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	<title>Magazine Karma &#187; Noir Désir</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Live report : Détroit &#8211; Olympia &#8211; 14 octobre 2014</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Oct 2014 09:46:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Ugo]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Live Reports]]></category>
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		<description><![CDATA[Du 13 au 15 octobre 2014, l’Olympia faisait salle comble pour la venue de Détroit, le nouveau projet de Bertrand Cantat et Pascal Humbert....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Du 13 au 15 octobre 2014, l’<strong>Olympia</strong> faisait salle comble pour la venue de <strong>Détroit</strong>, le nouveau projet de <strong>Bertrand Cantat</strong> et <strong>Pascal Humbert</strong>. Plongée au cœur du renouveau annoncé d’une star déchue.</p>
<p>En première partie de cette seconde date, c’est <strong>George Sound</strong> qui occupe la position de chauffeur de salle. Engouement certain du public et belle démonstration du trio, qui n’hésite pas à envoyer les décibels (un peu trop parfois). Niveau paroles, on sent que la formation a des choses à dire, tiraillée par des sujets de société. Bon choix pour lancer ensuite <strong>Détroit</strong>, précédé d’une ovation méritée pour George Sound.</p>
<p>On embarque ensuite pour deux heures de scène, dans une ambiance souvent tamisée, avec <strong>Bertrand Cantat</strong> et ses compères. La foule compacte a le cheveu grisonnant (mais pas que) mais possède également l’envie intacte de voir celui qui a essuyé tellement de critiques ces dernières années. Le rockeur décroche rarement de son micro et entre peu en interactions avec ses partenaires, même si quelques signes trahissent une certaine complicité. Chacun est concentré, plongé dans sa partition et rend une copie propre, jamais dénuée d’énergie.</p>
<p>On s’étonne d’une consigne spécifique, concernant les photographes : « pas de photos de face » beugle le gorille de service à la solde du groupe. On le verra ensuite sortir sans ménagement et grâce à une belle clé de bras une frêle jeune fille, poursuivit par son compagnon, désemparé. Ledit gorille repassera ensuite, fendant la foule sans ménagement. Il sera imité quelques minutes plus tard par un agent de sécurité en pleine strangulation d’un spectateur un peu trop virulent, avant de le sortir sans ménagement en le traînant par les pieds. Niveau pub, on fait mieux. Heureusement, en se concentrant ensuite sur un couple plongé (en apnée) dans le concours du plus long <em>french kiss</em> donné en concert, on retourne quelque peu à la magie de l’instant.</p>
<p>Car, avouons-le, les moments de communion n’ont pas manqué entre Noir Désir et le public, y compris lorsque le groupe reprenait des chansons de Détroit. Non. Pardon. Les moments de communion n’ont pas manqué entre Détroit et le public, surtout lorsque le groupe donnait à la foule ce qu’elle était venue principalement chercher : des bribes de ce qui subsiste de l’esprit de Noir Dez’. Même si l’ensemble de la <em>setlist</em> est parfaitement cohérent dans sa manière d’être interprétée et que la patte de Cantat rayonne dans l’ensemble de ses écrits, toutes époques confondues, c’est bien lorsque résonne les vieux refrains que l’Olympia hurle à corps et à cris. Cependant, Cantat, peu bavard, ne mentionnera jamais le nom de ce vieux souvenir, fini court-circuité après sa longue traversée du désert à l’Est de l’Europe. Sur 19 morceaux, 10 proviendront tout de même de ce fonds de commerce efficace, une autre chanson étant empruntée aux Stooges, proposant une très belle version de <i>Gimme Danger</i>&#8230;pleine de sens.</p>
<p>Derrière, la formation bosse ardemment pour mettre en lumière son héros, tout sourire, les musiciens déployant un son lourd, ronflant bien porté par la voix bonifiée par le temps du leader. On ressent presque une pointe de moquerie et d’accusation sur une version radoucie de <i>Un jour en France</i>, tandis que de vieilles images acides remontent en écoutant attentivement les paroles de <i>Droit dans le soleil</i>. On ne peut se départir de certaines pensées, éloignées de la musique, que le principal intéressé aura lui-même du mal à oublier, une ombre passant sur son visage à la fin du morceau.</p>
<p>Peu fan de l’accent anglais du Bordelais, on apprécie tout de même <i>Null and Void</i> et <i>Glimmer in your Eyes</i>. De leur côté, <i>Ernestine, A ton étoile, Lolita nie en bloc </i>ou encore <i>Le Vent nous Portera</i> donnent à cette soirée toute l’ampleur qu’elle mérite et embarquent les chanceux du soir dans un beau voyage perdu entre aujourd’hui et les années 1990, proposant des versions revisitées avec brio. Les cris de Cantat résonnent jusqu’au toit de la salle, sa joie est certaine même si elle semble encore emprisonnée dans un carcan de pudeur.</p>
<p>Le tout volera en éclat et laissera transpirer la passion et l’énergie du quinquagénaire sur les très attendus <i>Tostaky </i>et <i>Comme elle vient</i>, clôturant le concert avec la rage d’un homme connaissant sa chance de pouvoir remonter sur scène, toujours acclamé par sa horde d’admirateurs.</p>
<p>C’est peut-être finalement le plus gênant dans ce concert, cette impression d’être venu voir le mythe d’antan plutôt qu’une nouvelle formation qui semble encore trop faite d’individualités, écrasée par le poids de l’histoire et l’influence d’un homme fait de passions… ne renonçant jamais à son désir de lutter et de se battre, notamment socialement, comme il a pu le rappeler avant <i>Un autre jour en France </i>(et ses « quelques fascisants autour de <b>25%</b> ») mais aussi en citant le <em>Discours de la</em> <i>servitude volontaire</i> de La Boétie en introduction de <i>Sa majesté</i>.  Battant le fer de la célébrité tant qu’il est encore en plein essor, Détroit en profite d’ailleurs pour sortir d’ici à la fin de l‘année un CD/DVD live un peu surprenant pour un groupe aussi jeune, mais qui saura ravir les nouveaux venus et les anciens amoureux nostalgiques. Une rémission à suivre, donc.</p>
<p><strong>Article et photos : Ugo Schimizzi</strong></p>
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		<title>Détroit &#8211; Rockhal (Esch-sur-Alzette)</title>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2014 09:24:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[yvan cauvez]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Live Reports]]></category>
		<category><![CDATA[Bertrand Cantat]]></category>
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		<category><![CDATA[Doom]]></category>
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		<category><![CDATA[Stoner]]></category>

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		<description><![CDATA[Allemands, Luxembourgeois, Français, Belges, Suisses, cheveux grisonnants, punks, adolescents et autres death métalleux. Ils étaient 2800 fans de tous Horizons à s&#8217;être rassemblés à...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Allemands, Luxembourgeois, Français, Belges, Suisses, cheveux grisonnants, punks, adolescents et autres death métalleux. Ils étaient 2800 fans de tous <em>Horizons</em> à s&rsquo;être rassemblés à la<strong> Rockhal</strong> en ce mardi 06 mai 2014 pour acclamer <strong>Detroit</strong> lors de son passage au Luxembourg.</p>
<p>L&rsquo;esprit bordelais a été insufflé d&rsquo;emblée par <strong>Mars Red Sky</strong> qui n&rsquo;était pas là pour faire de la tapisserie, bien loin s&rsquo;en faut.</p>
<div>Ils ont déboulé, tel un rouleau compresseur, aplatissant tout sur leur passage avec un rock stoner/doom transcendant.</div>
<p>Les coups de canon donnés par la grosse caisse de <strong>Matgaz</strong>, aussi puissants que précis, trouvent écho avec la ligne de basse pachydermique de <strong>Jimmy Kinast</strong>.<br />
Puis au milieu de ce capharnaüm organisé s&rsquo;insère avec une légèreté déconcertante les riffs lancinants de la guitare de <strong>Julien Pras</strong>.</p>
<p>Un mélange aussi subtil et déroutant qu&rsquo;un parfait cannelé : dur et croustillant à l&rsquo;extérieur, subtil à l&rsquo;intérieur pour une explosion sensorielle finale extraordinaire.</p>
<div>Vous pouvez d&rsquo;ailleurs retrouver leur interview <a title="Interview Mars Red Sky" href="http://magazine-karma.fr/media/interview-mars-red-sky/">ici</a>.</div>
<div></div>
<div>Après cette trop courte séance hypnotique qui méritait un rappel, le staff s&rsquo;affère à la mise en place des très nombreux instruments qui vont rythmer la soirée. Le clavier de <strong>Bruno Green</strong>, la Grestch, la contrebasse, les guitares et autres basses.</div>
<p>Pendant ce temps, sur les écrans formés de toiles volantes, est projeté un mini-film montrant le champ de la pochette de l&rsquo;album.</p>
<p>Puis les silhouettes de <strong>Detroit</strong> viennent habiller une banderole, mettant le feu au milieu de ce champ énigmatique. Tout au long du concert, des vidéos vont agrémenter l&rsquo;univers du groupe.</p>
<div>Vers 21h15, la foule impatiente comme jamais s&rsquo;éveiller pour appeler la formation.</div>
<div></div>
<div>C&rsquo;est dans l&rsquo;intimité des retrouvailles d&rsquo;un public déjà conquis que le duo <strong>Bertrand Cantat/Pascal Humbert</strong> et leurs acolytes entrent en scène avec <em>Ma muse</em> en guise d&rsquo;amuse-bouche<em></em>, dans une version beaucoup plus musclée et énergique que celle de l&rsquo;album.</div>
<p>L&rsquo;énergie&#8230; c&rsquo;est ce fil d&rsquo;Ariane qui tissera la trame du concert et cela se confirme dès les premières notes de <em>À ton étoile</em> qui surprend l&rsquo;auditoire.</p>
<div>En effet, nous aurons droit à un formidable équilibre entre les titres de <strong>Détroit</strong> et de <strong>Noir Désir</strong>.</div>
<p>S&rsquo;enchaînent alors <em>Le Creux de ta main</em>, une des trois chansons que j&rsquo;attendais avec impatience, puis <em>Lazy</em> où les spasmes du chanteur n&rsquo;ont d&rsquo;égal que la puissance des râles qui sortent de son sternum ainsi courbé.</p>
<div><em>Le fleuve</em> se déverse sur nous au gré de l&rsquo;harmonica embarquant les spectateurs dans son flot.</div>
<div></div>
<div>Puis le groupe prend le temps de discuter avec nous, une interaction forte avec le public se tisse alors et ne s&rsquo;effilochera pas jusque la fin du concert. Une chose est sûre ils sont contents d&rsquo;être parmi nous et cela se ressent.</div>
<div></div>
<div>Après quelques blagues sur une éventuelle annexion du Luxembourg, c&rsquo;est dans un registre apolitique que <em>Lolita nie en bloc</em> sur un fond vidéo noir et blanc dans un décor d&rsquo;urbex où une peinture d&rsquo;un ange est réalisée pendant la chanson.</div>
<p>Le déchirant <em>Null and void</em> rassemble les cinq voix du <em>band</em> pour une chanson aux allures d&rsquo;un final&#8230; Cantat disparaît, puis à on tour Bruno Green tandis que Pascal Humbert et le batteur se font un boeuf.</p>
<div>Il est 22h15, la scène est vide, certains pensent déjà que c&rsquo;est la fin (dommage pour eux).</div>
<div></div>
<div>Puis, à leur retour, les cinq sont devenus sept, rejoints par la violoniste belge <strong>Catherine Graindorge</strong> et la violoncelliste luxembourgeoise <strong>Lisa Berg</strong> (les cordes originales de l&rsquo;album <em>ndlr</em>) pour nous délivrer LA voix de Bertrand dans un <em>Droit dans le soleil</em> en toute intimité, un <em>Ange de désolation</em> à la ligne de basse enivrante.</div>
<div></div>
<div>L&rsquo;ambiance change à nouveau, nous plongeant en alerte rouge sur les paroles de <em>Sa Majesté</em> avec en toile de fond une vidéo dérangeante d&rsquo;une jeune fille asiatique dansant langoureusement.</div>
<div></div>
<div>On quitte ensuite cette espace confiné pour les hauteurs des grattes-ciel sur une <em>Fin de siècle</em> tout en puissance qui réveille l&rsquo;adolescent endormi qui sommeillait en moi.</div>
<p>La fin se fait sentir, pas au niveau de l&rsquo;énergie toujours là, mais surtout car le <em>leader</em> prends la peine de nous en informer et sincèrement nous pourrions rester là encore pendant des heures.</p>
<p>Bertrand salue la persévérance d&rsquo;un fan qui a demandé <em>Tostaky</em> toute la soirée et accède à sa (notre) requête.<br />
L&rsquo;écran s&rsquo;est alors transformé en prompteur et nous indique les paroles en espagnol.<br />
Le batteur, sous ses faux airs de rappeur américain, s&rsquo;en donne à coeur joie, le clavier joue avec ses pieds, tous se rassemblent petit à petit autour de la batterie pour terminer en apothéose.</p>
<p>Quant à moi il ne me reste plus qu&rsquo;à vous dire : &laquo;&nbsp;Soyons désinvoltes&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Article et photos : Yvan CAUVEZ</strong></p>
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