comme ça qu&rsquo;ils ont décidé d&rsquo;appeler leur album (le titre de l&rsquo;album est « What did you expect from The Vaccines ? » ndlr). Quand on préparait notre album et qu&rsquo;on devait définir l&rsquo;ordre des chansons, j&rsquo;ai pensé à « Everybody wants » qui est répété dans la chanson « Roll Up ». Ce n&rsquo;est pas juste le titre de la première chanson de l&rsquo;album comme ça se fait beaucoup, c&rsquo;est un des passages qui restent le plus en tête : <em>(il chantonne)</em> <em>Everybody wants, everybody wants..</em>. C&rsquo;était aussi un peu aguicheur, un peu insolent comme titre : « Everybody wants The Struts ». Ca cadrait super bien avec nous, avec le groupe. C&rsquo;est cool et ça nous fait marrer. Mais sinon, ouais, on aime beaucoup The Vaccines.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00409.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-21207" alt="IMG-20141107-00409" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00409-300x224.jpg" width="300" height="224" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment se passe la tournée ?<br />
Luke :</strong> Sur cette tournée, on a été bourré que deux fois <em>(les autres protestent)</em>. Je veux dire, on boit des coups et tout, mais on n&rsquo;est pas totalement déchiré. On essaie de bien se comporter. Je pense, en tout cas en ce qui me concerne, qu&rsquo;on ressent plus de responsabilités maintenant, on veut bien faire, sur scène on est à 100 % chaque soir et ce n&rsquo;est pas possible si tu fais la fête tous les soirs, que tu bois beaucoup et que tu fumes beaucoup. Au bout d&rsquo;un moment, tu te retrouves obligé d&rsquo;annuler des dates. Ca nous est arrivé et je ne veux plus que ça se reproduise. Donc, on essaie vraiment d&rsquo;être plus professionnels. Sinon, en ce moment, on est complètement à sec sur cette tournée. On n&rsquo;a plus du tout d&rsquo;argent, on a tout dépensé et on ne survit que grâce à l&rsquo;argent qu&rsquo;on gagne avec la vente de nos t-shirts.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed</strong> <em>(qui est en train de les plier pour les ranger)</em> : C&rsquo;est pour ça qu&rsquo;on est obligé de les plier pendant l&rsquo;interview d&rsquo;ailleurs <em>(rires)</em>. Ce n&rsquo;est pas contre toi, mais il faut qu&rsquo;on bosse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Voilà ! Sinon, notre voiture est en panne&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> On va vraiment passer pour des losers ! <em>(rires)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Sinon, on écoute le livre audio du Seigneur des Anneaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> Ce qui prouve encore qu&rsquo;on est au fond du trou. <em>(rires)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> C&rsquo;est vrai que ce n&rsquo;est pas marrant.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Adam :</strong> Tu rigoles ? On se marre bien !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Bah moi je ne trouve pas ça très drôle. Par rapport aux tournées précédentes, où, là, c&rsquo;était vraiment l&rsquo;éclate. On a eu des grands moments. Mais on est plus concentrés maintenant. Les concerts sont complets et c&rsquo;est pour ça qu&rsquo;on fait de la musique, pour se lever le matin et se dire ce soir, je joue. Je suis désolé, on est vraiment naze sur cette réponse.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> Ouais carrément. Mais on a assez fait les cons, il était temps d&rsquo;arrêter. Maintenant, on fait des trucs intelligents. Enfin, la nuit dernière, on s&rsquo;est quand même bien amusés <em>(ils sont sortis en boite, ndlr)</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Un peu trop, même.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Adam</strong> <em>(en français)</em><strong> :</strong> Je suis fatigué !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Est-ce qu&rsquo;il y a un festival où vous aimeriez jouer ?<br />
Luke :</strong> On aimerait faire Reading-Leeds festival et Glastonbury où on n&rsquo;a jamais joué. Ceux-là déjà, ce serait génial, ce sont un peu nos priorités. Je pense que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une question de temps pour qu&rsquo;on y soit programmé. On a un album à défendre, donc je ne vois pas pourquoi ces festivals ne nous inviteraient pas. En tout cas, on adorerait. Cet été, on devait jouer dans un festival français <em>(les nuits d&rsquo;été à Paris, ndlr)</em> mais on n&rsquo;a pas pu, parce que je suis tombé très malade. Donc si on a l&rsquo;occasion de le faire, on sera ravi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La dernière question, c&rsquo;est : plutôt Beatles or Rolling Stones ?<br />
Jed :</strong> Beatles ou Stones ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> J&rsquo;écoute bien plus les Beatles. J&rsquo;adore aussi les Stones, mais je les ai découvert bien après. Quand j&rsquo;étais plus jeune, qu&rsquo;on me disait « Oh t&rsquo;aimes Mick Jagger mais c&rsquo;est qui ? », je me demandais pourquoi. Je me suis posé la question et puis j&rsquo;ai réalisé que c&rsquo;était parce qu&rsquo;on a les mêmes influences. Tous les deux, on aime la musique soul, et Mick Jagger est en fait un blanc qui fait semblant d&rsquo;être un noir, qui chante de la musique soul. Et ça c&rsquo;est une similarité entre lui et moi. Donc j&rsquo;aurais bien répondu les Stones, parce que je les adore, mais j&rsquo;écoute beaucoup les Beatles. Et maintenant, j&rsquo;apprécie les Beatles, musicalement, ils sont un peu au dessus des Stones. Tu peux écouter leur album dans leur intégralité, comme Abbey Road, c&rsquo;est super à écouter en entier, surtout la deuxième partie d&rsquo;ailleurs avec des chansons plus longues et développées. Ou The Magical Mystery Tour qui est un autre album super cool. Je crois que si tu veux un album parfaitement réalisé, musicalement abouti, alors choisis les Beatles, sans hésiter. Mais si tu veux danser toute la nuit et faire la fête ou faire l&rsquo;amour alors, tu écouteras Sticky Fingers. Tu n&rsquo;iras pas voir une prostituée en écoutant Abbey Road, si ? Ca ne le fait pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jed :</strong> C&rsquo;était une question rhétorique. Tu n&rsquo;es pas obligée de répondre à ça, hein ! <em>(rires)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Luke :</strong> Non, mais voilà, c&rsquo;est difficile de répondre. Ca dépend vraiment du contexte ou de ton humeur. Les Stones c&rsquo;est quand même du bon rock&rsquo;n'roll. Mais quand tu es plus calme, les Beatles, c&rsquo;est une bonne option.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Je crois que c&rsquo;est la plus longue réponse qu&rsquo;on m&rsquo;ai faite à cette question.<br />
Jed :</strong> En même temps, avec lui, ce n&rsquo;est pas étonnant ! <em>(rires)</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Propos recueillis par Manuella Binet</strong></p>
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		<title>Interview : Feu! Chatterton</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2014 17:02:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Manuella]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Feu! Chatterton]]></category>
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		<description><![CDATA[Le groupe parisien Feu! Chatterton n&#8217;en finit plus de faire parler de lui. Nous avons rencontré Antoine (basse, synthé), Clément (guitare, claviers), Arthur (chant), Sébastien...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium">Le groupe parisien <strong>Feu! Chatterton</strong> n&rsquo;en finit plus de faire parler de lui. Nous avons rencontré <strong>Antoine</strong> (basse, synthé),<strong> Clément</strong> (guitare, claviers), <strong>Arthur</strong> (chant), <strong>Sébastien</strong> (guitare, claviers) et <strong>Raphaël</strong> (batterie), lors de leur passage au <strong>festival les IndisciplinéEs</strong> à Lorient. Après quelques blagues, quelques mots sur la Bretagne, sa géographie, son public attentif et son climat, nous leurs avons posé quelques questions, en compagnie de nos confrères de <strong>Radio Vannes</strong>, de <strong>Efflorescence Culturelle</strong> et d&rsquo;un blog rennais.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>D&rsquo;où vient votre nom, Feu! Chatterton ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Ça vient d&rsquo;un tableau qui s&rsquo;appelle « La mort de Chatterton » du peintre Henry Wallis, qui a peint ça vers 1860. En fait, c&rsquo;est un tableau qui représente un jeune homme étendu sur un lit, dans une chambre de bonne à Londres. On voit à travers la fenêtre les toits de la ville. Et, il est étendu sur son lit, il est très très beau, très blanc avec des couleurs très chatoyantes, une culotte courte bleue, des cheveux rouges&#8230; Il a l&rsquo;air de dormir paisiblement. Il est très jeune, on le sait parce qu&rsquo;il a aussi des traits très très féminins. Ca pourrait être une jolie jeune femme. En fait, on se rend compte qu&rsquo;il ne dort pas paisiblement, mais qu&rsquo;il est mort, parce qu&rsquo;au bout de son bras ballant, qui pend, sur le sol, au bord du lit, il y a un flacon vide et on comprend qu&rsquo;il a avalé cet arsenic, pour se laisser mourir. On trouvait le tableau très beau, et delà vient notre nom : Feu! Chatterton. Feu, comme l&rsquo;expression ancienne, feu!, mort. Mais comme on ne voulait pas s&rsquo;apitoyer trop non plus, et qu&rsquo;on a choisi ce nom, non pas pour le suicide mais parce que la toile est belle, on a ce point d&rsquo;exclamation pour le feu! du top départ, pour cette idée de résurrection. On aime bien l&rsquo;idée de ressusciter.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> Après, en fait, quand on a choisi ce nom, on ne se rendait pas compte qu&rsquo;il y avait plusieurs artistes qu&rsquo;on aimait beaucoup qui ont été influencés par Chatterton. On s&rsquo;est rendu compte que Bashung a un album qui s&rsquo;appelle Chatterton, Gainsbourg a écrit une chanson sur Chatterton suicidé, les Babyshambles ont aussi utilisé ce tableau&#8230; C&rsquo;est des hasards, mais c&rsquo;est vrai que ça nous a confirmé que Chatterton, c&rsquo;était un choix qui nous allait bien.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Karma : En décembre 2013, vous faisiez votre premier concert hors de Paris (aux Bars en Trans, à Rennes, ndlr), vous n&rsquo;étiez pas encore très connus, aujourd&rsquo;hui, on parle beaucoup de vous, qu&rsquo;est-ce qui s&rsquo;est passé en un an ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> Il y a eu plusieurs étapes&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> C&rsquo;est allé vite.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> C&rsquo;est allé très vite, mais il y a eu des moments clés. On a eu de la chance, puisqu&rsquo;on a participé aux Inouïs du Printemps de Bourges. Ca a été un moment important. Après, on a fait le chantier des Francos, un processus de formation assez intense, qui nous a beaucoup aidé et qui nous a permis de jouer aux Francofolies. Il y a aussi les premières parties de Fauve en mai à Paris, qui nous ont vachement aidés. Tout ça nous a permis, après, d&rsquo;arriver à Rock en Seine, avec peut être un peu plus de public quand on a sorti l&rsquo;EP. On a eu de la chance, parce que les médias se sont intéressés à ce qu&rsquo;on faisait et là, on est en tournée, et c&rsquo;est déjà hyper bien pour nous de pouvoir faire autant de dates.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> On parle aussi beaucoup des Bars en Trans&#8230; Trois semaines avant, on faisait un concert à Paris et on n&rsquo;en parle quasiment jamais, juste parce qu&rsquo;aux Bars en Trans, il y avait une toute petite jauge, 50 personnes dans le bar où on a joué, mais on ne savait pas, et on ne nous l&rsquo;a pas dit, heureusement, parce que sinon on aurait été beaucoup trop stressés et on aurait fait un concert nul, mais il y avait beaucoup de programmateurs et de professionnels de la musique, de journalistes aussi, et on a eu notre premier article après ce concert-là. En fait, ça nous a ouvert pas mal de portes parce que ces gens là, du monde de la programmation se sont intéressés à nous. C&rsquo;est ce qui a fait qu&rsquo;ensuite, au début de l&rsquo;année, on a pu enchaîner sur des festivals.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Clément parle beaucoup de la scène, mais ça a été une longue première étape qui nous a fait connaître. On est arrivé aux Bars en Trans, parce qu&rsquo;à Paris on faisait pas mal de scènes, mais pendant très longtemps, on n&rsquo;avait pas de disque ! Donc, c&rsquo;est beaucoup de scène, et ensuite il y eu un essor nouveau en septembre, avec la sortie de notre premier EP. Parce qu&rsquo;en fait, c&rsquo;est allé très très vite et en même temps, on avait du ressort pour assumer cette nouvelle pression, en quelque sorte. Ca faisait quelques années qu&rsquo;on travaillait dans notre coin, mais on n&rsquo;avait pas encore enregistré. Donc tout est allé très vite, mais en même temps, c&rsquo;était juste les bons moments pour travailler les choses qui étaient en attente. La scène, on le faisait depuis longtemps. Ça nous a même ouvert des portes pour trouver le bon réalisateur pour notre EP, comme on l&rsquo;entendait. On a gagné des prix qui nous ont permis de le faire en indépendants, etc. Donc ça s&rsquo;est en fait très bien goupillé pour nous et c&rsquo;est ce concours de circonstances là qui nous amène ici aujourd&rsquo;hui, avec tout ce qu&rsquo;on avait dans nos bagages derrière.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Tu as dit indépendant, il n&rsquo;y a toujours pas de maison de disque pour travailler avec vous ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Antoine :</strong> Ah si ! Mais les deux premiers disques qu&rsquo;on a fait, on les a produit tous seuls, avec l&rsquo;argent qu&rsquo;on a gagné grâce aux tremplins.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> grâce à une collecte sur Kisskissbankbank aussi.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Antoine :</strong> Il n&rsquo;y a pas eu de label, c&rsquo;est vraiment notre production. On les a fait comme on voulait, avec les gens qu&rsquo;on voulait. Pour l&rsquo;instant, on discute avec les labels, mais jusqu&rsquo;ici, on a tout fait tout seul. C&rsquo;est important pour nous. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> On a eu de la chance, on a pu le faire aussi parce qu&rsquo;on a gagné le prix Chorus.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> C&rsquo;est important, sans être un choix politique.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> C&rsquo;est un choix qu&rsquo;on a fait naturellement, parce qu&rsquo;on a eu l&rsquo;argent pour produire les disques. Après, le deuxième EP est un EP un peu particulier : c&rsquo;est une chanson de 15 minutes, très longue, et heureusement qu&rsquo;on a eu le prix pour pouvoir le faire comme on l&rsquo;entendait.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Antoine :</strong> Ça nous a permis de faire ce qu&rsquo;on voulait, comme on voulait.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Exactement. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Antoine :</strong> On aurait pas pu signer à l&rsquo;époque, ni pouvoir imposer ce qu&rsquo;on voulait, c&rsquo;est-à-dire un EP de 15 minutes.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Ça s&rsquo;est fait naturellement, mais on se rend compte a posteriori que ça été important vis-à-vis de ce qu&rsquo;on va commencer à faire maintenant, peut être avec une maison de disque.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> Oui, aujourd&rsquo;hui, si on signe avec une maison de disque, on sera à même d&rsquo;imposer ce qu&rsquo;on a fait jusque là. On a une équipe avec laquelle on a bossé sur le premier EP, on a déjà des gens avec qui on bosse sur les clips, on est toute une équipe, on n&rsquo;est pas que tous les 5. On a eu la chance de pouvoir se développer comme ça, ce n&rsquo;est pas le cas pour tous les groupes. Après, on ne critique pas ceux qui signent dès le début, ça dépend un peu de chaque parcours, je pense. Nous, on n&rsquo;arrive pas les mains vides, quoi.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Karma : Pourquoi une chanson de 15 minutes ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Mais parce que&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> C&rsquo;est pareil que pour l&rsquo;indépendance en fait. Les choses arrivent un peu d&rsquo;elles-même et c&rsquo;est ensuite, rétrospectivement, qu&rsquo;on essaye de les analyser. Mais on fait rarement les choses avec une posture et donc un engagement soit politique, soit éthique, c&rsquo;est comme ça vient. Il n&rsquo;y a pas toujours le choix. En fait, c&rsquo;est juste qu&rsquo;au moment où on a voulu le faire, les moyens de le faire, c&rsquo;était ceux-là. Cette chanson de 15 minutes, en fait, elle est née il y a longtemps, parce que Clément avait composé une chanson qui évoluait, c&rsquo;était une sorte de variation sur un même thème, et c&rsquo;est devenue une chanson très longue, mais qui est en fait composée de trois parties. Je me suis dit, du coup ça va être une histoire en trois manches, et finalement, on l&rsquo;a jouée sur scène, on a fait vivre cette chanson en trois actes. Et là récemment, on a décidé de la prolonger encore et de faire une conclusion. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Si tu veux, en faisant cette chanson, on ne se dit pas : &laquo;&nbsp;on emmerde les radios et une chanson de 3 minutes, ce n&rsquo;est pas pour nous&nbsp;&raquo;. C&rsquo;est plus, on commence à faire des choses avec les instruments qu&rsquo;on a à la maison et du texte, et en fait, il y a pleins d&rsquo;idées, mais elles ne vont pas forcément très bien ensemble. Alors, pourquoi ne pas essayer d&rsquo;étirer la chanson, pour faire que toutes ces idées d&rsquo;arrangement et de texte rentrent ? Le texte ensuite est venu naturellement se poser sur un truc plus long, avec une histoire un peu longue, mais on ne peut pas dire qu&rsquo;on va essayer de faire tenir toutes ces idées en 3 minutes parce qu&rsquo;il faut faire un format comme ça, on s&rsquo;est dit on prend notre temps et on expose ça. Du coup, à partir du moment où tu te dis que tu as un format de 10 minutes, et bien là tu prends vraiment le temps d&rsquo;exposer plein de choses : le texte, les arrangements. On ne s&rsquo;est même pas arrêté à ça, on aurait pu se dire déjà 10 minutes, c&rsquo;est long. Ca a permis de réunir plusieurs périodes d&rsquo;écriture et de composition, le fait de réécrire cette quatrième partie après trois ans, puisque la première mouture, c&rsquo;était il y a trois ans. Ça permet de rassembler plusieurs périodes de la vie du groupe. C&rsquo;est assez sympa comme idée.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> La chanson a continué à vivre depuis le début, elle a mûri, changé&#8230; Là, on arrive à quelque chose et c&rsquo;est assez satisfaisant de se dire : le début est très vieux, la fin est très récente, et ça raconte un peu toute cette histoire. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> Après, on aime beaucoup les Pink Floyd et souvent, ils avaient des chansons de ce type et on aime bien ça, donc on ne s&rsquo;interdit pas du tout de faire une chanson de 15 minutes, peut être qu&rsquo;on en refera. La durée n&rsquo;est pas si importante que ça pour nous. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium">Clément : Ça dépend de ce qu&rsquo;on a à dire en fait.</span></span></span></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00404.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20801" alt="IMG-20141107-00404" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00404-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Vous avez parlé de Fauve, est-ce que vous vous sentez proches musicalement de ce groupe ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Non, Fauve on aime bien, mais on ne peut pas dire qu&rsquo;on se réclame de Fauve, on faisait de la musique bien avant de connaître Fauve et on a commencé à faire des chansons un peu « spoken word » bien avant qu&rsquo;ils explosent. Donc on ne se revendique pas du tout de cette veine là. Après, on est quand même conscient qu&rsquo;ils ont ouvert une voie dans la reconnaissance d&rsquo;un certain type de musique chantée en français et forcément, ça rejaillit un peu sur nous et sur notre exposition médiatique.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Fauve a effectivement ré-ouvert une voie et remis au jour quelque chose qui est très ancien. Nous le « spoken word », on l&rsquo;écoute avec des chanteurs de décennies plus anciennes. Gainsbourg le faisait déjà, en français, Bashung l&rsquo;a fait, c&rsquo;est une tradition très longue en France de raconter des histoires sur de la musique. Le rap l&rsquo;a beaucoup fait en rythmant un peu plus, donc on s&rsquo;inscrit dans cette longue tradition française de raconter des histoires sur de la musique. Après, on ne pense pas faire que du « spoken word », il y a toute la tradition de la chanson française, de la pop un peu plus largement. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Sébastien :</strong> Je pense que s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu Fauve, on serait beaucoup moins intéressants aujourd&rsquo;hui pour les médias et auprès du public, on n&rsquo;aurait pas cette visibilité qu&rsquo;on a aujourd&rsquo;hui. Pour ça, on s&rsquo;inscrit un peu dans ce qu&rsquo;ils ont fait, mais indirectement. </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Je pense qu&rsquo;ils ont vraiment redonné envie aux gens d&rsquo;écouter des choses en français. Peut être que je me trompe, mais du coup, c&rsquo;est chouette.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Antoine :</strong> Mais on ne peut pas dire que c&rsquo;est une influence pour nous, ce serait une erreur. Nos morceaux et les leurs sont différents, ils ne sont pas composés pareil, ils n&rsquo;ont pas les mêmes sonorités, pas les mêmes mots&#8230; Mais on s&rsquo;entend hyper bien, c&rsquo;est des gars super, mais ce n&rsquo;est pas une filiation.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Vous écoutez quoi en ce moment ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Tous ensemble :</strong> Le dernier Arcade Fire, MacDeMarco, TimberTimber&#8230; Et en français&#8230; On aime bien Moodoïd, Salut C&rsquo;est Cool, Sexy Sushis, il y a des chansons cool : Retour de bâton, c&rsquo;est une super belle chanson.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> C&rsquo;est plus la frange électro de la chanson française qu&rsquo;on aime bien. Bertrand Belin, j&rsquo;aime beaucoup Bertrand Belin ! Il vient d&rsquo;où, vous savez ? (un des journalistes répond « de Quiberon »). Ah ouais ? Son père était pêcheur, je crois, je me permets&#8230; <em>(rires)</em>. Enfin bref, je ne le connais pas très bien, mais j&rsquo;aime beaucoup ses deux derniers albums. Eux aiment moins que moi parce que leur culture anglo-saxonne prend le dessus, mais il y a quand même un côté chanson française, et moi j&rsquo;aime beaucoup cette branche-là de notre patrimoine, quitte à aller parfois vers la variété. Je trouve que Bertrand Belin a une façon de raconter les histoires qui est hyper belle. Je vous invite à l&rsquo;écouter, j&rsquo;invite tout le monde à écouter Bertrand Belin, mais les gens sont moins exaltés que moi.</span></span></span></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00407.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-20800" alt="IMG-20141107-00407" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/IMG-20141107-00407-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Qui écrit les chansons ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> C&rsquo;est moi ! Je vais citer mes inspirations chez les chansonniers : Gainsbourg, Bashung, Belin, je ne m&rsquo;en suis pas encore inspiré, mais j&rsquo;aime bien comme il écrit. Dans les auteurs sinon, j&rsquo;aime les romans, les poètes&#8230;</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Karma : Oui, les textes sont souvent très poétiques&#8230;<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Oui, c&rsquo;est vrai, il y a cet amour du lyrisme et du classicisme dans l&rsquo;écriture, le plaisir de rechercher des mots anciens. Je n&rsquo;ai pas lu tant de poésies que ça, je trouve ça souvent un peu austère, mais les grands : Beaudelaire, Rimbaud quand il est très classique. J&rsquo;ai redécouvert <em>Ophélie</em> de Rimbaud, super poème qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une fille morte, encore une fois, qui chaque nuit vient hanter les eaux d&rsquo;un fleuve. Elle dévale dans une longue robe, déployant corolle, les roseaux s&rsquo;approchent, son front rêveur sous les saules pleureurs, il y a comme une image de film hanté, et il nous raconte comment elle est morte : elle a suivi un chevalier qui était venu à genoux lui demander sa main, lui offrir la liberté, les neiges lointaines et tout ça&#8230; Voilà, c&rsquo;est des belles histoires comme ça et c&rsquo;est très prenant. Et lui, quand il est un peu plus elliptique et qu&rsquo;il raconte sans doute ce qui a été un viol sur un bateau&#8230; Voilà, des poèmes, comme ça ! Et Aragon aussi, pour les plus récents. Donc écoutez Bertrand Belin et lisez Ophélie de Rimbaud !</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Dans vos textes, on sent une fascination pour les voyages lointains. Vous avez déjà eu l&rsquo;occasion de voir la Malinche ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Ouais un peu ! En fait, j&rsquo;ai envie de dire non, c&rsquo;est faux, je n&rsquo;ai pas du tout cette fascination là, parce qu&rsquo;en fait, il y a eu ce mouvement de fascination et une grande déception derrière, un désenchantement. Donc, il n&rsquo;y a pas cette fascination pour les longs voyages, pourtant j&rsquo;ai beaucoup lu Kerouac, il y a eu tout ce romantisme, de notre génération en fait, parce que le low cost l&rsquo;a permis, parce qu&rsquo;on a eu des longues vacances et on a tous eu envie de voyager. Je l&rsquo;ai fait un peu, vers 18-19 ans, un mois en Europe à dormir dans la voiture, avec l&rsquo;ami dont je parle dans « A l&rsquo;aube ». Mais justement, lui a poussé plus loin cette expérience et à chaque fois qu&rsquo;il en est revenu, j&rsquo;ai trouvé que la façon qu&rsquo;il avait de voyager correspondait assez bien à la façon qu&rsquo;on imaginait être la plus belle de voyager, un peu naïve et triste. Il allait chercher des choses qu&rsquo;il ne trouvait pas et il se berçait d&rsquo;illusions dans une sorte de parenthèse enchantée. Ce n&rsquo;était en fait que des vacances. Donc voilà, je suis revenu de cet attrait pour le long voyage. Par contre, l&rsquo;exotisme, c&rsquo;est toujours très chouette parce qu&rsquo;on a notre petite vision ethnocentrée mais on peut se permettre d&rsquo;imaginer plein de choses dans des contrées qui existent mais qu&rsquo;en fait on invente complètement. C&rsquo;est des prétextes à mettre en scène des personnages. J&rsquo;ai vécu quelques mois au Mexique, mais il vient après la Malinche. Je pourrais dire « oui, ça vient de mon voyage au Mexique, je me suis imprégné de cette culture », mais non en fait, c&rsquo;est faux. La Malinche existait avant le voyage.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Karma : Dernière question, Beatles ou Rolling Stones ?<br />
</b></span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>En cœur :</strong> Beatles.<br />
</span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Plutôt Rolling Stones.<br />
</span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Les autres :</strong> Non Beatles.<br />
</span></span></span><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Franchement, je viens de voir Casino de Scorsese, il y a des morceaux des Rolling Stones dans tout le film&#8230; <em>(les autres le chahutent)</em> Non mais je raconte ma vie, moi aussi ! <em>(rires)</em></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Arthur :</strong> Mais c&rsquo;est faux, tu écoutes beaucoup plus les Beatles ! </span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Clément :</strong> Mais oui, d&rsquo;accord, mais voilà, c&rsquo;est parce que je viens de voir ce film. <em>(rires)</em></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000"><span style="font-family: Times, serif"><span style="font-size: medium"><b>Propos recueillis par Manuella Binet </b></span></span></span></p>
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		<title>Interview : BRNS</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Nov 2014 16:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Manuella]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les quatre Belges de <strong>BRNS</strong> seront sur la scène de l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong>, jeudi 13 novembre. Un concert que l&rsquo;on vous recommande chaudement ! En attendant, nous avons rencontré <strong>Timothée Philippe</strong> (chant, batterie) et <strong>César Laloux</strong> (percussions, synthé) lors de leur passage par le festival breton <strong>Les IndisciplinéEs</strong>. Ils reviennent sur leur premier album sorti en octobre, l&rsquo;importance du graphisme pour le groupe, leur changement de label et Stromae&#8230;</p>
<p><b>Karma : Votre premier album est sorti il y a quelques jours, est-ce que ça change quelque chose de devoir le défendre, par exemple sur scène ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> Pas vraiment, parce qu&rsquo;en fait, le premier EP, malgré le fait que ce soit un EP, on l&rsquo;a vraiment exploité comme un album. On a vraiment tourné avec et tout. Le problème avec l&rsquo;EP, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a très peu de morceaux, donc on a très vite du rallonger un peu les sets. On a dû utiliser des morceaux qui se sont retrouvés sur <em>Patine</em>. C&rsquo;est un peu la grande continuité. Même au niveau de la scéno, on n&rsquo;a rien changé non plus, on a juste un « light up » qui fait la plupart des dates et qui offre vraiment un spectacle plus complet.<br />
<strong>César :</strong> Ouais voilà. Ce qui est quand même différent, c&rsquo;est que c&rsquo;est un peu plus cool parce que les gens connaissent quelques chansons de l&rsquo;album, comme ça fait deux ans qu&rsquo;on les joue en live. Une fois que l&rsquo;album est sorti, les gens connaissent de plus en plus les nouveaux morceaux. C&rsquo;est un truc assez cool, parce qu&rsquo;avant, tu faisais ton EP, les gens faisaient « ah ouais ! », mais sur les nouveaux morceaux, ils étaient un peu plus décontenancés. Là, c&rsquo;est un peu mieux.<br />
<strong>Timothée :</strong> Bien résumé.</p>
<p><b>Pourquoi avoir appelé l&rsquo;album <em>Platine</em> ?<br />
</b><strong>Ensemble :</strong> Patine ! <em>(rires)<br />
</em><strong>Timothée :</strong> Les gens font la faute.</p>
<p><b>Pardon, pardon, pardon ! J&rsquo;ai lu Platine.<br />
</b><strong>Timothée :</strong> Ouais, mais tout le monde se trompe.</p>
<p><b>Donc c&rsquo;est <em>Patine</em> ! </b><b>Pourquoi ce nom alors ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> La patine, c&rsquo;est le résidu de matière. Par exemple, sur du mélange de poussière et de rouille sur du métal, ou un truc comme ça. C&rsquo;est un peu un résidu du temps sur la matière. En fait, c&rsquo;est en voyant la pochette qu&rsquo;a fait Boris Görtz, notre ami, qu&rsquo;on a pensé à ça. Il a fait une sorte de maquette avec des plaques d&rsquo;acier, il l&rsquo;a fait rouiller avec des produits bizarres. Lui a fait ça en écoutant notre musique, parce qu&rsquo;il trouvait qu&rsquo;il y avait plusieurs couches de matières différentes. Et il a fait sa maquette et nous avons trouvé le mot « patine » en regardant son travail. Voilà. Je ne sais pas si j&rsquo;ai été très clair. <em>(rires)</em></p>
<p><b>Si, ça va ! Vous parlez des pochettes&#8230; Vous attachez une attention particulière au graphisme, non ?<br />
</b><strong>César :</strong> Disons qu&rsquo;on essaye toujours de confier ça à des artistes. Pareil pour les clips, dont on aime bien le travail. On leur laisse carte blanche, on n&rsquo;est pas à leur dire « faut faire comme ça » où « on veut ça ». C&rsquo;est juste qu&rsquo;on choisit les gens avec qui on veut travailler et on prend le parti de leur faire confiance de A à Z.</p>
<p><b>C&rsquo;est important pour vous ?<br />
</b><strong>César :</strong> Ah oui ! L&rsquo;image, c&rsquo;est presque le plus important. T&rsquo;y échappes pas.<br />
<strong>Timothée :</strong> Ouais et puis dans les milieux où la créativité a vraiment sa place, c&rsquo;est vraiment important. Comment pouvoir donner à un artiste toutes les cartes ? Il faut lui dire : « voilà, écoute, fais ton interprétation, tu sais ce que tu fais. » Moi, j&rsquo;ai bossé un peu dans le graphisme et je sais bien que ce qui m&rsquo;a plombé, c&rsquo;était de toujours devoir trouver des compromis avec les clients et les patrons et compagnie. Je suis content de pouvoir dire à un graphiste : « fais toi plaisir ». Je trouve ça cool.</p>
<p><b>Vous avez changé de label pour cet album&#8230;<br />
</b><strong>Timothée :</strong> Ouais on était chez Naïve et maintenant on est chez Pias.</p>
<p><b>…Pourquoi ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> Bah, ça s&rsquo;est mal passé en fait. Il y avait une restructuration et surtout, un manque de budget, mais comme dans tous les labels un peu indépendants.<br />
<strong>César :</strong> On n&rsquo;était plus vraiment une priorité, parce qu&rsquo;on n&rsquo;est pas le gros groupe qui rapporte plein de thunes.<br />
<strong>Timothée :</strong> Voilà. Et Pias, tout simplement, parce qu&rsquo;on avait un bon contact. C&rsquo;est un label belge à la base et on avait un vrai bon contact avec eux, parce qu&rsquo;ils faisaient la distribution de l&rsquo;EP qu&rsquo;on avait fait chez Naïve. On s&rsquo;est dit pourquoi pas travailler complètement avec eux ? L&rsquo;équipe était super, hyper cool. Ça compte aussi. On est bien content.</p>
<p><b>Vous tournez beaucoup. Vous avez une anecdote sympa à partager sur cette tournée ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> Ah ça, il y&rsquo;en a !<br />
<strong>César :</strong> On a une pile d&rsquo;anecdotes, mais t&rsquo;en retrouver une comme ça&#8230;<br />
<strong>Timothée :</strong> Si il y en a une bonne aujourd&rsquo;hui, le pauvre César joue de la guitare depuis pas super longtemps sur scène et pour raccorder sa guitare, c&rsquo;est toujours un peu la croix et la bannière. Aujourd&rsquo;hui, on lui a fait une petite blague <em>(rires)</em> : on lui a désaccordé complètement sa guitare et pendant le <em>soundcheck</em>, il y va à fond et balance un énorme accord pour voir si sa guitare marche&#8230;<br />
<strong>César :</strong> Ça a fait un son hyper faux.<br />
<strong>Timothée :</strong> Bon apparemment, ça nous a plus fait rire que l&rsquo;équipe. Mais voilà, c&rsquo;est pas très sexy comme anecdote, mais on a pris un bon fou rire.</p>
<p><b>Pourquoi avoir fait le choix de textes en anglais ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> L&rsquo;anglais, c&rsquo;est une langue beaucoup plus musicale que le français. En français, il y a un bagage gigantesque et t&rsquo;as vite l&rsquo;air con si tu dis des choses très simples. Donc, on a tout simplement choisi de chanter en anglais. Il y a aussi le fait qu&rsquo;on écoute énormément de groupes américains, toutes les chansons sont en anglais. Personnellement, je ne fais jamais attention aux paroles des chansons, mais à la musicalité, à un air qui sonne bien et c&rsquo;est un peu comme ça que ça me plait. D&rsquo;ailleurs, à la base, quand on compose une chanson, on va toujours baragouiner un truc qui ressemble à de l&rsquo;anglais et les paroles, on les écrit après en essayant de trouver les mots qui se rapprochent le plus du baragouinage. La musicalité est hyper importante.</p>
<p><b>La musique est plus importante que le texte pour vous ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> On fait attention aux paroles aussi. Mais ça n&rsquo;arrive qu&rsquo;en fin de parcours.</p>
<p><b>Quelles sont vos influences ?<br />
</b><strong>César :</strong> Il y en a tellement. Ca brasse toute la pop. On écoute dans le groupe des trucs totalement différents les uns des autres. On se retrouve dans la pop. Je dirais que la grosse influence, c&rsquo;est Radiohead.<br />
<strong>Timothée :</strong> C&rsquo;est un peu le groupe qui nous sert d&rsquo;exemple. C&rsquo;est le groupe qui nous a ouvert l&rsquo;esprit dès le plus jeune âge. T&rsquo;as 14 ans, t&rsquo;écoutes Radiohead, tu piges pas tout, mais ça fait tout. Après, il y a aussi tous les groupes de pop un peu expérimentale, genre Animal Collective, un groupe qui nous a forcément influencé. Mais on continue à être influencés par énormément de groupes, au jour le jour. On découvre plein de trucs. Il y a pleins de groupes hyper classes qu&rsquo;on a découvert sur le tard qui font parti de notre background de pop expérimentale, de nouvelle pop. Après, je pourrais t&rsquo;en citer plein !</p>
<p><b>Vous parliez de Stromae en voyant la couverture du Magazine Karma, est-ce que son succès fait de l&rsquo;ombre aux groupes belges comme le votre ?<br />
</b><strong>César :</strong> Non, on ne chasse pas vraiment sur le même terrain que lui. Je ne pense pas qu&rsquo;on puisse dire qu&rsquo;il nous fait de l&rsquo;ombre. Je pense au contraire qu&rsquo;on ne peut que se réjouir du succès d&rsquo;un artiste de son pays, d&rsquo;avoir un ambassadeur comme lui.<br />
<strong>Timothée :</strong> Surtout que sa musique est vraiment vachement respectable. Ce n&rsquo;est pas juste du boom-boom, il y a une intelligence derrière et du travail. Stromae, c&rsquo;est un des mecs qui tient tout en main, c&rsquo;est pour ça d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il arrête de tourner. Il n&rsquo;en peut plus. Il décide tout, tout, de quelle manière il s&rsquo;habille, comment il va faire sa communication, c&rsquo;est fou. C&rsquo;est vraiment respectable. Nous il ne nous fait pas de l&rsquo;ombre, au contraire, c&rsquo;est plutôt&#8230;</p>
<p><b>Une brèche ?<br />
</b><strong>Timothée :</strong> C&rsquo;est une autre brèche. Lui, c&rsquo;est l&rsquo;autoroute, et nous c&rsquo;est le sentier ! <em>(rires)</em></p>
<p><b>Enfin, notre question rituelle : Beatles ou Rolling Stones ?<br />
</b><strong>César :</strong> Beatles ET Rolling Stones. J&rsquo;ai lu que quelqu&rsquo;un avait répondu ça une fois à une interview et je trouvais qu&rsquo;il avait raison. Il en avait marre qu&rsquo;on lui demande de choisir entre l&rsquo;un et l&rsquo;autre.<br />
<strong>Timothée :</strong> Je crois qu&rsquo;on est tous plus Beatles. Sauf Antoine, qui n&rsquo;est ni Beatles, ni Rolling Stones, sinon, on est clairement plus Beatles.<br />
<strong>César :</strong> C&rsquo;est notre côté bisounours.<br />
<strong>Diego Leyder</strong> <em>(guitariste du groupe qui vient d&rsquo;arriver)</em> : Alors que les Beatles&#8230; Euh, je peux m&rsquo;introduire dans la conversation ?</p>
<p><b>Bien sûr !<br />
</b><strong>Diego :</strong> Les Beatles sont des vrais bad boys à la base. Les Stones sont des gros enfants de bourgeois. Et en fait leur image est complètement inversée. Les Beatles, on les a calmé, alors qu&rsquo;ils étaient des gros supporters de foot, ils étaient à fond.<br />
<strong>César :</strong> C&rsquo;est souvent les plus méchants qui font les musiques les plus tapettes, j&rsquo;ai l&rsquo;impression. <em>(rires)</em></p>
<p><b>Propos recueillis par Manuella Binet.</b></p>
<p><em>Extrait de Mexico live aux IndisciplinéEs de Lorient :</em></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/VID-20141108-00003.mp4">VID-20141108-00003</a></p>
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