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	<title>Magazine Karma &#187; Eric Clapton</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Ginger Baker Jazz Confusion &#8211; le 18 mai 2014 à l&#8217;Atelier</title>
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		<pubDate>Mon, 12 May 2014 08:41:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans le cadre du festival Printemps Musical, le Luxembourg City Tourist Office présente le prochain concert avec Ginger Baker Jazz Confusion le dimanche 18 mai...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre du festival <strong>Printemps Musical</strong>, le <strong>Luxembourg City Tourist Office</strong> présente le prochain concert avec <strong>Ginger Baker Jazz Confusion</strong> le dimanche <strong>18 mai 2014</strong> dans le club <strong>Den Atelier</strong> à <strong>Luxembourg</strong>. Le guitariste Juan Garcia-Herrera (aka Snow Owl) jouera en première partie.</p>
<p><strong>Ginger Baker</strong>, le batteur légendaire réputé pour son travail avec<strong> Cream</strong> et <strong>Blind Faith</strong>, a repris la route. Il est accompagné du célèbre Pee Wee Ellis au saxophone ténor, d&rsquo;Alec Dankworth à la basse et du polyvalent Abbas Dodoo aux percussions africaines. Le groupe revisite avec brio la musique de Thelonious Monk, Sonny Rollins et Wayne Shorter, auxquels viennent s&rsquo;ajouter des titres de Baker et Ellis. Avec deux percussionnistes, un bassiste et un saxophoniste, ”Ginger Baker Jazz Confusion” interprète brillamment ces morceaux dans un style novateur et grisant que l&rsquo;on pourrait décrire comme de la fusion afro-blues-jazz.</p>
<p><strong>Ginger Baker</strong> a commencé à se faire une réputation de batteur en débutant avec le groupe Graham Bond Organisation au début des années 60. Tandis que des journalistes musicaux louaient son talent, Ginger attirait également l&rsquo;attention d&rsquo;autres musiciens, parmi lesquels un certain <strong>Eric Clapton</strong>. Après s&rsquo;être rencontrés, avoir joué ensemble et avoir assisté aux concerts de chacun dans leurs groupes respectifs, Baker et Clapton formaient le groupe Cream en compagnie du bassiste Jack Bruce. Selon Baker, la magie fut instantanée. Le groupe entama alors des concerts, à raison de 45 £ le spectacle, avant de battre plus tard des records établis par les Beatles. Après Cream vint l&rsquo;époque Blind Faith où Baker et Clapton furent rejoints par Steve Winwood et Rick Grech. Lorsque Clapton et Winwood quittaient le groupe pour poursuivre leurs propres projets, les autres membres décidaient de former un groupe de jazz-rock, appelé Ginger Baker&rsquo;s Airforce, auquel ils ajoutaient saxophone, flûte, orgue et percussions supplémentaires. Lors d&rsquo;un voyage au Nigéria, Baker fut ému et inspiré par la musique africaine. Son travail avec le groupe et son amitié avec Fela Kuti lui inspiraient d’enregistrer au Abbey Road Studios l’album Fela Ransome-Kuti and The Africa ‘70 with Ginger Baker.   Ginger Baker est entré au Rock and Roll Hall Of Fame (1992), au Modern Drummer Hall Of Fame (2010) et au Classic Drummer Hall Of Fame (2011). D’autre part il a reçu un Grammy Life Time Achievement Award (2005) et un Zildjian Top Drummer Award (2008).</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/05/logo.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-16530" alt="logo" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/05/logo.png" width="320" height="140" /></a></p>
<p>Prix 25€, étudiants 20€</p>
<p>Prévente Prévente en ligne : <a href="http://www.luxembourgticket.lu">www.luxembourgticket.lu</a>, <a href="http://www.atelier.lu">www.atelier.lu</a>, <a href="http://www.e-ticket.lu">www.e-ticket.lu</a>, <a href="http://www.ticket-regional.de">www.ticket-regional.de</a></p>
<p>Points de prévente: Luxembourg City Tourist Office (30, place Guillaume II, Luxembourg), Grand Théâtre (rond-point Schuman, Luxembourg), Conservatoire de la Ville de Luxembourg (33, rue Charles Martel, Luxembourg-Merl), Centre des Arts Pluriels Ed Juncker (1, place Marie-Adelaïde, Ettelbrück), Esch City Tourist Office (21, place Boltgen, Esch-sur-Alzette), Cube 521 (1 – 3, Driicht, Marnach), Trifolion (9, Parvis de la Basilique, Echternach), Kulturhaus Niederanven (145, rte de Tréves, Niederanven)</p>
<p>Réservations: Luxembourg Ticket Call Center (+352) 470895-1, ticketlu@pt.lu</p>
<p><em>Partenaires:  Ministère de la Culture, Ville de Luxembourg, Bernard Massard, Melia Hotel, Voyages Emile Weber, RTL, Radio 100,7.</em></p>
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		<title>Interview : YES</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 22:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[YES, est pour la plupart des afficionados de musique un des groupes les plus représentatifs du rock progressif, en plus d’être des stars du...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>YES</strong>, est pour la plupart des afficionados de musique un des groupes les plus représentatifs du rock progressif, en plus d’être des stars du rock et des lauréats de récompenses en tout genre. En quoi sont-ils progressifs, me direz-vous ? « Progressif » ne veut pas dire « impliquant un quelconque progrès » mais plutôt « qui augmente graduellement » selon le dictionnaire. Car oui les protagonistes de ce type de rock en particulier n’ont pas arrêté d’y ajouter un certain nombre de complications, en partant du principe que plus il y a de composants, plus le résultat final aura de la valeur, un peu comme le font les orfèvres pour une montre suisse. Seuls quelques groupes y ont vraiment excellé comme justement <strong>YES</strong> avec l’album <i>Close to the Edge</i> ou encore <strong>Pink Floyd</strong> avec <i>A Saucerful Of Secrets</i> entre autres.</p>
<p>Première partie d&rsquo;un diptyque d&rsquo;interviews avec <strong>YES</strong>, figure de proue du mouvement rock progressif, nous avons rendez-vous avec le batteur de la formation <strong>Alan White</strong>. La seconde partie de cette interview croisée, avec <strong>Steve Howe</strong>, six-cordiste virtuose sera à retrouver dans notre numéro 8, à paraître en juin ! Le groupe jouera ses trois albums qui ont énormément influencé le rock, <em>The Yes Album</em>, <em>Close to the Edge</em>, et <em>Going for the One</em>, dans leur intégralité et dans l’ordre de parution. Leur tournée européenne pour présenter leur triptyque prévoit une escale à la <strong>Rockhal</strong> le <strong>20 mai 2014</strong>.<b><br />
</b></p>
<p><b>Quelle est pour vous votre recette personnelle pour la longévité de YES ?<br />
</b>Quand nous montons sur scène, nous avons vraiment des standards de performance très très élevés. Nous prenons soin de nous-même. Moi personnellement j’essaie de manger convenablement et je ne fume pas. Nous ne voulons pas décevoir les personnes qui viennent nous voir en concert. Jamais !</p>
<p><b>Vous serez en tournée en Europe en 2014. Pourquoi avoir choisi de faire cette tournée ?<br />
</b>On s’est dit que ça faisait longtemps qu’on n’était pas revenus en Europe. Les fans nous ont demandé de revenir plusieurs fois. Notre passage en Europe est assez court mais on a essayé de combiner les dates le mieux possible.</p>
<p><b>Vous allez aussi jouer au Grand Rex à Paris, qui est un cinéma. Pourquoi ?<br />
</b>Ah oui ? C’est un cinéma ? Tu me l’apprends <em>(rires)</em> ! Nous choisissons les salles de 2.000 à 5.000 places généralement, mais on a joué dans des endroits très différents. Cela va du stade de football à l’arène romaine, en passant par une place publique, un théâtre et dans ce cas-ci un cinéma. Pourquoi, pas ? On s’adapte ! Tu seras où, toi ?</p>
<p><b>Au Luxembourg en mai.<br />
</b>Le Luxembourg… c’est à côté de la Belgique, non ?</p>
<p><b>Oui, pourquoi ?<br />
</b>Je suis fan de bières belges. Si tu pouvais nous en ramener quelques-unes, ce serait vraiment sympa !</p>
<p><b>Je vais voir ce que je peux faire <b><em>(rires)</em></b> ! <em> </em></b><b>Pourquoi avoir choisi «The Yes Album», «Close to the Edge», et «Going for the One» pour cette tournée ?<br />
</b>Nous avons choisi ces trois albums, car au fil des années lors de nos concerts, nous jouions souvent l’un ou l’autre titre de ces trois albums, mais n’avions jamais joué l’album dans sa totalité. Nous avons beaucoup de matériel à utiliser, donc ce n’était pas facile de faire un choix parmi tous ces titres. De plus nous avons joué ce même concert avec les trois albums complets aux États-Unis et en Amérique du Sud et nous n’avons eu que des critiques positives en provenance des fans et du public. Voilà pourquoi nous allons le faire en Europe cette fois-ci. De plus, on pense que chaque album représente vraiment une époque de YES en particulier. <em>Close to the Edge </em>c’était le début des années 1970 avec ce côté un peu psychédélique <em>Going for the One</em> a été lancé fin des années 1970 et les critiques ont été très dures à l’époque. Certains disaient que nous avions fait un pas en arrière. On adore cet album et il a sa place parmi les autres. <em>The Yes Album</em> est l’album à succès, c’est lui qui nous a vraiment permis de percer et c’était le premier album où <strong>Steve Howe</strong> a joué dessus.</p>
<p><b>Pourquoi faire ce choix d’un show de trois heures ? N’est-ce pas trop compliqué à mettre en place ?<br />
</b>Non, nous voulions vraiment offrir un voyage musical au public. Nous nous sommes donc plus concentrés sur la partie musicale et pas vraiment sur tout ce qu’il y a autour, même si je dois dire que les lumières sont efficaces aussi. Par contre, il n&rsquo;y aura pas beaucoup d’effets, ce n’est pas un grand show du style Las Vegas en somme. En matière de qualité musicale, ce sera à la hauteur et c’est le plus important.</p>
<p><b>On dit souvent que YES a fait des titres compliqués ou alambiqués. Est-ce que pour vous c’était une façon de composer une symphonie, comme dans le domaine classique, ou plutôt de montrer votre technicité ?<br />
</b>Je ne pense que pas que le but était de montrer notre technicité. YES a toujours été influencé par différents courants et styles musicaux. Tu retrouves effectivement des éléments de jazz, de classique, de pop dans notre musique. Moi, j’appelle cela de la YES musique.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/logo_Yes_logo_2014_hi_res.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-15638" alt="logo_Yes_logo_2014_hi_res" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/logo_Yes_logo_2014_hi_res-300x300.jpg" width="300" height="300" /></a></p>
<p><b>Beaucoup de groupes de rock classiques reviennent avec de nouvelles compositions en ce moment (par exemple les Pixies). Qu’en est-il de YES?<br />
</b>Oui, nous sommes en train d’enregistrer en ce moment-même et ce depuis la première semaine de janvier. Nous aimerions sortir notre nouvel album pendant l’été pour ensuite pouvoir partir en tournée de promotion pour cet album.</p>
<p><b>Est-ce que vous auriez envie aujourd’hui d’expérimenter de nouvelles choses ?<br />
</b>Nous aimons expérimenter et je pense que nous l’avons déjà beaucoup fait auparavant. Nous savons que pour ce nouvel album, la barre est très haute. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’on nous attend au tournant mais presque. Nos attentes aussi sont très hautes et on s’est vraiment beaucoup investi.</p>
<p><b>Que représente pour vous la musique progressive ? Est-ce une volonté de se démarquer ? Peut-on considérer qu’elle existe encore aujourd’hui ?<br />
</b>Oui, bien sûr. Je pense qu’il y a de bons groupes progressifs encore aujourd’hui. Personnellement j’écoute différents styles de rock et j’aime vraiment tous ces styles. J’aime ces différentes influences et ce qu’elles apportent ou ont apporté à YES. Comme je disais tout à l’heure pour moi le style de YES est vraiment un style à part et reconnaissable entre mille. C’est du YES rock si tu veux.</p>
<p><b>Vous avez joué avec John Lennon sur l&rsquo;album Imagine et le single Instant Karma !, ce qui est assez drôle comme j’écris pour le Magazine Karma. Comment se retrouve-t-on à travailler avec John Lennon ?<br />
</b>A l’époque je jouais dans des clubs à Londres et un jour je reçois le coup de film d’un mec qui dit s’appeler<strong> John Lennon</strong> et qui dit avoir besoin d’un batteur pour le lendemain à Toronto. Il fallait donc je prépare mes bagages et que je parte prendre l’avion dans la journée. J’avais un ami à moi qui me faisait tout le temps des blagues stupides, donc je n’ai pas tout de suite cru au coup de fil de John. Ce n’est que quand j’ai vérifié toutes les informations que j’ai réalisé ce qui m’arrivait. Jouer sur <em>Imagine </em>était une expérience incroyable d’ailleurs.</p>
<p><b>Chez Karma nous avons une question rituelle : préférez-vous les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ?<br />
</b>C’est assez simple pour moi : les Beatles bien entendu, comme j’ai joué avec John Lennon sur l&rsquo;album <i>Imagine</i> ainsi que sur certains albums de Yoko Ono avant que John Lennon ne me présente George Harrison. J’ai joué avec George sur <i>All Things Must Pass,</i> mais aussi avec Eric Clapton, Ringo Starr et d’autres grands noms de l&rsquo;époque comme Phil Collins par exemple. <i>Imagine</i> a vraiment changé la musique et a été un vrai événement marquant!</p>
<p><strong><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/e-ticket_YES.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-15637" alt="e-ticket_YES" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/e-ticket_YES-516x1024.jpg" width="516" height="1024" /></a></strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><em>Le groupe sera également en concert à Paris au Grand Rex le 13 mai 2014</em></p>
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		<title>Interview : John Mayall</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Apr 2014 17:46:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chanteur, guitariste, claviériste et harmoniciste, découvreur d’Eric Clapton qu’il révéla au sein de son groupe mythique les Bluesbreakers, John Mayall est une légende vivante....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Chanteur, guitariste, claviériste et harmoniciste, découvreur d’<strong>Eric Clapton</strong> qu’il révéla au sein de son groupe mythique les <strong>Bluesbreakers</strong>, <strong>John Mayall</strong> est une légende vivante. Il appartient à cette génération de musiciens anglais qui fit du blues et de ses dérivés l’une des musiques les plus populaires au monde.</p>
<p><strong>John Mayall</strong>, infatigable et authentique artisan du blues, multi-instrumentiste, auteur compositeur hors du commun et créateur du groupe mythique, les Bluesbreakers, ne s&rsquo;est pas contenté de découvrir et de lancer les plus grands guitaristes des sixties et des seventies : Eric Clapton qu&rsquo;on ne présente plus, Mick Taylor qui passa ensuite chez les Rolling Stones, Peter Green, et bien d&rsquo;autres&#8230; Il a surtout jeté les bases, dès le début des années 1960, d&rsquo;un langage musical encore aujourd&rsquo;hui universel et incontournable, construit sur une interprétation moderne et vivante du blues traditionnel. Vivez la musique du bluesman légendaire en live <strong>le 17 avril 2014</strong> dans l&rsquo;ambiance plus intime du Club de la <strong>Rockhal</strong>. Bonne nouvelle aussi concernant la musique locale, <strong>Kid Colling</strong>, dernier venu dans notre local ici : <a href="http://magazine-karma.fr/media/kid-colling/">http://magazine-karma.fr/media/kid-colling/</a> va faire la première partie. En attendant, Monsieur Mayall a accepté de répondre à nos questions.</p>
<p><b><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-14864" alt="Dokument in Scrap" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_2-770x1024.jpg" width="690" height="917" /></a></b></p>
<p><b>A quel moment de votre vie, avez-vous choisi la musique ?<br />
</b>Je pense que c’est plus elle qui m’a choisi en fin de compte. J’ai toujours fait de la musique dans mon temps libre et je prenais cela pour un hobby. Ce n’est que dans les années 1960 que le British blues boom a commencé à émerger, car avant il n’y avait pas de marché pour le blues en Angleterre. Ce mouvement artistique s&rsquo;est inscrit dans la longue histoire du rock anglais. Il a rapidement connu un succès international, jusqu&rsquo;aux États-Unis même ! Les artistes ont redécouvert le blues et ont essayé de l’intégrer dans leur musique et de le faire évoluer. C’est le British blues boom qui m’a donné cette opportunité de faire carrière.</p>
<p><b>Vous pensez aujourd’hui que vous n&rsquo;auriez jamais fait carrière sans cette opportunité ?<br />
</b>Oui, je pense que tout est une question d’opportunité dans la vie. Ou tu la prends ou tu la laisses t’échapper à jamais.</p>
<p><b>Quelle influence a eu Eric Clapton dans votre succès au début des Bluesbreakers ?<br />
</b>Je pense très sincèrement que c’est en grande partie grâce à lui qu’on a eu ce succès phénoménal à nos débuts. On a vraiment fait des pas de géants grâce à lui. Il avait une telle compréhension du blues et un tel talent pour la musique, que je devais lui proposer de rejoindre les Bluesbreakers en 1965. Il avait aussi un truc indéniable avec le public. Il comprenait ce que le public voulait entendre et ce qui marcherait.</p>
<p><b>Quels ont été les critères décisifs du remplacement de Roger Dean par Eric Clapton, au départ ?<br />
</b>En fait lorsque je choisis mes musiciens ou les membres de mon groupe, ce n’est pas mon cerveau qui choisit, c’est souvent mon instinct. Tu essaies de savoir qui sera celui qui reflétera au mieux ta musique et qui la comprendra le mieux. En fait, je savais à l’époque ce que j’avais à offrir et à tous mes musiciens je leur ai toujours laissé le choix. Il faut qu’eux aussi trouvent un intérêt dans cette opportunité, sinon cela n’en vaut pas la peine. Ce qui m’a convaincu chez Eric c’est notamment sa passion lorsqu’il joue.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-14867" alt="Dokument in Scrap" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_1-768x1024.jpg" width="690" height="920" /></a></p>
<p><b>Qu’avez-vous pensé lors de la formation du groupe Cream avec Eric Clapton, le bassiste Jack Bruce et le batteur Ginger Baker ?<br />
</b>En fait cela s’est fait de manière très étrange. Ginger Baker avait remplacé mon batteur lors d’un des concerts des Bluesbreakers et c’est là qu’ils ont décidé, par la suite avec Jack Bruce, de créer leur propre groupe. La presse en a eu vent et c’est grâce à un article de presse que j’ai su qu’Eric voulait quitter les Bluesbreakers. Ils voulaient le garder secret mais ils n’ont pas réussi. Je ne lui en veux pas et je ne lui en ai jamais voulu.</p>
<p><b>Avez-vous déjà eu envie de lui demander de réintégrer votre groupe ?</b></p>
<p>Grand Dieu, non <em>(rires)</em> ! Je pense qu’il n’aurait pas l’esprit à cela. Il a beaucoup d’expérience maintenant et je le respecte totalement en tant qu’artiste.</p>
<p><b>Avant les Bluesbreakers, vous avez travaillé quelques temps comme graphiste. Cela vous a servi dans votre carrière ?<br />
</b>Très sincèrement ? Je pense que oui, car cela fait partie de moi. Si la musique n’avait pas marché, j’aurais très certainement continué dans cette direction. Pour mes albums, j’ai toujours voulu avoir une influence sur les artworks choisis.</p>
<p><b>Vous avez aujourd’hui 80 printemps. Aimez-vous toujours autant être sur scène ?<br />
</b>Oui, c’est vraiment ma meilleure façon d’exprimer ma musique. C’est le seul endroit où je suis totalement libre de jouer comme j’ai envie de le faire. Je joue ce que je ressens et c’est ma façon naturelle d’exprimer mes sentiments. Être sur scène, c’est un vrai moment de plaisir pour moi.</p>
<p><b>On vous considère comme « le parrain du blues britannique ». Avez-vous un secret concernant cette longévité ?<br />
</b>On m’a donné cette « distinction » il n’y a pas si longtemps. Je pense que c’est plus une marque de respect. Pour la longévité ? Non, pas vraiment de secret. Je pense que c’est peut-être ma liberté.</p>
<p><b>Votre liberté est votre motivation de tous les jours ?<br />
</b>Oui, absolument. Ma seule et vraie motivation.</p>
<p><b>Chez Karma nous avons une question rituelle : préférez-vous les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ?<br />
</b>Je vais devoir choisir les Beatles pour la variété de leur catalogue qui est vraiment immense. Les Stones sont un très bon groupe de rock et je pense que les deux sont importants dans la musique. J&rsquo;ai une préférence pour Paul McCartney que je trouve immensément talentueux.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_31.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-14866" alt="Dokument in Scrap" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/John_Mayall_31-865x1024.jpg" width="690" height="816" /></a></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><a href="http://www.johnmayall.com">www.johnmayall.com</a></p>
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