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	<title>Magazine Karma &#187; Rustie</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Rustie &#8211; Green Language</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Sep 2014 12:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[electro]]></category>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Deux flamants roses devant un paysage clair et blanc. Voici la pochette du nouvel album de l&rsquo;écossais <strong>Rustie</strong>, sorti le 25 août dernier. Sans doute pour montrer un amour caché de l&rsquo;ornithologie du producteur. A moins qu&rsquo;il n&rsquo;y ait un sens caché sur le contenu musical du disque. Un peu des deux à vrai dire. La réponse pourrait même vous étonner.</p>
<p>Pour tenter de trouver une explication, il faut se pencher sur le titre même de l&rsquo;opus. <em>Green language</em> ou &nbsp;&raquo;langue verte&nbsp;&raquo; aurait un lien avec le &nbsp;&raquo;langage des oiseaux&nbsp;&raquo;, une langue secrète née depuis des siècles, où ses auteurs s&rsquo;amusaient à donner des sens nouveaux aux mots. Les sonorités, la compréhension et la signification des phrases se retrouvaient alors chamboulées. Simple manière de communiquer entre communautés sous forme de codes, elle a évoluée jusqu&rsquo;à devenir source de débat philosophique au XXe siècle.</p>
<p>Y voir un rapprochement avec la musique électronique de <strong>Russel Whyte</strong> peut alors déconcerter. C&rsquo;est sans compter la symbolique et la dimension plurielle de cette langue. Elle renvoie à l&rsquo;imaginaire, à l&rsquo;onirique, invite à faire confiance aux sons plutôt qu&rsquo;à l&rsquo;écrit. A se laisser guider par des sonorités invisibles et à voir le monde qui nous entoure d&rsquo;une autre façon. En réinterprétant ce que l&rsquo;humain pensait comme acquis en lui donnant une toute autre dimension. Une fois ce travail sur lui-même fait, la personne peut alors communiquer et en comprendre d&rsquo;autres, qui comme lui, se sont laissés porter.</p>
<p>Pour <strong>Rustie</strong>, un artiste électro connu pour ses ambiances atmosphériques, ses productions <em>down tempo</em> et ses mélodies cotonneuses, tout prend sens. Avec son deuxième album, il souhaite faire voyager son public à travers des mondes voulus les plus immersifs possibles. Des mondes où la frontière entre la musique et le langage n&rsquo;existe plus, chacun pouvant se laisser porter où bon lui semble et être libre de comprendre ses productions comme il l&rsquo;entend. Il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;une seule manière d&rsquo;interpréter son travail, il y en a des millions.</p>
<p>Attendue depuis le succès de <em>Grass Swords</em> en 2011, la deuxième sortie de l&rsquo;artiste signé chez <strong>Warp</strong> change un tant soit peu sa composition. <strong>Whyte</strong> lui-même s&rsquo;était engagé à rendre <em>Green Language</em> plus sérieux et mature que son prédécesseur. Le producteur reste cependant dans ce qu&rsquo;il sait faire de mieux, à savoir des mélanges surprenants d&rsquo;<em>ambiant</em>, d&rsquo;électro avec une touche de hip-hop.</p>
<p>Et tant mieux. Dès le début (<em>Workship</em>), des bruitages et des notes de synthés jouées simultanément donnent l&rsquo;impression de s&rsquo;être téléporté en plein film de science-fiction. <em>Glimpse</em> conforte cette impression avec toujours ces mêmes claviers en fond. Mais ce sont surtout ces sons plus clairs qui invitent à naviguer dans ce nouveau monde, où il n&rsquo;est pas question d&rsquo;univers post apocalyptique mais d&rsquo;une découverte d&rsquo;un environnement qu&rsquo;on imagine superbe.</p>
<p><em>Raptor</em>, premier single de l&rsquo;album, enchaîne avec un rythme rapide et des sons entraînants, comme si d&rsquo;un coup on venait de se faire aspirer par une force invisible. Le trip se termine et les sons redeviennent plus calmes, plus sereins. <em>Paradise Stone</em> montre le bout de son nez, et déjà les cloches résonnent dans nos têtes comme pour nous guider vers une autre direction.</p>
<p>Tous les morceaux sont teintés de cette électro généreuse, chaude, qui fait tout de même danser. Tout du long, des notes semblent nous murmurer des choses à l&rsquo;oreille, tandis que des titres comme <em>Velcro</em>, <em>Lost</em> (et son vocodeur) ou <em>Dream On</em> plongent à tout les coups l&rsquo;auditeur dans un climat particulier et onirique. Les fans de hip-hop pourront retrouver <strong>D Double E</strong> (<em>Up Down</em>) et <strong>Danny Brown</strong> sur le survolté<em> Attak</em> et se rendre compte que l&rsquo;électro peut tout à fait être compatible avec ce style de musique.<br /> <em>Green Language</em> contient tout du long de ses 36 minutes, des bruits d&rsquo;animaux, des bruitages sortis d&rsquo;ailleurs et des sons difficilement identifiables mais qui semblent tous avoir quelque chose à raconter. Comme un appel à réécouter cet album afin de mieux profiter de chaque instant. Alors que de nombreux artistes cherchent à donner du sens et de l&rsquo;émotion à leur musique, <strong>Rustie</strong> signe ici un album à rendre vert de jalousie la concurrence.</p>
<p><strong>Article : Nathan Roux</strong></p>
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