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	<title>Magazine Karma &#187; Interviews</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Interview : Serious Black</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Apr 2015 12:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Hammerfall]]></category>
		<category><![CDATA[Serious Black]]></category>

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		<description><![CDATA[Un nouveau super-groupe de power metal ou de metal mélodique a fait son apparition depuis quelques mois maintenant : Serious Black. Il réunit Roland Grapow...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Un nouveau super-groupe de power metal ou de metal mélodique a fait son apparition depuis quelques mois maintenant : <b>Serious Black</b>. Il réunit Roland Grapow (Masterplan, ex-Helloween), Urban Breed (Bloodbound), Dominik Sebastian (Edenbridge), Jan Vacik (Dreamscape), Mario Lochert (Ex-Visions of Atlantis) et Thomen Stauch (ex-Blind Guardian). C&rsquo;est ce dernier, batteur du groupe qui au contraire de la dénomination ne se prend pas du tout au sérieux, qui nous a accordé une interview pour parler du premier album de cette formation, appelé <i>As Daylight Breaks</i>, et de leur projets à venir.</p>
<p><b>Bonjour Thomen ! Les super-groupes sont à la mode en ce moment. Pas trop dur de gérer les égos de chacun ?</b><b> </b></p>
<p>Bonjour Nathalie ! Ce n’était pas notre intention de créer un super-groupe et c’est vrai que c’est un peu à la mode. Nous nous voyons plus comme un ensemble de personnalités très différentes mais pas comme entité commune. C’est Mario qui a eu l’idée de faire ce groupe lors d’une rencontre avec Roland après un concert. On aime faire de la musique ensemble, c’est aussi simple que ça. C’est comme ça que tu arrives à motiver les gens : en leur disant qu’on allait faire de la musique dingue en regroupant tous nos cerveaux !</p>
<p><b>D’où vient le nom Serious Black ? Es-tu fan de Harry Potter ?</b></p>
<p>C’est vrai que c’est de ma faute. C’est moi qui ai eu l’idée. Cela date de l’époque justement où Hammerfall voulait qu’on fasse la première partie de leur tournée. Or à ce moment-là on n’avait pas encore de nom. On s’était dit qu’on verrait ça plus tard mais pour la promo de la tournée, il fallait trouver un nom correct dans la semaine. On était un peu stressé. En regardant un soir le film de Harry Potter avec mes enfants, j’ai trouvé que le nom Sirius Black était vraiment sympa et irait bien avec notre musique. Le lendemain je l’avais encore en tête et je l’ai proposé à Mario, qui m’a dit que j’étais fou. (<i>rires !</i>) Finalement ça lui a plu mais on a décidé de changer l’orthographe pour ne pas avoir de soucis avec les droits du film et du bouquin. On savait que grâce à ce nom, on aurait des questions des journalistes, mais on assume totalement ! J’aime beaucoup les mondes de Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux, donc pourquoi pas ?</p>
<p><b>Comment se passe l’écriture des morceaux ?</b></p>
<p>En fait, le plus dur c’est de gérer nos agendas respectifs afin de trouver des plages pour composer et créer ensemble. Sinon, ça dépend. Certaines chansons sont écrites par Urban Breed et d’autres par moi. Chacun a son mot à dire sur l’ensemble des morceaux et on a notamment voulu faire que l’album <i>As Daylight Breaks </i>soit cohérent du début à la fin. Pour l’album on n’a pas mis longtemps. On avait une vingtaines de morceaux déjà composés avant d’aller en studio, ce qui fait qu’on a juste dû procéder à une sélection et à quelques rafistolages. On se connait depuis des années et même si on n’a jamais vraiment joué ensemble avant, on gère nos égos plutôt bien pour le moment. A vrai dire si on était vraiment des gars égocentriques, on n’aurait jamais accepté de faire la première partie de <b>Hammerfall</b>.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/1000x1000.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-23288" style="width: 515px;height: 542px" alt="1000x1000" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/1000x1000.jpg" width="417" height="542" /></a></p>
<p><b>Comme vous écrivez rapidement, vous pensez déjà à l’album suivant ?</b></p>
<p>Oui, on est très prolifique en matière d’écriture et on commence à écrire de nouveaux morceaux. On a beaucoup d’idées pour la suite, donc c’est vraiment une bonne ambiance et c’est très agréable de travailler dans ces conditions. Nous avons eu la chance de trouver notre propre style quasiment tout de suite, nous allons donc poursuivre dans cette optique.</p>
<p><b>Vous aimez aussi pas mal le mysticisme quand je vois les titres des morceaux comme « Akhenaton » ou « My Mystic Mind », non ?</b><b> </b></p>
<p>Oui, les textes viennent ici d’Urban. Pour « Akhenaton » notamment, on parle d’une personne qui a une double personnalité et qui d’une certaine manière se regarde dans un miroir dans cette chanson. Urban est très bon pour écrire des textes à double ou triple sens en anglais. Nous, les membres du groupe, on ne demande jamais trop d’explications, car ses textes sont très personnels. Et on veut laisser une part de mystère aussi.</p>
<p><b>En tournée, vous appellerez vos copains de vos groupes respectifs en « guests » ou c’est hors-de-question ?</b><b> </b></p>
<p>Je pense qu’on essaie tous de bien séparer Serious Black et nos groupes respectifs, car on ne voudrait pas tout mélanger. On ne fait pas de promo pour Serious Black sur les réseaux sociaux de nos groupes respectifs par exemple. Je trouve que ça ne se fait pas. Serious Black est un projet à part entière et il mérite toute l’attention qu’on lui porte sans pour autant profiter de la notoriété d’un autre groupe, si tu vois ce que je veux dire.</p>
<p><b>Pour finir à Karma nous avons une question rituelle : préfères-tu les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ? </b><b> </b></p>
<p>Je vais prendre les Beatles sans hésitation. Les Rolling Stones c’est vraiment un groupe très rock, qui a fait une super carrière. D’ailleurs elle n’est pas finie, mais j’ai toujours préféré les Beatles  pour leurs mélodies et aussi pour les trucs bizarres qu’ils ont créés. Ils sont même allés en Inde, c’est vraiment dingue !</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><i>Certains concerts cet été 2015 en vue :</i></p>
<p><a href="http://www.serious-black.com/#!tour/c1q2g">http://www.serious-black.com/#!tour/c1q2g</a></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/17412.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23289" alt="17412" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/17412.jpg" width="600" height="300" /></a></p>
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		<title>Interview : Rae Morris</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2015 16:16:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Bombay Bicycle Club]]></category>
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		<description><![CDATA[Âgée de 21 ans, Rachel Anne Morris alias Rae Morris, est née à Blackpool et a choisi d&#8217;y rester avant de s&#8217;installer à Londres...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Âgée de 21 ans, Rachel Anne Morris alias <b>Rae Morris</b>, est née à Blackpool et a choisi d&rsquo;y rester avant de s&rsquo;installer à Londres après avoir signé un contrat avec Atlantic. Sa famille n&rsquo;a jamais déménagé. Le fait de rester dans la même maison où elle a grandi avec ses parents et son frère ainé lui a permis de garder les pieds sur terre et de développer sa voix et son style. Ses premiers souvenirs musicaux comprennent son enthousiasme d&rsquo;écouter « Parachutes » de Coldplay sur le lecteur Minidisc de son frère et de regarder la vidéo « Cloudbusting » de Kate Bush avec son père.</p>
<p>Grâce à son charme unique, elle a attiré une multitude de jeunes chanteurs-compositeurs britanniques partageant les mêmes idées et soucieux de leur propre indépendance. Elle se considère comme un membre d&rsquo;un « collectif », au sens large. Cela explique pourquoi vous verrez probablement, dans les coulisses de ses concerts, la chanteuse et guitariste <b>Lucy Rose</b>, ainsi que <b>Tom Odell </b>(le gagnant d&rsquo;un Brit Award qui l&rsquo;a invitée à sa tournée et qui chante sur le morceau « Grow », qui fait partie de l&rsquo;album), le producteur et prodige électronique Ben Garrett (a.k.a. Fryars, co-producteur de « Cold »), ou encore le chanteur de Bombay Bicycle, Jack Steadman, qui s&rsquo;associe de temps en temps à ses tournées. Sa réputation de musicienne explique les nombreuses apparitions de musiciens invités sur son album à sortir dans les bacs, « Unguarded ». Mais Rae est bien plus qu&rsquo;une collaboratrice qu&rsquo;on peut réserver, elle a sa propre vision et elle sait très bien faire son propre chemin, sans tenir compte des bruits qui entourent le spectre musical contemporain. Pour être clair : il n&rsquo;y a pour l&rsquo;instant aucun musicien au Royaume dont le son est comparable à celui de Rae. Elle se produira au <b>Floor</b>, la nouvelle salle intime de la <b>Rockhal</b>, le jeudi <b>16 avril 2015</b>.</p>
<p><b>Bonjour Rae ! Quels sont tes premiers souvenirs d’enfance liés à la musique ?</b><b> </b></p>
<p>Bonjour Nathalie ! Je me revois petite dansant dans le salon avec ma mère et ma grand-mère, mais je devais avoir 3 ou 4 ans seulement. Je pense qu’il y a une vidéo qui existe. Sinon je me souviens qu’on écoutait beaucoup la radio quand on partait en vacances en voiture avec mon père. Je me souviens surtout de ça en fait : on écoutait beaucoup la radio.</p>
<p><b>Ton premier album « Unguarded » est sorti le 23 janvier 2015. Que penses-tu de l’accueil de cet album pour le moment ?</b></p>
<p>Très contente et très surprise de l’accueil à vrai dire. C’est très bizarre quand ta vie tourne autour de la sortie d’un album et que finalement il finit par sortir. Je suis très chanceuse de voir que les gens l’apprécient et il me permet aujourd’hui de voyager dans de supers pays que je ne connais pas, comme le Luxembourg par exemple.</p>
<p><b>Tu avais déjà sorti des EPs avant ce premier album. En quoi la préparation de cet album était différente à tes yeux ?</b></p>
<p>En fait j’ai l’impression que tout ce que j’avais fait avant m’a menée à ce premier album. Toutes les expériences acquises lors des EPs, les premiers singles, les premières prises vidéo, m’ont menée au résultat de l’album. J’y ai appliqué tout ce que j’ai appris au fil des années. Mentalement, faire un album est une grosse charge de travail. J’ai ressenti beaucoup plus de pression que lors de mes EPs, mais il s’agit de la pression que je mettais moi sur mes épaules et personne d’autre. Je voulais faire un album dont je serais fière pendant pas mal d’années encore, afin que je puisse le faire écouter à mes enfants et à mes petits-enfants. En gros, je voulais le faire de la bonne façon et ne pas me précipiter.</p>
<p><b>Tu as eu la chance d’avoir un label qui te laisse le temps pour pouvoir l’écrire et l’enregistrer. Entre le moment où tu as signé avec le label Atlantic et la sortie de ton premier album, quelles ont été tes évolutions majeures ?</b></p>
<p>J’ai beaucoup grandi pendant ces quelques années. Je venais d’une petite ville d’où je n’étais pratiquement jamais sortie et je n’avais pas rencontré beaucoup de monde. En fait, je ne savais pas encore qui j’étais vraiment. Finalement cette recherche de moi-même est devenue le concept-même de l’album. J’avais envie d’emmener les auditeurs dans ce voyage qui est le mien et de leur laisser observer la personne que j’allais devenir pour un bon moment.</p>
<p><b>Tes chansons parlent beaucoup de tes expériences personnelles. As-tu eu des appréhensions à ce sujet lors de la sortie de l’album ?</b><b> </b></p>
<p>Je n’y jamais vraiment réfléchi&#8230; C’est vrai que les morceaux parlent de mes expériences, de mes sentiments. C’est ma façon personnelle de les digérer. Souvent je me suis dit que l’album était un peu comme un journal intime auquel j’allais raconter toutes mes aventures. Je pense très sincèrement que l’art est la manière de s’exprimer la plus libre du monde. J’ai toujours été honnête dans ma musique et je viens d’un milieu où l’honnêteté a toujours été acceptée, même si parfois elle peut faire mal. Je pense que c’est important d’être honnête avec les autres mais aussi avec soi-même. Et puis, très franchement, c’est comme quand tu es sur une scène et que le public ne te quitte pas des yeux, sauf qu’ici le public est peut-être un peu plus grand. Je commence tout doucement à m’y habituer.</p>
<p><b>Le titre de l’album « Unguarded » cela a toujours été une évidence ?</b><b> </b></p>
<p>Non, pas du tout. La production de l’album était une vraie recherche de moi-même et donc j’avais quasiment un titre pour chaque phase de mon évolution. Le titre est venu quand j’ai écrit la chanson « Unguarded » et là c’est comme quand tu trouves la dernière pièce d’un puzzle géant. Tout s’est emboité tout de suite. C’était un vrai moment « Eureka ! ».</p>
<p><b>Les morceaux comme « Love Again » sont très différents de tes morceaux en piano-voix. Est-ce un vrai choix de ta part ?</b><b> </b></p>
<p>Je pense que c’est une évolution et une progression naturelles. « Love Again » est un titre très joyeux et je l’ai écrit alors que l’album était pratiquement terminé. Je pense que je voyais le bout du tunnel et j’étais très heureuse du résultat concernant cet album. Il est né aussi suite à mes différentes collaborations, avec <b>Bombay Bicycle Club</b> notamment.</p>
<p><b>Quelles sont tes idoles en matière d’écritures de paroles ?</b><b> </b></p>
<p>J’aime beaucoup Kate Bush, mais je pense que je me suis vraiment rendue compte que l’écriture des paroles des chansons pouvait avoir un impact phénoménal en écoutant <strong>Feist</strong> et <strong>Cat Power</strong>. J’ai réalisé à quel point les chansons pouvaient délivrer un message : qu’il soit politique, poétique ou autre. J’ai découvert des femmes avec des personnalités très fortes et de vraies opinions. J’aime aussi comment elles n’hésitent pas à essayer de nouvelles manières de chanter. C’est un vrai atout de savoir utiliser sa voix à bon escient. Cela m’a élargi l’horizon.</p>
<p><b>Pour finir à Karma nous avons une question rituelle : préfères-tu les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ? </b><b> </b></p>
<p>C’est très difficile. Je pense que je vais choisir les Rolling Stones. J’ai découvert les Beatles que très tard et j’ai eu du mal à savoir quelle chanson je devais écouter en premier. Je ne comprenais pas vraiment leur évolution. J’ai fait une reprise des Beatles il n’y a pas longtemps et je pense que cela me permet de me sentir moins coupable à leurs égards. Par contre j’ai toujours été fan des Rolling Stones, c’est pourquoi je les choisis eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Interview : Chinese Man</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2015 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[chinese man]]></category>
		<category><![CDATA[Sho Bro]]></category>
		<category><![CDATA[Ze Mateo]]></category>

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		<description><![CDATA[Sho-Bro, le nouvel EP six titres composé de deux titres inédits et de remix de Chill Bump, Al&#8217;Tarba ou encore DJ Nu-Mark, du groupe...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sho-Bro</em>, le nouvel EP six titres composé de deux titres inédits et de remix de <strong>Chill Bump</strong>, <strong>Al&rsquo;Tarba</strong> ou encore <strong>DJ Nu-Mark</strong>, du groupe <strong>Chinese Man</strong> vient de sortir en vinyle et en format digital. L&rsquo;occasion de parler au téléphone avec <strong>Zé Mateo</strong>, l&rsquo;un des DJs du trio de ce nouveau projet.</p>
<p><b>Si on est là, c&rsquo;est forcément pour parler de votre nouveau projet &laquo;&nbsp;Sho-Bro&nbsp;&raquo; sorti récemment. Vous avez déjà eu des retours j&rsquo;imagine ?<br />
</b>Oui, on l&rsquo;a diffusé sur Internet. Pour l&rsquo;instant les retours du public sont très positifs, il y a beaucoup de commentaires, de partages. C&rsquo;est cool, on est plutôt content mais on verra sur la durée comment ça se passe mais pour l&rsquo;instant c&rsquo;est plutôt positif.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Sho Bro&nbsp;&raquo; ne sort qu&rsquo;en format digital ou sur vinyle, pourquoi ce choix de ne pas le sortir sur CD ?<br />
</b>D&rsquo;abord, c&rsquo;est un petit projet six titres. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;on a plutôt tendance à favoriser le vinyle, pour de multiples raisons. Le CD on essaie de le garder sur des projets un peu plus gros. Surtout en termes d&rsquo;organisation, de logistique, comme on fait tout nous-mêmes, en tant que label indépendant, on a plutôt privilégié le vinyle et le format digital. Ce sont des choses qu&rsquo;on maîtrise bien, on partage direct sur notre site internet et pour la vente, notre distributeur connaît bien aussi ces formats-là. Et pour ce projet là on s&rsquo;est limité à ces formats pour un accès exclusif au support.</p>
<p><b>Que pensez vous de certains nouveaux modèles économiques : comme les mixtapes gratuites ou le fait de laisser le public mettre le prix qu&rsquo;il veut pour se procurer l&rsquo;album ? Un peu comme Run The Jewels l&rsquo;a fait récemment ?<br />
</b>C&rsquo;est sûr qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les mixtapes, on fait un peu plus de focus dessus, ça fait très longtemps que ça existe. En terme de promos, ou même d&rsquo;échanges et de partages c&rsquo;est quand même sympa pour communiquer, pour faire parler de soi. Après au niveau économique, il faut qu&rsquo;il y ait un peu d&rsquo;argent dans le système de la musique. De là à dire que c&rsquo;est la bonne ou la moins bonne solution, j&rsquo;en sais rien. Ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il faut trouver de nouvelles façons de faire tourner les projets, pas forcément d&rsquo;une manière démesurée, mais de manière à ce qu&rsquo;il y ait quand même une suite. Je pense que l&rsquo;ancienne école ne marche plus ; c&rsquo;est à dire on sort un disque, on tabasse à fond de promo partout, on achète des espaces gigantesques. Les gens sont plus actifs qu&rsquo;avant, ça veut dire qu&rsquo;ils ont aussi cette démarche d&rsquo;aller chercher sur Internet. Et quand ils ont vraiment envie, ils achètent soit un vinyle soit un CD, soit ils viennent aux concerts. Après, nous, on est toujours à même de s&rsquo;intéresser à ça quand on l&rsquo;a entre les mains, et à l&rsquo;échelle de ce que l&rsquo;on est capable de faire aussi. C&rsquo;est à dire que pour le label Chinese Man Records, la musique a toujours été d&rsquo;abord la priorité. De pouvoir en même temps revenir avec de nouvelles idées et de nouvelles innovations. Les majors ne travaillent pas de la même manière, car il y a les actionnaires derrière et qu&rsquo;il faut trouver des manières de mettre la pression pour faire acheter les albums.</p>
<p><b>Sur « Sho-Bro » on retrouve A-Plus, Knobody et Pep Love des Hieroglyphics, des artistes qui ont déjà de la bouteille et ils ont toujours autant la forme ! Comment c&rsquo;était de travailler avec eux ?<br />
</b>Malheureusement on a fait un enregistrement à distance. On était en contact pendant plusieurs mois avec eux pour leur proposer le projet, avec des échanges et des discussions. On a un copain qui est un MC de la Côte Ouest avec qui on travaille qui nous a permis de nous mettre en contact avec eux. Ca s&rsquo;est fait un peu dans un réseau intermédiaire mais ils ont adoré le morceau, ils ont fait des propositions, et après le temps que l&rsquo;on finalise ça a pris un peu de temps mais dans l&rsquo;ensemble c&rsquo;était vraiment super. C&rsquo;est vrai que ce sont des rappeurs avec de la bouteille mais c&rsquo;est un peu nos générations, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;ils restent des artistes très actifs. C&rsquo;était la grande classe de bosser avec eux.</p>
<p><b>Et au contraire, on retrouve sur l&rsquo;EP une collaboration avec Al&rsquo;Tarba, un artiste qui fait pas mal parler de lui en ce moment.<br />
</b>On l&rsquo;a croisé aussi par des intermédiaires, des réseaux musicaux. On était déjà en contact avec d&rsquo;autres artistes avec qui on avait l&rsquo;habitude de travailler et quand on a pensé cette idée des remix, on s&rsquo;est orienté un peu vers certains artistes français avec qui travailler. Il y avait bien sûr Nu-Mark avait qui on parle déjà depuis quelques années. Et Al&rsquo;Tarba ça s&rsquo;est un peu imposé naturellement pour un remix. On lui a fait écouter des morceaux des Groove Sessions 3 et il a choisi <em>Hancock</em>. On était très content et d&rsquo;ailleurs le projet de remix est super je trouve, c&rsquo;était génial d&rsquo;avoir tous ces retours positifs autour de cet EP de tout le monde.</p>
<p><b>J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression en écoutant vos disques, que peu importe les noms prestigieux qui viennent faire des remix, des featurings, tout colle facilement, comme si tous faisaient parti d&rsquo;une grande famille. C&rsquo;est aussi ce à quoi vous aspiriez à vos débuts ?<br />
</b>Ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il y a une famille musicale. On écoute énormément de choses et il y en a beaucoup qui nous plaisent et d&rsquo;envies qui naissent pour des nouveaux projets d&rsquo;actualités. Je pense qu&rsquo;au départ il y avait un rêve un peu fou sur d&rsquo;éventuelles collaborations. On a eu de la chance par moment, des fois non. Sans parler de famille, je dirai que c&rsquo;est l&rsquo;écho qu&rsquo;il peut y avoir avec ce type de musique, à la fois avec des artistes hip-hop, un procédé électronique, en samples. Après, personne ne s&rsquo;est jamais forcé à travailler avec nous, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ambitions commerciales primaires sur des collaborations. Les gens le font plutôt car ils trouvent le morceau cool, l&rsquo;idée du projet leur plaît, ça crée peut être un environnement favorable à ça. Avec une cohérence pour nous.</p>
<p><b>Du coup, pourquoi ce titre « Sho-Bro » ? Ca rejoint un peu ce que vous venez de dire ?<br />
</b>C&rsquo;est en rapport avec le côté graphique, les visuels, les vidéos qu&rsquo;on développe depuis plusieurs années. Ce projet repose encore sur Julien Lois, Fred &amp; Annabelle, et d&rsquo;autres artistes et ce qu&rsquo;on développe autour de Chinese Man ; le graphisme, une densité cinématographique. Du coup les Shaw Bro&rsquo;(thers) font des films depuis des décennies, et il y a un lien qui a pu se faire, avec les idées de Julien Lois sur l&rsquo;artwork. Ce qui a donné ces effigies sur le projet Sho-Bro mais aussi le lien qu&rsquo;on avait envie de faire avec ces films très forts et qui ont un impact certain.</p>
<p><b>Le clip de « Sho-Bro » est encore bourré de références cinématographiques, comme pour vos autres projets. Vous vous faites des petites sessions ciné avant de travailler sur quelque chose de nouveau ?<br />
</b><em>(rires)</em> Pas vraiment. On se consulte pas mal quand même en dehors du studio. Avec High Ku et SLY on est fan de ciné depuis longtemps. On essaie d&rsquo;entretenir cette culture là aussi, de prendre le temps de saisir des moments, pour les sampler par exemple. Il y a beaucoup de supports sur lesquels on essaie de faire ça quand on se retrouve face à nos machines.</p>
<p><b>Etre mélomane et cinéphile ne serait donc pas trop éloigné ?<br />
</b>En tout cas nous, ça nous aide. Je pense qu&rsquo;à partir du moment où on choisi un sample, c&rsquo;est qu&rsquo;il nous plaît, mais c&rsquo;est aussi parce que ça a une portée dans l&rsquo;imaginaire. Après le cinéma est utile particulièrement pour créer une image, une esthétique. On est assez sensible à ça tous les trois.</p>
<p><b>Cet EP explore toujours pleins de styles de musiques différents, mais si on reste dans l&rsquo;univers du rap, et notamment de ce qui se fait beaucoup aujourd&rsquo;hui, vous pensez quoi de la trap music ?<br />
</b>Je sais que dans le groupe? on est plus ou moins sensible à ça. Pour ma part ce n&rsquo;est pas ce qui me touche le plus. Même si certains titres vont me plaire quand même. Mais cette vague fait du bien au hip-hop. Après c&rsquo;est toujours pareil, lorsqu&rsquo;il y a un nouveau style, on l&rsquo;a vu avec la dubstep il y a quelques années, au bout d&rsquo;un moment ça propose beaucoup de choseS. Il faut faire le tri, comme dans tous les styles de musique. High Ku serait peut être plus apte à t&rsquo;en parler, vu que ça m&rsquo;a moins touché. Mais je trouve quand même ça cool.</p>
<p><b>Ugo vous avait déjà posé la question, concernant les Beatles et les Rolling Stones. Du coup nouvelle question, 2Pac ou Biggie ?<br />
</b><em>(rires)</em> 2Pac. Mais maintenant j&rsquo;hésite du coup ! Je suis un peu coincé car j&rsquo;aime les deux et ils ont chacun un style et une symbolique très forts.S&rsquo;ils ne venaient pas chacun de la Côte Ouest et de la Côte Est, on ne se poserai pas la question. Je vais rester sur 2Pac. Mais demain ça sera peut être Biggie <em>(rires)</em>.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Interview : Robben Ford</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2015 16:13:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Robben Ford a eu une carrière très diversifiée. Il apprend la guitare à 13 ans et Mike Bloomfield est considéré comme sa première influence....]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Robben Ford</b> a eu une carrière très diversifiée. Il apprend la guitare à 13 ans et <b>Mike Bloomfield</b> est considéré comme sa première influence. A 18 ans il s’installe à San Francisco pour former <b>The Charles Ford Band </b>(nommé d&rsquo;après son père, qui était aussi un guitariste), et il est rapidement engagé pour jouer avec <b>Charlie Musselwhite</b> pendant neuf mois. Robben joue avec Jimmy Witherspoon (1972-1973), le <b>LA Express avec Tom Scott</b> (1974), <b>George Harrison</b>, et <b>Joni Mitchell</b>. En 1977, il est membre fondateur des <b>Yellowjackets</b>, dont il est resté membre jusqu&rsquo;en 1983, ayant simultanément une carrière solo et travaillant comme un guitariste de studio. En 1986, Robben fait des tournées avec <b>Miles Davis</b> et a deux périodes distinctes (1985 et 1987) avec <b>Sadao Watanabe</b>, mais il semble vraiment se retrouver en 1992 quand il revient à ses racines: le blues. Il revient aujourd’hui avec « Into The Sun », un album soul lumineux produit par Niko Bolas et mettant en vedette des apparitions par <b>ZZ Ward, Keb &lsquo;Mo&rsquo;, </b>et <b>Warren Haynes</b>, album qui est sorti le 30 mars 2015 en France. Il nous en a parlé ici.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/ATT00001.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23232" alt="ATT00001" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/ATT00001.jpg" width="480" height="480" /></a></p>
<p><b>Bonjour Robben ! Peux-tu nous dire s’il y a un concept spécifique dans ce nouvel album appelé « Into The Sun » ?</b></p>
<p>Bonjour Nathalie ! En y réfléchissant bien, je pense que le seul terme qui me vient à l’esprit est « moderne ». En écoutant ce que les gens font de nos jours, j’ai tendance à croire que beaucoup essaient de faire dans le « old school », alors que moi pas du tout. C’est d’ailleurs le seul effort particulier de cohérence que j’ai fait avec cet album. J’ai voulu qu’il soit moderne.</p>
<p><b>Tu avais dit de ton précédent album que tu voulais faire un album avec lequel tu puisses t’assoir avec une guitare et jouer pour quelqu’un. Est-ce toujours le cas ici ?</b></p>
<p>Je n’avais pas vraiment cette idée en tête ici. Pour moi l’écriture est un artisanat. Il demande beaucoup d’effort. Je n’avais pas de grande vision pour cet album. J’avais juste envie d’écrire mes morceaux comme bon me semble avec l’inspiration du moment. Cet album, c’est un Polaroid de mes efforts d’une année.</p>
<p><b>L’écriture est un artisanat pour toi. Tu écris donc de manière mécanique ?</b></p>
<p>J’ai décidé d’écrire des morceaux assez tôt en faisant du blues, mais je n’écrivais pas les paroles. Cela a vraiment été choix un matin. Je voulais vraiment écrire mes propres paroles et voir ce que cela donnait. Comme tout artisanat, cela peut devenir un art avec le temps, même si je pense ne pas être assez bon dans ce domaine pour appeler cela de l’art aujourd’hui. J’ai dû apprendre comment faire : j’ai lu des bouquins, j’ai demandé de l’aide, j’ai écouté ce que les paroliers écrivaient. Je n’ai jamais été parolier donc pour moi c’est un gros effort et même une forme de dévotion en fait. Pour mon album « A Day in Nashville », je l’ai écrit très vite, l’inspiration étant présente et la source fraiche. Je me sentais comme un enfant et son nouveau jouet. Aujourd’hui je suis heureux d’avoir découvert une nouvelle façon de m’exprimer. Avant je prenais ma guitare et c’est grâce à elle que j’exprimais mes sentiments les plus profonds. Avec les paroles, j’essaie de me rapprocher de cet idéal. Je peux désormais écrire pour quelqu’un d’autre, ce que je ne pouvais pas faire au départ. J’ai l’impression d’avoir trouvé une nouvelle chambre dans ma maison et là je suis en train de découvrir ce qui s’y passe.</p>
<p><b>L’écriture n’est donc pas un besoin chez toi, mais un choix. C’est assez surprenant comme approche !</b></p>
<p>Absolument ! D’ailleurs je n’écris pas que sur moi, mais sur les choses de la vie, qu’elles soient personnelles ou pas. Je suis dans ce métier depuis assez longtemps maintenant, j’ai les connaissances pour écrire des morceaux, mais c’est vrai que de ne pas écrire les paroles, cela me frustrait. Tu es toujours dépendant de quelqu’un d’autre.</p>
<p><b>Tu as invité pas mal de monde à jouer avec toi sur cet album. Comment se sont faits tes choix de « guests » ?</b><b> </b></p>
<p>Il y en a une partie qui m’a été proposée par mon management ou mon label. Il y a donc eu des choix très logique comme pour Keb’ Mo’ ou Warren Haynes (Gov’t Mule). J’avais très envie de bosser avec Sonny Landreth et j’ai profité de l’occasion pour l’appeler. J’avais le morceau idéal pour Robert Randolph et je l’ai appelé pour ça aussi du coup. ZZ Ward et moi, on a le même manager et quant à Tyler Bryant, c’est le petit jeune de l’album. Il a 23 ans et c’est encore un bébé, mais c’était intéressant pour moi de l’impliquer, comme c’est la nouvelle génération de guitaristes.<b> </b></p>
<p><b>Est-ce que la notion de « Guitar Hero » a de l’importance pour toi ?</b><b> </b></p>
<p>Je pense que c’est une sorte de slogan. J’ai eu pas mal de « Guitar Hero » comme idoles dans ma jeunesse. Je comprends son utilisation mais je ne l’appliquerais pas à moi.</p>
<p><b>Quels sont tes « Guitar Hero » ou quels sont les artistes que tu admires ?</b><b> </b></p>
<p>J’en ai beaucoup dans ma vie : il y a eu BB King ou encore John Coltrane. Aujourd’hui je suis aussi inspiré par d’autres types d’artistes et pas nécessairement des guitaristes en fait. J’aime beaucoup Maurice Ravel par exemple. J’adore ses orchestrations et ses mélodies et elles m’inspirent tous les jours.</p>
<p><b>Tu as aussi dit que de toutes les expériences professionnelles que tu as eues dans ta vie, celle qui t’a apporté le plus c’était de jouer avec Joni Mitchell. Pourquoi ?</b><b> </b></p>
<p>J’ai travaillé avec elle pendant deux ans et grâce à elle j’ai énormément appris. Je n’avais que 22 ans et elle était déjà une musicienne très sophistiquée. A l’époque je la considérais comme une déesse vivante. J’ai eu la chance d’être à ses côtés au meilleur moment de sa carrière : elle était heureuse, belle et pas du tout aigrie, comme elle l’a été plus tard.</p>
<p><b>Tu as aussi travaillé avec George Harrison. Comment était-ce ?</b><b> </b></p>
<p>C’était à un moment intéressant en 1974, malheureusement la drogue jouait un très grand rôle. C’était un mec bien et il a toujours été gentil avec moi, alors que j’étais très jeune et très inexpérimenté. Je suis parti avec lui sur un des seules tournées qu’il n’ait jamais faite. Mais comme je disais, il y avait trop de drogue partout.</p>
<p><b>As-tu eu des soucis avec la drogue ?</b><b> </b></p>
<p>J’en ai pris comme tout le monde, mais ça n’a jamais été une vraie addiction, comme pour beaucoup de mes acolytes. Je me souviens notamment avoir pris de la cocaïne, mais c’était pour le fun, pas pour la défonce.</p>
<p><b>Quelle relation as-tu avec tes guitares ?</b><b> </b></p>
<p>J’aime beaucoup mes guitares mais je ne leur parle pas par exemple. J’en ai une grande variété mais je les considère plus comme des outils de travail. Il y en a deux ou trois auxquelles je suis vraiment attaché. Mais attaché comme à un chien par exemple, pas comme à une femme ! (<i>rires !)</i></p>
<p><b>Te souviens-tu de ta première guitare ?</b><b> </b></p>
<p>Pas vraiment. C’était une guitare japonaise pas chère que mon père m’avait achetée pour Noël. Je devais avoir 13 ans.</p>
<p><b>Pour finir à Karma nous avons une question rituelle : préfères-tu les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ? </b><b> </b></p>
<p>Les Beatles pour la simple et bonne raison qu’il y avait beaucoup plus de talents différents dans ce groupe. Ils étaient doués en mélodies et leurs paroles étaient excellentes. Paul McCartney et John Lennon sont pour moi les meilleurs mélodistes de tous les temps.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/picture-14.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-23233" alt="picture-14" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/picture-14.png" width="507" height="417" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Il sera en concert en France le 26 juin 2015 à Carpentras au festival Auzon Le Blues.</i><i></i></p>
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		<title>Interview : Mouse on Mars</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2015 15:40:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[24 Heures Electroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Floor]]></category>
		<category><![CDATA[Mouse on Mars]]></category>
		<category><![CDATA[rockhal]]></category>

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		<description><![CDATA[Mouse on Mars, composé par le duo Andi Toma et Jan St. Werner, est un des rares groupes de musique électronique qui a su...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Mouse on Mars,</b> composé par le duo Andi Toma et Jan St. Werner, est un des rares groupes de musique électronique qui a su résister aux épreuves du temps. Leur secret depuis une vingtaine d’année ? Une envie constante de se réinventer, des mélodies fragmentées et un amour commun pour l’anticonformisme, voilà ce qui a fait que ce duo, basé à Berlin, a réussi à emmener son public dans son monde riche de myriades de distorsions et à créer son propre langage musical. Ils seront le <b>2 mai 2015 </b>dans le cadre des <b>24 heures Electroniques</b> (détails sur la journée et soirée à lire <a href="http://magazine-karma.fr/media/24-heures-electroniques-le-samedi-2-mai-2015-a-la-rockhal/">ici</a>) au <b>Floor </b>de la<b> Rockhal</b> pour une de leurs rares apparitions en live et leurs constantes expérimentations feront de leur live, sans doute, une expérience unique en son genre. Ils seront aussi disponibles de 18h à 18h45 pour un Artist Talk (réservations conseillées!), pour les futurs producteurs d’entre vous. En attendant, on a parlé à Andi de sa relation avec leur musique commune ici.</p>
<p><b>Avant de t’appeler, j’ai écouté votre premier album « Vulvaland » et j’ai l’impression qu’à l’époque vous vous laissiez beaucoup d’espace lors que vous faisiez de la musique. Aujourd’hui c’est un peu différent, non ?</b></p>
<p>Bonjour Nathalie ! Ça fait longtemps que je ne l’ai pas écouté mais tu as sans doute raison. Cet album a été fait il y a une vingtaine d’années et je pense que les moyens de l’époque étaient assez limités. Nous étions à la recherche de notre propre son, donc on expérimentait pas mal. Nous avons commencé à faire de la musique que ce qu’on entendait à la radio à ce moment-là nous emmerdait. C’était notre premier disque et c’est vrai qu’il a une ambiance assez cool et assez relax. On a appris à modeler l’espace dans nos morceaux avec le temps. L’espace entre les sons a toujours été une notion importante pour nous. Je pense que cet album, si on le refaisait aujourd’hui, il serait totalement différent, même en gardant les mêmes sons.</p>
<p><b>Que penses-tu de cet album ?</b></p>
<p>Je pense qu’il un peu timide en fait. Je sais ce que nous voulions faire et en fait, je pense que nous nous sommes mis des barrières tous seuls. Mais bon, ce n’est pas grave. C’est comme ça qu’on apprend. (<i>rires </i>!)</p>
<p><b>Aujourd’hui vous mettez beaucoup plus de couches dans vos morceaux et c’est un peu devenu votre signature. Vous n’avez pas peur que le public se perde dans cette complexité ?</b></p>
<p>En premier lieu, nous faisons de la musique pour nous et pas pour les autres. C’est une procédure tellement personnelle. Nous recherchons des sons qui nous stimulent et ce sont ces sons qui mettent en route votre imagination. Que cela plaise à un certain nombre de gens, c’est un peu un hasard. Un hasard heureux.</p>
<p>Pour moi, faire de la musique c’est un peu comme un architecte qui crée sa maison. La musique c’est pareil, il y a une structure à respecter. Dans Mouse on Mars on essaie de mettre le plus de meubles possibles dans une chambre très petite, tout en essayant de la garder fonctionnelle. Ce n’est pas évident mais ce n’est pas impossible. On rend toujours dingue les personnes qui masterisent nos morceaux. Ils nous disent tous qu’il y a « trop de sons ».</p>
<p><b>Ta musique et ta personnalité, elles ont des points communs ?</b></p>
<p>Oui, c’est indissociable ! Je suis ma musique et ma musique c’est moi. Je retrouve pas mal de de mes traits de caractère dans ce que je fais, c’est drôle. Mais j’aime l’idée que ma musique soit une entité en soi et qu’elle ne m’appartienne pas. J’aimerais que les personnes qui écoutent ce que nous faisons y trouvent des choses personnelles concernant leurs vies, pas des nôtres.</p>
<p><b>Giorgio Moroder nous a signalé dans un précédent Artist Talk qu’il a beaucoup été inspiré par les femmes dans sa vie. Vous, qu’est-ce qui vous inspire ?</b><b> </b></p>
<p>Je n’y avais jamais pensé mais c’est vrai que faire de la musique ça a une connotation sexuelle. Notamment quand tu es sur scène et que tu vois les femmes se trémousser devant toi. Tu as une sorte de pouvoir ou d&rsquo;emprise sur elles. Je peux comprendre ce cher Giorgio ! En dehors du live, nous sommes très pragmatiques dans notre façon de composer de la musique. Très, très carthésiens… pour ne pas dire autistes ! Oui, voilà: quand nous sommes dans le studio, nous sommes des cas vraiment très graves d’autisme aigu. Plus rien autour de nous n’a d’importance. Dès fois, on oublie même de manger.</p>
<p><b>Depuis le temps que vous faites ce métier, quels conseils donnez-vous aux jeunes qui débutent ?</b><b> </b></p>
<p>Je ne suis pas très doué en conseils. Et c’est dur de trouver un conseil générique comme ça en deux secondes. Je dirais que ça dépend qui tu as en face de toi. Essaie de trouver ta propre voie. Ne laisse rien dicter ta conduite ou ton style. Improvise. Si tu te sens coincé dans une situation, ouvre ton esprit à des possibilités nouvelles. Fais que ton esprit soit disponible pour de nouvelles choses.</p>
<p><b>A Karma nous avons une question rituelle : préfères-tu les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ? </b><b> </b></p>
<p>Je vais prendre les Rolling Beatles. Je pense que ce serait une bonne combinaison. J’aimerais savoir ce que ce groupe aurait fait comme musique !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/Mouse_On_Mars_4.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23220" alt="Mouse_On_Mars_4" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/Mouse_On_Mars_4.jpg" width="700" height="465" /></a></p>
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		<title>Interview : Sterling Campbell</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Mar 2015 14:40:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Une fois n’est pas coutume, nous avions déjà eu l’occasion d’organiser une interview avec des artistes à New York. (à relire dans notre numéro...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une fois n’est pas coutume, nous avions déjà eu l’occasion d’organiser une interview avec des artistes à New York. (à relire dans notre numéro 3, notre interview de <b>Lynyrd Skynyrd</b> faite par notre envoyé spécial à New York <a href="http://issuu.com/magazinekarma/docs/magazine_karma_numero3">ici)</a>. Je me suis dit que Guillaume, l’envoyé spécial donc, n’était pas le seul à pouvoir parler avec des stars à New York et me voici donc dans la Grande Pomme par -16 degrés dehors et un vent à vous arracher le visage. J’ai rendez-vous dans un immeuble sur Irving Place, où j’ai l’occasion privilégiée de parler avec <b>Sterling Campbell</b>. Qui est-il me direz-vous ? Un tour sur Wikipédia répondra rapidement à la question : « <b>Sterling Campbell</b> est un musicien américain né le 3 mai 1964 à New York en États-Unis. Il était principalement connu pour être le batteur du groupe pop rock <b>Duran Duran</b> de 1988 à 1991, membre du groupe rock alternatif <b>Soul Asylum</b> de 1992 à 1998, il a également travaillé avec de nombreux actes de grande envergure avec Duran Duran, Soul Asylum, <b>Cyndi Lauper</b>, <b>The B-52&prime;s</b>, <b>David Bowie</b>, <b>David Byrne</b>, <b>Tina Turner</b> et <b>Gustavo Cerati</b>. ».</p>
<p>Il arrive enfin, aussi transi de froid que moi, ça me rassure, et me fait entrer dans l’immeuble, apparemment rempli de bureaux. L’ascenseur s’arrête à un étage et s’ouvre sur un appartement de 150 m<sup>2 </sup>aménagé en studio d’enregistrement. Il me fait le tour du propriétaire et m’explique que ce studio appartient à une coopérative de musiciens. Ils l’utilisent pour enregistrer, répéter, tester, s’amuser ou juste pour discuter. Confortablement installés dans un canapé moelleux, nous voilà lancés.</p>
<div id="attachment_23193" style="width: 700px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/Heathen_Tour_Bowie_and_Sterling_Campbell.jpg"><img class="size-large wp-image-23193" alt="Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Heathen_Tour" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/Heathen_Tour_Bowie_and_Sterling_Campbell-1024x810.jpg" width="690" height="545" /></a><p class="wp-caption-text">Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Heathen_Tour</p></div>
<p><b>Raconte-moi comment tu en es venu à jouer de la batterie !</b></p>
<p>J’ai commencé à jouer de la musique chez moi, car mes frères écoutaient tous les types de musiques, comme le RnB ou encore les débuts du rock ou le disco dans les années 1970. Il y avait des vagues d’artistes chez nous comme ça. Je me souviens avoir entendu les Beatles, Elton John, etc.. Bizarrement, j’ai tout de suite gravité vers la batterie. Ma maman me voyait taper sur des choses toute la journée, je créais des rythmes et j’adorais ça. Je commençais même à être connu pour ça dans tout le voisinage. Pour Noël, ma maman m’a acheté mon tout premier Drum Kit. Cela m’a permis de me distinguer de mes 4 frères, car je suis le cadet d’une grande fratrie.</p>
<p><b>Tes frères n’ont donc pas fait le même choix de carrière que toi ?</b></p>
<p>Non, mes frères n’ont pas suivi le même chemin que moi et c’est dommage, car ils sont très doués. Pour certains morceaux, ils ne connaissent pas seulement les paroles ou la mélodie, ils connaissent chaque détail : les cuivres, la batterie… tout quoi ! J’ai appris ça grâce à eux. Je suis devenu un auditeur concentré et assidu. Je ne suis pas quelqu’un qui lit la musique mais j’apprends principalement en écoutant. Ecouter permet de mieux interpréter selon moi, car tu entends l’intention de l’artiste, ce qui n’est pas le cas sur le papier à musique.</p>
<p><b>Tu as tout de suite commencé à jouer du rock ?</b></p>
<p>Au début, j’ai commencé par le jazz-fusion. Je n’ai jamais vraiment voulu être joueur de jazz-fusion, mais c’était un bon enseignement pour commencer et surtout apprendre à écouter : les rythmes, les émotions… tout y est ! Très vite, quand j’ai commencé à bien maitriser la batterie, j’avais envie de jouer comme les stars des années 1970, car c’était le style que j’adorais écouter. J’ai toujours aimé les artistes anglais, donc après le jazz-fusion, je me suis rabattu assez rapidement sur le hard rock.</p>
<p><b>Comment es-tu devenu fan de David Bowie ?</b></p>
<p>Je pense que je suis vraiment devenu fan, quand je l’ai vu jouer un concert à New York en 1978. C’était les débuts de « Heroes » et la fin de « Ziggy Stardust » et de « Station to Station ». C’était un peu par hasard en fait. Le batteur de Bowie habitait dans le même immeuble que moi à New York et un jour je l’ai croisé au bas des escaliers à l’entrée et il avait tout son matériel qu’il était en train de tout mettre dans une camionnette. Je l’ai aidé à tout caser et je lui ai demandé où il allait jouer. Il m’a répondu « Madison Square Garden avec <b>David Bowie</b> » et ensuite, pour me remercier, il m’a demandé si je voulais des tickets. Je n’y avais jamais été mais pour moi ce lieu, c’était la Mecque de la musique à l’époque ! Toutes les grandes stars devaient y jouer ! Je n’ai donc pas hésité une seconde et je suis allé le voir. C’était mon premier concert où je suis allé seul et c’était David Bowie à son apogée !</p>
<p><b>Qu’est-ce qui le rend cette période de la fin des années 1970 si unique selon toi ?</b><b> </b></p>
<p>Je pense que le timing était parfait. Tous les ingrédients étaient présents pour créer des superstars dans les années 1970. Ce sont pour la plupart des enfants post Seconde Guerre Mondiale, je pense ici à David Bowie, les Stones, ou même The Who. Tous ont sûrement encore des souvenirs liés à la guerre et au fait qu’ils devaient se mettre à l’abri des bombes. Après, arrivés à un certain âge, le rock’n’roll frappe à leur porte dans sa forme la plus pure avec Little Richard, Elvis, Chuck Berry et le blues ! Forcément quand tu mets tous ces facteurs ensemble, ça donne des mélanges explosifs. Malheureusement tous les groupes de musique qui font du rock’n’roll ne peuvent pas ressentir les mêmes émotions et donc faire la même qualité en matière de musique.</p>
<p><b>Comment as-tu décroché ta première tournée mondiale, qui était avec Cyndi Lauper ?</b></p>
<p>Je pense que c’est un joyeux accident. J’avais le bon âge, je sortais de l’école, mais surtout j’étais au bon endroit au bon moment. J’ai eu la chance d’être à New York au début des années 1980 et c’était l’endroit où il fallait être pour les musiciens à cette époque. J’ai commencé à jouer dans différents groupes. Pendant un moment je jouais dans 4-5 groupes différents en même temps. Un soir le bassiste de <b>Cyndi Lauper </b>est venu me voir à un de mes concerts et il m’a convaincu de participer à une audition pour sa tournée. A l’époque, j’admirais Peter Gabriel et David Bowie, donc je suis allé à l’audition à reculons en fait. Pour moi, Cyndi Lauper, c’était juste « Girls Just Want to Have Fun» et rien d’autre. Je n’écoutais pas du tout ce qu’elle faisait. A la fin de l’audition, le manager de Cyndi est venu me voir et m’a dit qu’elle m’aimait beaucoup et qu’elle souhaiterait m’avoir pour sa tournée mondiale. J’ai répondu que je ne savais pas si j’avais envie de le faire. Je n’oublierai jamais le visage du manager qui s’est décomposé. Il faut remettre dans le contexte qu’à l’époque Cyndi était au même niveau que Madonna d’un point de vue popularité. Et pour un musicien de se faire offrir comme ça une tournée mondiale sur un plateau, ce n’était pas rien ! Je ne le réalisais pas du tout. Finalement, j’ai fini par accepter et c’était la meilleure décision de ma vie, car cette tournée m’a apporté un véritable coup de projecteur et a lancé ma carrière professionnelle.</p>
<p><b>Que s’est-il passé par la suite ? Es-tu tombé dans les travers de la drogue ?</b></p>
<p>Après Cyndi, tout s’est accéléré pour moi. Ça m’a ouvert toutes les portes. Les filles étaient faciles et j’avais accès à toutes les drogues, l’alcool, la bouffe. Du jour au lendemain, tout le monde est gentil avec toi. Oui, j’ai pris pas mal de drogues mais j’ai tout arrêté depuis. Le Falun Gong (<i>ndlr : est sorte de gymnastique traditionnelle chinoise et une science de la respiration</i>) m’y a beaucoup aidé.</p>
<p>Aujourd’hui les drogues sur les tournées ont beaucoup été remplacées par le narcissisme. Tout le monde se balade avec son portable et ne peut pas faire un truc sans devoir le poster sur les réseaux sociaux. La drogue c’était aussi très souvent pour être mieux dans sa peau et pour retrouver une certaine confiance en soi. Aujourd’hui c’est internet, la drogue à la mode. Et tout le monde en redemande.</p>
<p><b>As-tu des enfants et font-ils de la musique ?</b></p>
<p>J’ai deux beaux-fils et ils ont 14 et 16 ans. L’un d’eux essaie de percer dans la musique et je l’aide du mieux que je peux. Il est musicien aussi, mais je pense que c’est plus facile de nos jours quand tu es DJ. C’est la génération actuelle qui dicte comment on écoute et comment on consomme de la musique et les DJs leur appartiennent d’une certaine façon.</p>
<p><b>Tu n’es pas « que » musicien, tu es aussi compositeur. As-tu aussi des projets personnels sur lesquels tu travailles ?</b><b> </b></p>
<p>Oui, je compose et j’ai des projets personnels, malheureusement c’est un peu comme tout : je n’avance pas beaucoup car cela prend énormément d’énergie. Et puis, mon premier objectif tous les mois c’est d’abord de payer le loyer, donc je fais des tournées et je joue en studio si on me le demande et je fais de mon mieux pour tout combiner. Un jour peut-être j’arriverais à sortir un projet à moi, mais je ne suis plus aussi ambitieux que je l’étais étant plus jeune. Je coécris aussi pour les autres. J’ai coécrit par exemple quelques morceaux sur l’album de David Bowie appelé « Outside » et j’ai beaucoup coécrit pour les Duran Duran. Je suis du style à écrire comme Bowie, mais en moins extrême. J’entends un sifflement, un truc qui m’inspire et je peux en faire une chanson en brodant autour. Les Beatles étaient comme ça aussi, rien n’était prémédité.</p>
<p>A vrai dire, j’ai aussi un peu peur de sortir mes compositions après avoir bossé avec toutes ces pointures. De temps en temps, je demandais à Bowie : « Mais comment as-tu trouvé cette mélodie ou cette idée de chanson ? ». Il me répondait des trucs improbables du style : « Ça vient d’un morceau de Billie Holiday que j’ai retravaillé un peu… ». Cela rendait la chose dingue et très mystérieuse ! C’était à l’opposé du morceau final ! J’adore ce mystère et je pense qu’il ne faut pas pouvoir tout expliquer. Ce mystère me manque un peu dans les compositions actuelles. Je peux presque prédire comment une chanson va se dérouler à la première écoute. C’est pathétique.<b> </b></p>
<p><b>Comment était New York à la fin des années 1970 et début des années 1980 ?</b></p>
<p>New York n’était pas aussi épuisante qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’était le moment où les banques poussaient comme des champignons. Il y avait du crime, beaucoup de crimes. Je vois ça un peu comme quand tu vas dans la jungle. C’est très beau la jungle, mais il faut y connaître les règles pour ne pas se faire bouffer par un anaconda. Pour New York c’est pareil. Les gens des quartiers se connaissaient entre eux. Tout fonctionnait par un système de « communautés » : les personnes se soutenaient.</p>
<p><b>Comment fais-tu pour continuer d’exercer ce métier encore aujourd’hui ? Et pour payer ton loyer ?</b></p>
<p>C’est dur de survivre quand tu es un artiste aujourd’hui. Souvent tu es confronté à des choix impossibles. On te demande de faire une merde commerciale ou pour créer un truc vraiment beau ou profond, il faut que tu souffres le martyr. Moi, j’essaie de survivre à toutes les époques. Je m’intéresse énormément à la musique, donc quand j’entends un truc nouveau, je me documente et j’essaie de comprendre comment les musiciens font tel ou tel son. C’est de cette façon où tu peux survivre aux différentes époques : en travaillant sans cesse !</p>
<p>Tu sais, après mon retour de tournée de Duran Duran, il y avait Nirvana qui tournait en boucle à la radio. Le grunge ce n’était pas mon style, mais j’ai dû m’y mettre pour suivre la mode. Tous les grands artistes le font aussi. Quand il y a eu la période disco, même les Rolling Stones l’ont adapté à leur sauce, sans oublier Fleetwood Mac ou encore Blondie.<b> </b></p>
<p><b>A Karma nous avons une question rituelle : préfères-tu les Beatles ou les Rolling Stones? Et pourquoi ? </b><b> </b></p>
<p>Je vais prendre les Beatles, car je suis un gentil, même si je sais les Rolling Stones sont de faux méchants. Les Beatles me correspondent plus, car c’était des rêveurs, un peu comme moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/IMG_0774.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-23192" alt="IMG_0774" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/IMG_0774.jpg" width="640" height="640" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Interview : Selah Sue</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Mar 2015 17:04:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[atelier]]></category>
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		<category><![CDATA[Selah Sue]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chanteuse/compositrice r’n’b belge Selah Sue a habilement affiné sa signature ces dernières années. Grâce à sa musique, qui est un mélange entre de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le chanteuse/compositrice r’n’b belge <b>Selah Sue</b> a habilement affiné sa signature ces dernières années. Grâce à sa musique, qui est un mélange entre de la soul, du hip -hop, du funk, du reggae, Selah a su prendre de l’ampleur et a muri de façon croissante depuis la fin de son adolescence. Mélange subtil entre Adele, Erykah Badu et Lauryn Hill, le succès de Selah Sue a pris de l&rsquo;ampleur et elle s’est construit une solide sa réputation, ce qui l’a amenée sur l’étape suivante : le succès international notamment grâce à ses spectacles incroyablement intenses.</p>
<p>Selah Sue sera en tournée avec dans ses bagages son dernier EP « Alone », et son album flambant neuf « Reason », qui sort demain le 27 mars 2015. Pour vous le faire découvrir, elle posera ses valises à la <b>Rockhal le jeudi 30 avril 2015</b> à l&rsquo;occasion d&rsquo;un concert organisé par l’<b>Atelier</b> et en attendant elle nous en parle ici. Elle nous prouve aussi qu’en écoutant de la « merde » dans son enfance, on peut devenir une star internationale.</p>
<p><b>Bonjour ! Peux-tu me parler de ton nouvel album « Reason » et surtout comment s’est passé la production avec Robin Lammar et Ludwig Goransson ?</b><b> </b></p>
<p>Bonjour ! Je pense que le plus dur c’était de gérer les égos de chacun et aussi de ne pas perdre le fil. Pour cet album, je savais exactement ce que je voulais : comment je voulais placer ma voix, quelle direction musicale je voulais prendre, ce qui a rendu la conception-même de l’album assez simple. Les deux producteurs m’ont beaucoup aidée à atteindre cet objectif. Ludwig, notamment, a laissé son empreinte sur le côté plus électronique.<b> </b></p>
<p><b>Ce sont ces changements dans ta vie personnelle qui t’ont donné envie d’appeler cet album « Reason » ? Tu as atteint l’âge de raison ?</b><b> </b></p>
<p>Un peu, oui. Entretemps je viens d’avoir 25 ans et je prends soin des deux enfants de mon compagnon, donc quelque part, je me dis qu’il était temps d’atteindre l’âge de raison. (<i>rires !</i>) En même temps, je reste quelqu’un de très sensible et je suis souvent débordée par mes émotions. L’album me donne un cadre pour mettre toutes mes émotions et d’en faire quelque chose de sensé. Cela m’aide beaucoup.</p>
<p><b>De quoi parles-tu sur cet album ?</b><b> </b></p>
<p>Les gens pensent souvent que lorsqu’on a du succès, on n’est plus du tout malheureux. Or ce n’est pas vrai du tout. Je parle donc des hauts et des bas, de mes humeurs, des aléas de la vie en somme. Je parle aussi beaucoup d’amour, comme je l’ai trouvé entretemps et qu’il a pris une grande place. Il y a eu beaucoup de changements dans ma vie depuis le premier album, donc j’ai eu la chance d’avoir trouvé l’inspiration assez facilement. Je n’ai pas vraiment ressenti la « pression du second album ». L’écriture s’est faite de manière assez spontanée et très douce.</p>
<p><b>Tu as présenté son album en jouant dans des endroits plutôt insolites, comme des gares ou des aéroports. Pourquoi ce choix inhabituel ?</b><b> </b></p>
<p>En fait, j’avais envie de faire une promotion un peu spéciale. Je me suis souvenue que lorsque tu pars en tournée, 99% de ton temps tu le passes à attendre. Donc du coup, je me suis dit qu’entre chaque concert, au lieu d’attendre, je vais me mettre à jouer mes nouveaux morceaux, histoire de faire passer le temps. Il y a des émissions en Belgique où ils montrent les artistes qui font ça et surtout les réactions des passants, qui sont extrêmement variables ! Certains s’arrêtent pour écouter, d’autres sont énervés, d&rsquo;autres rigolent et d’autres s’en foutent. C’est vraiment hyper intéressant et très instructif de tester ses chansons dans ces conditions qui ne sont vraiment pas simples. Les gens ne sont pas là pour t’écouter.</p>
<p><b>Tu vas faire pas mal de festivals aussi cet été. Comment te prépares-tu pour un concert ou un festival ?</b><b> </b></p>
<p>Les festivals c’est souvent plus court qu’un set normal de concert. Sur un festival tu joues souvent une petite heure et tu essaies d’y mettre le plus d’énergie possible. Le public est souvent assez ouvert et l’ambiance joue beaucoup. Sur un set de concert dans une salle, c’est plus intimiste, donc tu peux un peu plus jouer sur les émotions. Sinon, ma préparation est toujours la même: j’essaie de bien dormir et de boire beaucoup d’eau la veille, histoire d’avoir une chouette voix le lendemain sur scène.</p>
<p><b>Qu’écoutais-tu comme musique quand tu étais jeune ?</b></p>
<p>Franchement ? J’écoutais vraiment de la merde en fait ! Jusqu’à l’âge de 13 ou 14 ans, j’écoutais les Spice Girls ou encore les Backstreet Boys. Donc tu vois, vraiment, je n’écoutais pas de la bonne musique ! (<i>rires !</i>) En fait, j’ai commencé à construire ma propre opinion sur la musique qu’après 14 ans où j’ai découvert Lauryn Hill par exemple. Comme quoi, les gens changent et les goûts musicaux évoluent!</p>
<p><b>Une dernière question avant de terminer : notre question rituelle. Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi?</b><b> </b></p>
<p>Pour être honnête avec toi, je ne connais pas assez le spectre de leurs musiques respectives pour pouvoir te répondre. C’est une période dans le monde musical que je ne connais pas très bien, donc je préfère ne pas te répondre. Je pense que la musique des Beatles est plus liée à l’émotion, mais je ne suis pas sûre à 100%. Reviens me voir dans quelques années, j’aurai peut-être une réponse à te donner à ce moment-là.<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/selah_sue_2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-23185" alt="selah_sue_2" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/selah_sue_2-1024x640.jpg" width="690" height="431" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Interview : Tuys</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2015 13:29:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Depuis sa première apparition au tremplin Screaming Fields en 2010, organisé par le Centre de ressources de la Rockhal, le jeune quatuor indie-pop Tuys...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis sa première apparition au tremplin Screaming Fields en 2010, organisé par le Centre de ressources de la Rockhal, le jeune quatuor indie-pop <b>Tuys </b>n’a jamais ralenti sa vitesse de croisière. Il célébrera la sortie de son deuxième EP &laquo;&nbsp;Carousel&nbsp;&raquo; le <b>samedi 4 avril 2015</b> au <b>Floor de la Rockhal</b>, épaulé par <b>District 7</b> (LU) et <b>Balinger</b> (FR).</p>
<p>&laquo;&nbsp;Carousel&nbsp;&raquo; est le second EP des Tuys, groupe qui a réussi à survivre à l&rsquo;épreuve du temps, et dont les membres sillonnent les scènes du pays depuis quelques années déjà. Le nom de l&rsquo;œuvre n&rsquo;a pas été choisi au hasard; il fait référence au constant cheminement du groupe et à la recherche d&rsquo;eux-mêmes en matière artistique. S&rsquo;y mélangent souvenirs de première jeunesse et nouvelles expérimentations sonores qui témoignent d&rsquo;une évolution et d&rsquo;une remise en question permanentes, à l&rsquo;image de la carrière du groupe et de la vie en général, qui se retrouvent toujours autour du même noyau central, un peu comme un manège. On leur a parlé de leur cheminement, de leur nouvel EP et de leurs projets ici.</p>
<p><b>Bonjour ! Ma première question va peut-être vous surprendre, mais en écoutant votre nouvel EP, qui est très différent du premier, je me suis demandé si vous jouiez toujours vos premiers morceaux sur scène. Est-ce le cas ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever (chant et guitare) : C’est une très bonne question ! Avant de répondre à cela, je dois préciser qu’on avait joué les morceaux du précédent EP deux ans avant de les enregistrer et ensuite, après avoir sorti le premier EP, on les a joués encore pendant deux ans. On les a joués donc quatre ans en tout. En plus, ces quatre années n’étaient pas nos quatre années de 22 à 26 ans, mais nous avions de 13 à 17 ans sur ce laps de temps. Cela fait une grosse différence ! Il y a des morceaux qu’on continue de jouer car nous aimons l’interaction qu’ils provoquent avec le public. « People » fait partie de ces morceaux-là, mais il y a aussi « Wombatgirl » par exemple. On peut en parler désormais, car « People » figurera à la fin de notre setlist lors de la sortie du nouvel EP et il sera légèrement réinterprété dans notre nouvelle direction musicale. On ne l’a pas entièrement réécrit mais juste légèrement adapté.</p>
<p><b>Vous existez depuis 2007, donc si mon calcul est bon cela fait 8 ans que vous existez officiellement en tant que « Tuys », ce qui est une performance à votre âge. Je vous donne la possibilité de parler avec votre ancien « vous », vous lui dites quoi ?</b><b> </b></p>
<p>Sam Tritz (chant et guitare) : Personnellement je ne pense pas que j’aimerais le conseiller, car je ne voudrais rien changer à ce qui s’est passé dans ma vie. Nous avons commencé très jeunes et on a sûrement fait beaucoup d’erreurs, mais je pense que nous avons su en retirer le meilleur.</p>
<p>Tun Biever (chant et guitare) : Comme on a commencé très tôt à harceler les médias afin de pouvoir passer notre musique à la radio et d’essayer de passer à la télévision, aujourd’hui on a pas mal d’expérience et de contacts. Aussi, les gens qui nous ont connus très jeunes à la télévision, pensent souvent que nous sommes restés les petits garçons de l’époque, c’est assez marrant.</p>
<p><b>Justement, comme on parle du fait que cela fait 8 ans que vous existez, vous n’avez jamais voulu abandonner en cours de route ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever : Non, il y a eu un moment où on ne jouait plus tellement, mais c’était une phase.</p>
<p>Sam Tritz : On n’est pas encore dans cette phase critique de nos existences où on doit faire un choix important pour nos vies, à savoir si on veut se professionnaliser dans la musique ou faire un métier « normal ». Nous irons à l’université dans deux ans seulement, on a donc le temps d’y réfléchir.</p>
<p>Tun Biever : Pour être honnête avec toi, on n’essaie de ne pas trop penser à ça. Secrètement on espère ne pas devoir choisir.<b> </b></p>
<p><b>Quel est le concert qui vous a le plus marqués ?</b><b> </b></p>
<p>Sam Tritz : Pour moi, je pense que ce sera quand on a fait la première partie des <b>The 1975</b>. J’ai vraiment adoré jouer pour eux, car en plus ce sont vraiment des artistes que j’admire. Je connais leurs albums par cœur. Ça reste un super souvenir et le public était fantastique. Sinon, j’ai aussi beaucoup aimé la première partie qu’on a faite pour les <b>The Kooks</b>.</p>
<p>Tun Biever : J’ai bien aimé le concert qu’on a fait à Charleville-Mézières. C’était un tout petit concert sur une mini-scène, mais surtout on était tous ensemble dans la voiture à faire les cons et on partait à la conquête de la France ! (<i>rires !</i>)</p>
<p><b>Quel est votre objectif premier pour l’année 2015 ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever : D’abord nous allons mettre l’accent sur la sortie de cet EP, bien entendu, et ensuite on aimerait bien jouer le plus possible. On aimerait dans l’idéal jouer à l’extérieur des frontières luxembourgeoises et aller plus vers la Grande Région. Il y a peut-être une ouverture pour le Royaume-Uni en septembre. A suivre donc !</p>
<p><b>Je vous donne la possibilité de faire la première partie d’un concert de votre choix, vous choisissez qui comme artiste ?</b></p>
<p>Tun Biever : Je pense que je choisirais les <b>Foals</b> sans hésiter !</p>
<p>Sam Tritz : Si on n’avait pas déjà fait les <b>The 1975</b>, je les prendrais sans hésiter. D’ailleurs ils nous doivent quelque chose : leur management nous avait coupé notre set lors de notre première partie pour eux. (<i>rires !</i>)<b> </b></p>
<p>Tun Biever : On a la chance d’avoir le groupe <b>Balinger</b> de France qui fait la première partie de la sortie de notre EP. On est des grands fans et on leur avait demandé sans grande conviction. On est donc ravis qu’ils soient ce soir-là avec nous et on serait contents de leur rendre la pareille !</p>
<p><b>Pouvez-vous me parler un peu du concept du nouvel EP et dans quelles circonstances il est né ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever : Il a commencé à germer quand nous étions dans le sud de la France. Au début, on se forçait à écrire, mais on a compris à nos dépends que cette méthode ne fonctionnait pas pour nous. On a donc arrêté pour s’y remettre naturellement deux semaines plus tard et là les mélodies, les refrains et mêmes les textes sont venus naturellement. L’EP parle un peu de ça. Il parle de cette recherche de nous-mêmes, de l’inspiration et le cheminement qui nous y a menés.</p>
<p>Sam Tritz : On avait cette idée un peu folle qu’on devait absolument trouver notre son. Nous voulions trouver dans quelle direction nous voulions aller. On recherchait un idéal qui n’existait pas en fait ! On était un peu naïf, j’avoue. On s’est rendu compte que plus tard qu’on ne se réveille pas un matin en ayant trouvé son style. On ne se rendait pas compte que notre style, c’est justement cette évolution !</p>
<p><b>Le premier single « Dance », c’était une évidence ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever : On a hésité entre « About to Go » et « Dance » en fait. Finalement après le travail fourni au studio d’enregistrement, on a décidé de prendre « Dance » car le refrain est pour nous plus entrainant. Il y a deux grandes parties sur cet EP : une partie plus sage et une partie plus « rough ». Cependant dans les morceaux plus sages, dont « Dance » fait partie, tu retrouves un peu des éléments qui rappellent la partie plus sauvage. C’est nous, quoi. On est les deux !</p>
<p><b>Vous avez participé à beaucoup de tremplins. Est-ce que vous conseillez cette méthode aujourd’hui aux jeunes groupes qui veulent se faire connaître ?</b><b> </b></p>
<p>Tun Biever : Absolument ! On a la chance d’avoir de nombreux tremplins au Luxembourg et ils t’offrent une grande plateforme pour te faire connaître du public. Il faut saisir ces opportunités !</p>
<p><b>Une dernière question avant de terminer : notre question rituelle. Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi?</b><b> </b></p>
<p>A l’unanimité : Les Beatles !</p>
<p>Tun Biever : Ils sont plus versatiles et ils ont beaucoup évolué avec le temps. On essaie nous aussi de tendre vers ce même modèle.</p>
<p><strong> </strong><strong> </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Interview : Sharon Van Etten</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 15:10:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La plupart des musiciens sont heureux de laisser la production à quelqu&#8217;un d&#8217;autre. Il suffit de vivre sa musique sans assurer en même temps...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La plupart des musiciens sont heureux de laisser la production à quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Il suffit de vivre sa musique sans assurer en même temps le rôle de producteur. Mais <b>Sharon Van Etten</b> savait qu&rsquo;il était temps de faire un disque entièrement enregistré par elle. Même si on dit que le monde appartient aux audacieux, il a fallu tempérer son audace. A cette fin, Sharon a trouvé dans le producteur de musique Stewart Lerman quelqu&rsquo;un qui partageait les mêmes idées. Après avoir travaillé ensemble sur <i>Boardwalk Empire</i>, ils ont redéfini leurs rôles pour se retrouver finalement au studio de Lerman à New Jersey. Grâce à l&rsquo;expertise de Lerman, Sharon a eu la liberté d&rsquo;enregistrer <i>Are We There</i> comme elle l&rsquo;imaginait.</p>
<p>Dès le début de la première chanson, <i>Afraid of Nothing</i>, il est clair que nous sommes témoins d&rsquo;une nouvelle conscience, d&rsquo;une Sharon Van Etten qui a progressé, qui écrit, produit et joue à partir d&rsquo;une position qui semble presque angélique, tout en restant accessible et réelle. Les compositions de Sharon continuent d&rsquo;évoluer, elles restent toujours directes et n&rsquo;évitent jamais les histoires les plus personnelles et douloureuses. De nombreuses chansons parlent de décisions qui paraissent impossibles, d&rsquo;anticipation et de résolutions. La tessiture dynamique de Sharon est impressionnante quand elle ravit le public avec sa voix chaleureuse et claire et ses harmonies exubérantes qui sont devenues un temps fort de ses concerts. De retour sur la route pour une série de concerts très attendue, Sharon Van Etten ravira pour une première fois ses fans à la <b>Rockhal</b> le <b>18 avril 2015</b>.</p>
<p><b>Bonjour ! Cela fait deux ans que ta carrière a vraiment pris son envol. T’attendais-tu à un tel succès ? </b></p>
<p>Bonjour, oui les dernières années ont été vraiment très intenses et non je ne m’attendais pas du tout à ce que cela prenne une telle ampleur. En fait, j’ai l’impression des fois de perdre le contrôle de ma vie et cela me fait très peur. Cette dernière tournée, j’ai l’impression de la faire depuis dix ans. C’est un peu comme une plante qui envahit lentement tout ton jardin et qui commence à grignoter ta maison. En ce moment, je mets un peu un frein, mais c’est pour me préserver notamment.</p>
<p><b>On va revenir par la suite à tes projets pour après cette tournée, mais avant cela comment fais-tu pour gérer toute cette attention et ces sollicitations autour de toi ? </b></p>
<p>Je vois cela comme un boulot en fait. Je monte sur scène, je fais mon concert et ensuite je rentre chez moi. J’essaie de ne pas prêter attention aux choses autour de moi. J’ai des parents et des amis qui aussi m’aident à garder les pieds sur terre. Leur affection m’aide énormément. Je pense que c’est vital pour ne pas perdre la tête.</p>
<p><b>Comment le fait de partager les tournées avec Nick Cave ou The Nationals a influencé tes mises en scène ou ta façon de gérer tes tournées personnelles ? </b></p>
<p>En fait j’ai constaté notamment pour les Nationals qu’ils étaient vraiment généreux, autant avec leur public, qu’avec leur équipe et les artistes qui sont en tournée avec eux. On a partagé le même bus et mon matériel était mis en place par leur équipe pratiquement tous les soirs. Pour Nick Cave, c’était un peu différent. On n’a pas partagé le même bus mais avec lui je me suis rendue compte que même pour un artiste de son niveau, il fallait toujours bosser très dur pour rester au sommet. Nick Cave ne négligeait aucun détail, il parlait aux musiciens, repensait la setlist tous les soirs. En somme, il ne se reposait jamais sur ses lauriers. C’est un vrai bourreau de travail, il bosse vraiment très dur. Voilà ce que j’ai notamment appris grâce à ses deux tournées.</p>
<p>Mes concerts ont un peu grandi avec moi. Je n’ai pas d’effets de lumières grandioses ou autres effets spéciaux, car ce n’est pas moi. Je ne suis pas un sexe symbole ou une grande star de la pop ! Par contre, j’ai pris pas mal de confiance en moi depuis le début de ma carrière et je l’exploite mieux sur scène.<b> </b></p>
<p><b>Est-ce que tu aimes toujours partir en tournée ? </b></p>
<p>Oui, j’aime les tournées. Tout est une question d’équilibre. Tu ne peux pas être une bonne amie, partenaire, fille, cousine, sœur quand tu es en tournée neuf mois sur douze dans l’année. J’ai conscience que je rate pas mal de choses et c’est ce qui me fait mal aujourd’hui. Je veux rattraper le temps perdu.<b> </b></p>
<p><b>Maintenant on peut enfin en parler. Que comptes-tu faire donc après cette tournée ? </b></p>
<p>Je rentrerai chez moi en juillet et je vais revoir mon partenaire, mes amis, la famille. Ma sœur a eu un bébé entretemps et j’aimerais être dans ses parages. J’ai l’impression d’avoir raté sa grossesse mais je veux être une bonne tante. Je veux refaire de l’exercice et aussi manger sainement. En tournée c’est dur de manger de façon convenable ou régulière. Ensuite je vais postuler à une école. J’espère que cela va marcher car cela doit faire 15 ans que je n’ai plus mis les pieds dans une salle de classe. Je vais, bien entendu, continuer l’écriture, mais j’ai vraiment besoin d’une pause en fait. Me régénérer et me retrouver aussi.<b> </b></p>
<p><b>Que comptes-tu étudier ? </b></p>
<p>J’aimerais bien étudier la psychologie et devenir psychothérapeute. La musique a toujours été ma thérapie personnelle et elle a toujours fonctionné. J’aimerais bien comprendre pourquoi et aussi aider les autres à trouver un moyen de surmonter leurs soucis.</p>
<p><b>La musique t’a toujours aidée à surmonter tous les obstacles ? </b></p>
<p>D’une façon ou d’une autre, oui. Je pense sincèrement que sans cela, je ne serai pas là aujourd’hui pour en parler. Généralement cela commence par une mélodie ou une phrase et ensuite je m’attèle à écrire et broder autour pour mes chansons. Parfois cela prend des mois, parfois une heure. Je suis de ce genre d’artiste qui écrit énormément quand cela va mal.</p>
<p><b>Tes chansons tournent très souvent autour de l’amour dans ses bons ou mauvais côtés. Je sais que cela ne se commande pas, mais si tu pouvais choisir un concept autour duquel tu ferais un album, ce serait quoi ?</b></p>
<p>Un jour, j’ai eu l’idée d’écrire une chanson après avoir terminé de lire un livre. Une idée d’album serait donc des chansons-critiques sur des livres que j’aurais lus, qui parlerait de comment je les ai trouvés et leurs effets sur moi.<b> </b></p>
<p><b>Une dernière question avant de terminer : notre question rituelle. Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi? </b></p>
<p>Je vais devoir choisir les Beatles. Je me sens systématiquement très nostalgique à l’écoute de leurs chansons. Je repense à mon enfance, à comment je les chantais avec mes parents, mes grands-parents, mes cousins. J’ai une connexion très profonde avec ces morceaux.<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa<br />
</strong></p>
<p><strong> <a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/sharon-hires-0e3.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-23114" alt="sharon-hires-0e3" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/sharon-hires-0e3-682x1024.jpg" width="433" height="650" /></a></strong></p>
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		<title>Interview : Anathema</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 14:52:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Anathema</b> est à l&rsquo;origine un groupe de death-doom britannique (courant à la croisée du doom metal et du death metal popularisé aussi par <b>My Dying Bride</b> et <b>Paradise Lost</b>) formé à la fin des années 1980 à Liverpool par Darren White, les frères Cavanagh, Danny et Vincent, et le bassiste Duncan Patterson. Le groupe évoluera au fil des années dans un rock plutôt psychédélique et atmosphérique.</p>
<p>Quelques mois après leur concert au Bataclan, le sextuor britannique revient pour un concert événement de trois heures au <b>Trianon le lundi 13 avril 2015,</b> revisitant les tubes du groupe, sous une soirée appelée « Resonance ». Cette soirée sera marquée par la présence de deux special guests : Duncan Patterson, bassiste du groupe de 1991 à 1998, et Darren White chanteur de 1990 à 1995. Nous avons parlé de cette soirée et des futurs projets du groupe avec Vincent Cavanagh, membre fondateur qui joue de la guitare et qui chante désormais depuis le départ de Darren.</p>
<p><b>Bonjour ! Avec votre tournée « Resonance » qui arrive et une série d’albums qui vont sortir remasterisés, te sens-tu dans une période de nostalgie en ce moment ?</b><b> </b></p>
<p>Non, pas vraiment. Je ne suis pas du genre nostalgique. C’est vrai qu’avec tout ça, je vais être obligé de me remettre un peu dans les anciens morceaux, mais je ne suis pas du style à regarder en arrière. J’ai hâte d’être sur la route et surtout j’ai hâte de retrouver mes deux comparses Duncan Patterson et Darren White. Cela me rappellera nos premières tournées. Nous n’étions jamais sortis de Liverpool à l’époque et les tournées m’ont vraiment donné le goût du voyage. Aujourd’hui j’apprécie beaucoup le fait de bouger et de voyager. J’ai l’impression que ce sont des congés payés. (<i>rires !</i>)</p>
<p><b>Tu ne vois donc pas ça comme du stress ou de l’attente entre les concerts ?</b><b> </b></p>
<p>Non et je ne comprends pas ceux qui osent se plaindre. On t’offre le voyage, la nourriture, tu rencontres souvent des gens intéressants sur la route et en plus on te paie pour que tu puisses jouer dans de superbes endroits tous les soirs. Tant qu’on n’aura pas la machine à te <i>beamer</i> dans un endroit en particulier en quelques secondes, comme dans Star Trek, je pense qu’il faut faire avec et surtout ne pas se plaindre.</p>
<p><b>Je vais te demander de regarder un tout petit peu en arrière cependant. Quand tu vois tous les différents styles de musique que vous avez joués, es-tu fier aujourd’hui de cette évolution ?</b><b> </b></p>
<p>Absolument ! Je pense qu’avec Anathema, nous avons toujours essayé d’être en avance sur notre temps. Quand les médias réussissaient à nous classer dans une catégorie, nous avions déjà évolué vers autre chose. C’est hyper jouissif en fait. On nous a mis dans du doom, puis du metal, puis du gothic. Je vais clarifier une chose ici : nous n’avons jamais rien eu à voir avec le gothic. Aucun de nous met du maquillage, ni de vernis à ongles noir ou de mascara. Je voulais le clarifier une bonne fois pour toute ! Note-le s’il-te-plait !</p>
<p>Pour revenir à ta question, oui je suis très fier de notre évolution. Nous n’avons jamais fait de compromis. Je pense que c’était Thom Yorke des Radiohead, qui disait qu’il fallait être toujours prêt à perdre des fans. Nous ne jouons pas le jeu commercial en choisissant l’option la plus sûre, mais nous faisons de la musique de manière honnête et intègre. Quand tu fais de la musique, c’est un peu comme quand tu te regardes dans un miroir et je tiens absolument à être fier du reflet que je renvoie.<b> </b></p>
<p><b>Est-ce que c’est ta définition de l’artiste en général ? </b><b> </b></p>
<p>Non, c’est la définition de l’artiste comme je le suis, moi. C’est ce qui représente les artistes que j’admire le plus comme justement Radiohead, les Beatles ou encore Pink Floyd. Ils ont toujours respecté qui ils étaient et n’ont pas hésité à prendre des chemins très variés en matière de musique. Cependant ils ont toujours eu énormément de succès et sont considérés comme des génies aujourd’hui. Leur musique c’est ce qu’ils sont. Il y a des artistes qui ont toujours fait la même chose, comme AC/DC, par exemple. Si demain AC/DC fait de la musique jazz fusion, je pense que le public ne les suivrait pas. Ce sont des<i> entertainers</i> et il y a rien de mal à ça. Moi, je ne fais pas de la musique pour amuser les autres.<b> </b></p>
<p><b>Non, tu fais de la musique pour t’amuser, toi.</b><b> </b></p>
<p>Exactement. Et c’est comme ça que le groupe a commencé. Nous étions des enfants et nous n’avions même pas d’instrument de musique convenable à l’époque. Nous jouions pour nous et jamais pour les autres. D’ailleurs nous n’invitions jamais personne. Nous avions une seule guitare qu’on se partageait et on avait des bâtons avec lesquels on jouait sur le canapé en y apposant des magazines pour que ça fasse le bruit de la batterie. Nous avons un petit enregistreur-jouet de chez <i>Fisher-Price</i> et c’est tout.<b> </b></p>
<p><b>Revenons désormais à la tournée « Resonance ». A quoi peut s’attendre le public ?</b><b> </b></p>
<p>Nous avons prévu un show de trois heures, divisé en trois grandes parties qui correspondent à trois périodes de notre musique. Le spectacle est dans l’ordre chronologique inverse, donc nous commençons par les morceaux les plus récents pour finir avec les plus anciens. Pour la troisième et dernière partie, Darren reprendra son ancien rôle de chanteur et <i>frontman</i>, ce qui est cool, car je n’ai jamais voulu atterrir dans ce rôle, mais on m’y a un peu obligé. Pendant que lui, il chantera, je pourrai rejouer de la guitare rythmique et le regarder faire. Je préfère être en retrait en fait.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/ATT00000.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-23130" style="width: 414px;height: 726px" alt="ATT00000" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/ATT00000-723x1024.jpg" width="690" height="977" /></a></p>
<p><b>Vous avez aussi une tournée de prévue dans les cathédrales pour la fin de l’année. Pourquoi ce choix particulier ?</b><b> </b></p>
<p>Nous avions fait des concerts acoustiques l’année dernière et cela nous a vraiment plu. Puis, nous avons eu cette proposition pour une cathédrale fin de l’année et on a décidé de chercher d’autres cathédrales pour compléter cette petite tournée spéciale. Nous aurions un joueur de violoncelle avec nous, un percussionniste et un pianiste. Nous avons réarrangé nos morceaux spécialement pour cette tournée. On passera aussi par une cathédrale à Liverpool et on a hâte d’y jouer comme c’est notre ville d’origine. Là en ce moment on recherche une cathédrale à Paris, mais on est en discussion avec St-Eustache.</p>
<p><b>Pourquoi pas Notre-Dame ? </b></p>
<p>Tu as raison. Il faut voir grand. Si St-Eustache ne fonctionne pas, on demander à Notre-Dame. (<i>rires !</i>)<b> </b></p>
<p><b>Après cette tournée des cathédrales acoustique, que comptes-tu faire ?</b><b> </b></p>
<p>Je vais me reposer un peu, puis je vais devoir déménager à Londres. Cela fait sept ans que je suis à Paris, cela va vraiment me changer. Ici j’ai pu surfer sur la vague du petit accent charmant ici en France. J’ai constaté que l’accent anglais, ça marche avec les femmes. (<i>rires !</i>)<b> </b></p>
<p><b>Je confirme ! (rires) Donc oui, tu vas déménager et ensuite ?</b><b> </b></p>
<p>Il y a quelques concerts de prévus aux Etats-Unis, dont notamment la <i>Yes Cruise</i> dans les Bahamas. J’ai vraiment hâte. On a déjà participé à des croisières-concerts et le plus dur c’est de résister à la tentation de la bouffe. C’est toujours la <i>Grande Bouffe</i> ! (<i>ndlr : en français lors de l’interview</i>) Par contre ce que je préfère c’est le spa. Le matin tôt, il n’y a personne et c’est le meilleur moyen de cuver son alcool de la veille.</p>
<p>Je pense qu’on va faire un nouvel album quelque part pendant l’été 2016, après avoir écrit quelques chansons. J’aimerais que John Douglas, le batteur, s’investisse un peu plus dans l’écriture et fasse évoluer son style. Il ne va pas aimer que j’en parle ici, mais bon tant pis. J’aimerais aussi incorporer plus d’éléments électros dans notre style.<b> </b></p>
<p><b>Une dernière question avant de terminer : notre question rituelle. Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi?</b><b> </b></p>
<p>Les Beatles bien sûr ! Pour moi, les Beatles et les Pink Floyd sont des pionniers. Personne n’arrive à leur cheville. Fin de l’histoire.<strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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