<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Magazine Karma &#187; The Dø</title>
	<atom:link href="http://magazine-karma.fr/media/tag/the-do/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://magazine-karma.fr/media</link>
	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Jan 2022 19:20:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.8.41</generator>
	<item>
		<title>Live Report : Arte Mix ø Trabendo (Paris) &#8211; 17 décembre 2014</title>
		<link>http://magazine-karma.fr/media/live-report-arte-mix-o-trabendo-paris-17-decembre-2014/</link>
		<comments>http://magazine-karma.fr/media/live-report-arte-mix-o-trabendo-paris-17-decembre-2014/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Dec 2014 17:03:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Marie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Live Reports]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[cars]]></category>
		<category><![CDATA[le Trabendo]]></category>
		<category><![CDATA[Super discount]]></category>
		<category><![CDATA[The Dø]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://magazine-karma.fr/media/?p=22052</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;année dernière, c&#8217;était Âme qui s&#8217;y collait. Moins d’une semaine avant Noël, le 17 décembre 2014 pour être exact, le Trabendo (Paris) s’est de nouveau paré de...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;année dernière, c&rsquo;était <strong>Âme</strong> qui s&rsquo;y collait. Moins d’une semaine avant Noël, le 17 décembre 2014 pour être exact, le <strong>Trabendo </strong>(Paris) s’est de nouveau paré de brume et de lasers pour un nouveau show <strong>Arte Mix</strong> autour de <strong>CARS</strong>,<strong> The Dø</strong> et <strong>Super Discount</strong>.</p>
<p><strong>The Dø</strong>, c’est vraiment une fierté parigote. Pardonnez cependant ici le centrage volontaire sur le duo magnétique formé par les deux parisiens du groupe qui donne le <i>la. </i>Avant et après, <strong>CARS</strong> et <strong>Etienne de Crécy</strong> &#8211; qui officie d&rsquo;ailleurs sur scène pour <strong>Super Discount</strong>, du nom de l&rsquo;album qu&rsquo;il a dépoussiéré &#8211; ont parfaitement encadré le show.</p>
<p>On embarque donc d’abord dans <strong>CARS</strong> : le groupe délivre un bon style années 1980 &#8211; cold wave &#8211; du nom de ce nouveau courant électro dans la droite veine de <strong>James Blake</strong>. On sent que la demoiselle Chloé, chanteuse à la coupe courte peroxydée, a bourlingué, a vécu. Il y a du sentiment derrière cette voix déformée. Ça ne plaisante pas. Lumières de cathédrale électronique, grosses basses. Ça balance du sample à fond. Le public apprécie, se déhanche, attend aussi un peu la suite. Un bon son, mais tout de même (bien) plus dans la chanson que dans la compo.</p>
<p>Une petite pause food truck plus loin, on se perche sur les escaliers du <strong>Trabendo</strong> pour mieux voir l’ensemble de la scène… et on attend<strong> The Dø</strong>.</p>
<p>Le tout dernier album du duo, thématique fuyarde et menottes, fait figure de nouveauté quand on s’est habitué à écouter en boucle leur premier succès, <i>On my Shoulders</i>, mélopée folk nostalgique et doucereuse. La transition plus « nocturne » de l’album <i>Both Ways Open Jaws</i> avait déjà posé les jalons de leur tournant électro, nouvel horizon aux sonorités ultra numériques.</p>
<p>Le show commence en douceur, avec une intro plutôt <em>soft</em>. La voix cristalline d’Olivia fait son œuvre, mais on reste sur ses gardes : on connaît le titre de l’album, <i>Shake shook shaken</i>. Ça va secouer. Et on n’est pas déçu : voici une version un rien déconstruite de <i>Keep your lips sealed</i>&#8230;que le public reconnaît immédiatement et qu’il chante en chœur, au mépris des paroles invitant à garder la bouche close. A l’inverse de ce que confiait <a title="Interview : The Dø" href="http://magazine-karma.fr/media/interview-the-do/">en interview Dan à Karma</a> début décembre, cette fois, pas de trace de fans immobiles et curieux au premier rang : le public vibre comme un seul homme.</p>
<p>Les morceaux s’enchaînent sur un rythme effréné, les ambiances se succèdent : lasers dévorant les profondeurs de la scène et ses fumigènes, tendances stroboscopiques, lumières aux couleurs primaires découpées au scalpel… Tout est millimétré, graphique, chorégraphié. Accompagnés de deux acolytes, l’un aux synthé/basse/guitare, l’autre au chant et au synthé, le duo délivre un show de très haut niveau. La nouvelle formation du groupe, avec ses machines à l’efficacité implacable, provoque tout de même une pointe de nostalgie : on repense à leurs premiers concerts, la scène envahie de percussions, d’objets épars et de trouvailles sonores on ne peut plus acoustiques. Un puriste dirait que « ça manque d’amplitude »…</p>
<p>Et pourtant, lorsque résonne <i>Slippery Slope</i>, le tube de l’album précédent, réinterprété comme un chant tribal électrifié, résonnant entre les côtes, on oublie de leur en vouloir. <i>Despair, Hangover &amp; Ecstasy</i> n’a jamais aussi bien porté son nom : l’extase est proche, Dan à la batterie électronique et la voix aérienne d’Olivia nous y emmènent avec précision et force.</p>
<p><i>Dust it off</i>, un des derniers morceaux, démarre avec une grande discrétion, puis finit dans une apothéose de trip hop électro – sans toutefois passer totalement de l’autre côté : le timbre de la demoiselle nous maintient dans l’univers du groupe, glaçon s’élevant dans des sonorités chaudement métalliques. Même lorsqu&rsquo;Olivia, toujours une « bête de scène » en dépit de son costume de bagnard rouge, coiffe une tête de lézard hors-sujet, personne ne bronche, le spectateur lui reste acquis, conquis.</p>
<p>Le duo finit sur <i>Lick my wounds</i>, chanson lancinante presque <em>feel-good</em>. « No one will be left behind, I guarantee », dit-elle, et c’est vrai : tous à bord, on boit ses paroles, et le silence final nous laisse ébouriffés, un peu exaltés, sans savoir trop pourquoi. Comme à la fin d’un moment d’intimité, mystérieux et intense.</p>
<p><strong>Super Discount</strong>, juste après une telle performance, fait un peu peur. Un effet « aucun lien, fils unique » entre les groupes. C’est l’heure d’ouvrir le club. La salle se vide un peu, les échevelés de<strong> The Dø</strong> en ont assez vu, mais des vivats accueillent les trois membres du groupe installés aux machines. Entre nostalgie des années 2000 et sonorités très très <i>house</i>, l’univers d’<strong>Etienne de Crécy</strong>, doyen du genre, est bourré de références. Et puis ses morceaux ont ce côté « dansez, dansez, sinon nous sommes perdus » de Pina Bausch. Alors on danse, pour conjurer le sort, même si tout doit disparaître : leur jeunesse, 2014, le clubbing…</p>
<p>Ne reste que le beat, immense et omniprésent, entre les lettres phosphorescentes.<br />
Merci Arte : ce concert aussi était né sous une bonne étoile.</p>
<p><strong>Article : Marie Godart</strong><br />
<strong>Photos : Philippe Lévy</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://magazine-karma.fr/media/live-report-arte-mix-o-trabendo-paris-17-decembre-2014/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>ARTE Mix Ø Trabendo avec The Dø &#8211; Superdiscount &#8211; C.A.R. &#8211; Ev4ns</title>
		<link>http://magazine-karma.fr/media/arte-mix-o-trabendo-avec-the-do-superdiscount-c-a-r-ev4ns/</link>
		<comments>http://magazine-karma.fr/media/arte-mix-o-trabendo-avec-the-do-superdiscount-c-a-r-ev4ns/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 14:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Ugo]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[arte]]></category>
		<category><![CDATA[The Dø]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://magazine-karma.fr/media/?p=21867</guid>
		<description><![CDATA[Une belle occasion de faire la fête chaudement dans les entrailles du Trabendo, quelques jours avant les fêtes. C&#8217;est le programme plus qu&#8217;alléchant proposé...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une belle occasion de faire la fête chaudement dans les entrailles du Trabendo, quelques jours avant les fêtes.</p>
<p>C&rsquo;est le programme plus qu&rsquo;alléchant proposé par Arte Concert, qui organise une soirée avec <strong>The Dø &#8211; Superdiscount &#8211; C.A.R.</strong> et<strong> Ev4ns.</strong> Une soirée sur invitation, dont les places risquent de partir très rapidement !</p>
<p><strong>A noter pour les autres que le concert sera <b><span style="text-decoration: underline;">diffusé en live streaming sur <a href="http://concert.arte.tv/fr/arte-mix-o-trabendo-avec-superdiscount-car-the-do" target="_blank">Arte Concert</a>.</span></b></strong></p>
<p><strong>EV4NS<br />
</strong>EV4NS, membre du collectif d’artistes PME (pour Panorama Musique Électronique), est un jeune prodige parisien, DJ et producteur. Son dernier EP «Cassandra», sorti sur le label barcelonais Tracy Records, participe au renouveau de la French House et invente une musique qui décloisonne l’électro, une musique définitivement faite de milliers d’horizons.</p>
<p><strong>C.A.R<br />
</strong>Mené par une jeune fille nommée Chloé, française passée par Londres, déjà croisée dans le regretté groupe post-punk Battant, C.A.R est l’une des passionnantes découvertes musicales de l’année. Armée d’un son sec, à la fois cold (comme on disait dans les années 80) et chaud (par sa manière de vous rester en tête, d’envelopper vos oreilles), C.A.R joue une carte hybride, entre rock et club, assénant des morceaux taillés avec un rasoir. Guitares, synthés, boites à rythme : C.A.R raconte le monde d’aujourd’hui, un oeil sur le passé, le regard vers l’avenir.</p>
<p><strong>SUPERDISCOUNT<br />
</strong>Depuis les années 90, Superdiscount est l’un des fleurons de la scène française. Trop discret pour avoir l’envergure de Daft Punk, trop éclectique pour se laisser réduire à un seul projet, celui qui se cache derrière cette appellation un brin farfelue n’est autre que le producteur Etienne de Crécy, connu pour ses frictions avec le hip-hop, la house et tout ce qui tourne autour. Superdiscount, projet mené patiemment depuis des années, est sans doute sa vision la plus aboutie de la musique : un premier album en 1996, un autre en 2004 et un troisième en 2014. Prendre son temps, c’est aussi ne pas se laisser dévorer par les époques qui passent trop vite. Superdiscount sait faire danser au-delà des modes.</p>
<p><strong>THE DØ<br />
</strong>Dans le genre, on n’a pas fait mieux depuis longtemps. Ce duo est parvenu à entremêler les genres, passant au sein d’une même chanson d’ambiances pop à des atmosphères électro, sans prévenir, avec une maitrise absolue du timing et des sons qui troublent l’oreille. Autant de qualités qu’ils savent mettre encore mieux en valeur sur scène, l’autre élément naturel de ces bêtes de studio.</p>
<p><iframe style="transition-duration: 0; transition-property: no; margin: 0 auto; position: relative; display: block; background-color: #000000;" src="http://www.arte.tv/arte_vp/index.php?json_url=http%3A%2F%2Fconcert.arte.tv%2Ffr%2Fplayer%2F36001&amp;lang=fr_FR&amp;config=arte_concert_live&amp;embed=1&amp;rendering_place=&amp;tc_start_from=" height="406" width="720" allowfullscreen="" frameborder="0" scrolling="no"></iframe></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://magazine-karma.fr/media/arte-mix-o-trabendo-avec-the-do-superdiscount-c-a-r-ev4ns/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Interview : The Dø</title>
		<link>http://magazine-karma.fr/media/interview-the-do/</link>
		<comments>http://magazine-karma.fr/media/interview-the-do/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 01 Dec 2014 16:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathalie]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[rockhal]]></category>
		<category><![CDATA[The Dø]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://magazine-karma.fr/media/?p=21371</guid>
		<description><![CDATA[Olivia et Dan, alias The Dø, se sont réunis en 2005 et ont travaillé sur un certain nombre de projets de composition &#8211; y...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Olivia et Dan, alias <b>The Dø</b>, se sont réunis en 2005 et ont travaillé sur un certain nombre de projets de composition &#8211; y compris des BO de films et des partitions de ballet &#8211; avant de se lancer dans leurs propres projets musicaux en 2007. Après avoir passé deux années à grandir et à se perfectionner, le groupe a sorti son premier album <em>A Mouthful</em> en 2008, numéro un et album à succès en France. Leur style se situe quelque part entre la folk, la pop, le rock et le jazz, avec des influences qui sonnent parfois comme dans un film en noir et blanc avec Ella Fitzgerald et Jimi Hendrix ; ou comme une comédie romantique colorée avec une bande son signée Björk ou The Beatles. Sur scène, ces deux musiciens inséparables sont encore plus impressionnants quand ils jouent avec passion et énergie.</p>
<p><strong>The Dø</strong> explose les compteurs de son MySpace avec la reprise de la chanson <em>On My Shoulders</em> pour la publicité de la marque de cahier Oxford. C’est à partir de ce moment-là que le grand public découvre le groupe plein de charme. Vous, vous pourrez les découvrir sur la scène de la <b>Rockhal</b> le lundi <b>15 décembre 2014</b>. En attendant, Dan nous a parlé de sa vision du couple, de la religion et la musique.</p>
<p><b>On vous connait en tant que duo, ou parfois on vous désigne même en tant qu’un couple. Est-ce que c’est quelque chose de saoulant quand on parle de vous seulement en tant que binôme et non chacun comme deux artistes à part entière ?<br />
</b>Oui, c’est vrai qu’on parle souvent de couple, alors qu’on n’a jamais été un couple. On est un couple musical, c’est vrai et non, finalement c’est assez normal qu’on parle de nous en tant que binôme, comme nos vies sont tournées vers le groupe depuis plusieurs années maintenant.</p>
<p><b>Est-ce que The Dø c’était un projet que vous vouliez pérenniser dès de le départ ou est-ce que vous vouliez vous en défaire et revenir à vos premières amours après le premier album ?<br />
</b>C’est une question difficile, tiens ! Je pense que nous ne voyions pas aussi loin au départ. On était dans l’adrénaline et l’endorphine du moment. Pour reprendre la comparaison du couple de tout à l’heure, c’est un peu comme quand tu débutes une relation amoureuse. Est-ce que tu sais dès le départ, si tu as envie de pérenniser ta relation ? Je ne pense pas. Et c’était mon cas au début. La vie nous le montrera. Là, ça fait 8 ans que The Dø existe et c’est le troisième album que nous faisons. Pour l’instant tout se passe bien.</p>
<p><b>Je suis d’accord avec toi sur le fait de ne pas savoir si oui ou non on pérennise au début d’une relation. Par contre, tu ressens dès le départ si c’est une personne que tu as envie de garder à tes côtés pendant un certain moment, non ?<br />
</b>Oui, c’est vrai. A ce niveau-là, on a montré que c’était le cas, même si on s’est un peu rencontré par hasard.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/TheDo-c-Alice-Moitie-BD-3.png"><img class="aligncenter  wp-image-21376" alt="TheDo-c-Alice-Moitie-BD-3" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/TheDo-c-Alice-Moitie-BD-3.png" width="581" height="583" /></a></p>
<p><b>Est-ce pour cette raison que sur la couverture du nouvel album vous êtes menottés l’un à l’autre ?<br />
</b>Oui. En quelques sortes, on est tous les deux menottés par le groupe et aussi ça représente le fait qu’on est lié de beaucoup de façons. Le premier lien étant l’amitié qui est très forte entre nous.</p>
<p><b><i>Shake Shook Shaken</i></b><b> est radicalement différent des deux autres albums. Vouliez-vous surprendre en bannissant les instruments acoustiques ?<br />
</b>En fait, ça n’a jamais été une intention, ni une idée. On ne s’est pas réveillé un matin en disant « et si on essayait ça ? ». Lorsqu’on composait l’album, à chaque fois qu’on prenait un instrument, on avait mal au cœur. Un peu comme le mal de mer. Les choses sont devenues différentes et le fait de bannir les instruments n’est pas quelque chose qu’on avait prévue. Cette analyse est arrivée plus tard. On ne prévoit rien quand on fait un album. Faire un album, c’est un peu un coup de foudre. Quand tu n’arrives pas à composer ou quand une chanson ne te plait pas, c’est une crise de couple temporaire. On jette la chanson à la poubelle, on fait des concessions et on continue.</p>
<p><b>Que penses-tu des personnes qui respectent énormément les instruments et vous prennent pour des «profanes» du coup ?<br />
</b>Je déteste ce snobisme dans la musique et ce respect pour les instruments. Quand un artiste prend une guitare et se met à chanter, les gens sont rarement surpris. Le public sait comment une guitare doit sonner. Pour la musique synthétique c’est différent. Tout est à construire. Aussi, je ne supporte pas les gens qui font très attention à leurs instruments. Pour moi, les instruments et toutes les choses sont faites pour vivre. J’en parle parce que j’ai vu des gens en Sicile qui avaient toujours le plastique sur leur canapé. On s’en fout ! Il faut que les choses aient une histoire ! Il faut mettre les pieds sur la table.</p>
<p><b>Sur cet album, certains arrangements ont une portée religieuse, presque liturgique, à mes yeux. Je pense notamment aux morceaux qui s’appellent <em>Miracles</em> et <em>Omen</em>. Était-ce l’effet escompté ?<br />
</b>Pour moi, il y a une grande différence entre la religion et le sacré. Je comprends qu’on puisse sacraliser quelque chose : un sentiment, un art, la musique. Je n’ai pas de rapport particulier avec la religion, ni une croyance. Par contre, j’aime le sacré et j’aime aller dans une église ou une synagogue. J’aime les endroits où les personnes se rassemblent. D’ailleurs si on y réfléchit un peu, les salles de concerts sont un peu comme des églises. Les gens se rassemblent. Vous êtes sur un piédestal, comme un prêtre. Les vitraux de toutes les couleurs ce sont des spots de lumières. D’ailleurs, on parle bien des « icônes du rock ». « Icône » c’est un mot hyper fort. Quand j’ai vu que le groupe Justice avait pris la croix comme logo, je me suis dit qu’ils avaient tout compris en fait ! Quand tu es sur scène et que tu lèves les bras, tout le public te suit et fait la même chose. C’est passionnant et flippant à la fois.</p>
<p><a href="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/Justice_wordmark.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-21377" alt="Justice_wordmark" src="http://magazine-karma.fr/wordpress/wp-content/uploads/2014/11/Justice_wordmark.png" width="335" height="150" /></a></p>
<p><b>En parlant de fans, as-tu des histoires à leur propos à nous raconter ?<br />
</b>Nous, nous n’avons pas de fans hystériques qui nous attendent à la fin des concerts. On a une relation très cool avec eux. Souvent, on passe du temps avec les gens qui viennent nous voir aux concerts. Certains fans sont devenus des amis, même si c’est bizarre. Certains viennent nous voir, sont aux premiers rangs et ne bougent pas pendant tout le concert. On se demande pourquoi ils viennent. Ils sont toujours là, ils nous suivent mais ne bougent jamais pendant les titres. Ils sont immobiles et on a souvent l’impression qu’ils se font chier. On en a parlé à d’autres artistes : apparemment c’est un phénomène assez commun. C’est bizarre : quand ils sont là, on flippe, quand ils ne sont pas là, on est triste.</p>
<p><b>Tu parlais d’art tout à l’heure. Ne penses-tu pas que c’est un terme assez galvaudé aujourd’hui ?<br />
</b>Forcément on utilise le terme « art » partout de nos jours. On place l’art dans tout ce que nous faisons. Tout le monde se considère comme un artiste. Tout le monde veut être aimé et être une icône, mais n’y arrive pas toujours. C’est le boulot du marketing de faire croire des choses aux gens. C’est diabolique.</p>
<p><b>Pour revenir au titre de l’album : qu’est-ce qui vous secoue aujourd’hui ?<br />
</b>Oh ! Tellement de choses ! Ce qui me secoue c’est la non prise de conscience de pleins de choses, notamment des choses que nous ne pouvons pas changer. Je ne vois pas pourquoi je devrais éteindre les lumières si les personnes au-dessus de nous ne le font pas. Ce qui me secoue c’est de ne pas savoir ce que l’avenir nous réserve. On a peur de ce qui va se passer et de faire des gosses.</p>
<p><b>Vous repassez une troisième fois par la Rockhal en décembre, quels souvenirs avez-vous de votre passage au Luxembourg ?<br />
</b>Pas grand-chose malheureusement. Je sais qu’il y a une usine en face et ça nous fascine à chaque fois. On a fait plein de photos sur le site d’ailleurs.</p>
<p><b>Une dernière question avant de terminer : notre question rituelle. Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi ?<br />
</b>Je prends les albums des Beatles et les Rolling Stones pour la scène. Je préfère quand même réécouter les Beatles même si certains albums des Stones sont très bons. On peut prendre les deux, non ? On n’a pas le droit ? C’est quoi cette question de merde ! C’est comme choisir entre un Mac et un PC, c’est nul !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Propos recueillis par : Nathalie Barbosa</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://magazine-karma.fr/media/interview-the-do/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
