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	<title>Magazine Karma &#187; rap français</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Interview autour du documentaire Nouvelle Ecole &#8211; La Renaissance du Rap Français</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2015 13:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 19 décembre dernier, France Ô diffusait le documentaire Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français de Dimitri Danvidé. Un film de 50...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 décembre dernier, <strong>France Ô</strong> diffusait le documentaire <strong>Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français</strong> de <strong>Dimitri Danvidé</strong>. Un film de 50 minutes sur la scène récente du hip-hop hexagonal, avec ses codes, ses artistes de référence et le regard que portent les anciens sur cette ébullition.</p>
<p>Avec des interviews de <strong>Kaaris</strong>, <strong>Deen Burbigo</strong>, <strong>Dinos Punchlinovic</strong> ou encore <strong>Nekfeu</strong> de <strong>1995</strong>, la parole est donnée à cette génération afin d&rsquo;avoir un avis hétérogène sur les différents styles et attraits de chacun. De quoi permettre aux néophytes de comprendre un peu mieux les influences et motivations de ces artistes et de ce mouvement. Surtout en ces temps où le public est de plus en plus pluriel et les styles hétérogènes. Les habitués pourront en profiter pour confirmer leurs connaissances et partager, ou non, les avis énoncés. <strong>Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français</strong> dresse donc un portrait de jeunes motivés et talentueux, conscients de l&rsquo;époque particulière dans laquelle ils évoluent. L&rsquo;occasion pour son réalisateur, Dimitri Danvidé, de nous en dire plus sur son film et sa vision des choses sur le rap actuel.</p>
<p><strong>Votre film parle de la nouvelle génération de rappeurs français, mais on retrouve certains artistes plus anciens également. C&rsquo;était une volonté de départ ? Ne pas laisser la parole qu&rsquo;aux jeunes ?</strong></p>
<p>Ce film traite de filiation artistique, donc des passerelles qui existent entre l’ancienne et la nouvelle génération de MCs français. Je voulais des points de vue différents et tenter d’analyser toutes les différences entre ces générations.</p>
<p><strong>Le passage où vous citez l&rsquo;interview de Fuzati dans Brain Magazine – où il critique notamment Orelsan – m&rsquo;a marqué. Il semble montrer une sorte d&rsquo;aigreur pour la nouvelle scène. L&rsquo;interpréteriez-vous ainsi pour certains artistes plus âgés ?</strong>Effectivement, on peut y voir une certaine aigreur, mais je ne pense pas qu’on puisse le résumer ainsi. Orelsan a, d’une certaine manière, réussi là où Fuzati à échouer. Après, peut-être que Fuzati n’avait pas envie de réussir comme Orelsan l’a fait. Les arguments de Fuzati sont intéressants, mais un gars comme Orelsan n’a pas envie de s’essuyer les pieds avant d’entrer, ni de s’excuser de son succès. Tout le paradoxe est là. Doit-on montrer pâte blanche et se faire adouber par les anciens, comme l’a fait Nekfeu, ou tout défoncer sur son passage comme l’a fait Kaaris ? Je pense que la vérité est au milieu et un jeune rappeur a tendance à faire les deux selon le succès qu’il rencontre.</p>
<p><strong>Ne pensez-vous pas qu&rsquo;il faudrait d&rsquo;abord que l&rsquo;ancienne génération accepte ce passage de flambeau pour que la nouvelle puisse s&rsquo;exprimer enfin librement ?<br />
</strong>C’est difficile à dire. L’ancienne génération n’a pas envie de passer le flambeau tout simplement parce qu’elle est encore là ! Mais de la même façon, je ne vois pas forcement les anciens cracher sur les jeunes. Dans notre film, Lino en parle très bien. Il s’intéresse à la nouvelle génération, a tel point qu’il invite des jeunes dans le clip du premier single de son nouvel opus. Mais il refuse qu’on parle, pour le moment, de nouvel age d’or, car il souligne l’absence de classique dans cette nouvelle école. Moi je pense qu’il y a eu deux ou trois albums classiques, mais effectivement ce n’est pas suffisant. Le temps nous le dira et cette nouvelle génération n’en est qu’à ses balbutiements.</p>
<p><strong>Le documentaire « Un jour peut être, une autre histoire du rap français » (Romain Quirot, Antoine Jaunin et François Recordier) était focalisé sur cette scène des années 2000, qui, déjà à l&rsquo;époque, apportait des sons nouveaux tout en étant en décalage avec le reste du circuit. Pensez-vous que l&rsquo;histoire est faite pour se répéter, avec cette dualité entre les générations ?<br />
</strong>J’ai beaucoup entendu parler de ce film mais je ne l’ai pas vu, car il n’est pas passé en télé. On s’est retrouvé ensemble dans des festivals, mais jamais les mêmes jours, donc ça serait difficile d’en parler en détails. Nos approches sont assez différentes. Je n’ai pas fait un film sur une scène underground, je parle de la nouvelle scène rap sans opposer les puristes et les mainstream. Je pense que c’est un combat d’arrière garde de considérer que ceux qui réussissent ont forcement vendu leurs âmes, tandis que ceux qui ne vendent pas un album sont forcement des génies incompris. C’est beaucoup plus complexe que ça et d’ailleurs, les MCs de 1995 qui sont dans les deux films et aujourd’hui ils tentent de s’éloigner de cette étiquette un peu « hype » ou avant-gardiste. Ils se considèrent comme des MCs comme les autres dans la jungle du <em>rap game</em>.</p>
<p><strong>Le film le montre bien, l&rsquo;influence du rap outre-atlantique est très importante pour le rap hexagonal. Il semble que les américains se prennent pourtant moins la tête sur le sujet des générations. Ca serait quelque chose de purement français ?<br />
</strong>Je ne sais pas s’ils se prennent moins la tête et je n’ai pas forcement l’impression que les Français se la prennent tant que ça. La culture est totalement différente. Aux USA, le business est roi et beaucoup de jeunes qui percent sont poussés par des anciens. C’est la phrase de Jay-Z : « I put my niggas on, my niggas put they niggas on ». On s’entraide et on gagne de l’argent les uns grâce aux autres, et on évite de se mettre des bâtons dans les roues pour faire encore plus d’argent.</p>
<p>En France c’est très différents, surtout parce qu’il y a moins d’argent et moins de rappeurs qui gèrent leurs business, même si ca change. En off, Deen Burbigo nous disait a quel point il avait été impressionné et inspiré par le fonctionnement de Din Records de Médine, car ils fonctionnaient comme une vraie entreprise et qu’ils avaient pris des cours pour pouvoir bien gérer. L’Entourage s’est inspiré de ça et tente de tout gérer eux-mêmes. Après, au niveau artistique, c’est vrai que l’influence américaine est énorme, comme elle l’a été dans les 60s avec les yéyé qui pompaient la Motown et la soul US, donc ce n&rsquo;est pas nouveau.</p>
<p><strong>Pendant les scènes de concert, on voit que le public est très diversifié. C&rsquo;est une aubaine pour le rap français en général non ? Quelque chose que ce nouveau rap a réussi à amener ?<br />
</strong>Amener non, il a toujours eu un public diversifié. NTM était la coqueluche des médias et de Canal Plus, le média « bobo » par excellence. Ils ont fait une grande parti de leur renommée à Paris, donc rien de nouveau. Même si c’est vrai que j’ai été étonné par l’abondance de jeunes filles. Il n&rsquo;y en avait pas autant dans les années 1990 et c’est tant mieux. Mais c’est vrai que cette nouvelle génération, de part son éclectisme, amène un public qui n’était pas forcement très rap auparavant. Mais il ne faut pas se tromper, le rap est la musique numéro 1 en France chez les jeunes. les trois plus gros vendeurs de disque en 2014 sont Gim’s, Stromae et les Daft Punk. Ce n’est pas dû au hasard, surtout dans un marché du disque qui s’effondre.</p>
<p><strong>Votre documentaire le prouve, il y a une grande diversité aujourd&rsquo;hui dans les styles des artistes. Le public se retrouve face à des choix différents. A lui de faire le tri. Mais n&rsquo;est-ce pas aussi un piège dans lequel il ne faut pas tomber ? Une sorte de revers de la médaille ?<br />
</strong>Un piège non, moi j’ai toujours considéré que le public n’est pas abruti. Chacun va vers sa musique. Moi je pense qu’on vit une des époques les plus diversifiées en matières de musique et pas seulement dans le hip-hop. Le choix, c’est merveilleux, mais c’est aussi un problème pour les artistes qui deviennent des produits jetables. C’est très douloureux pour eux. D’où cette boulimie de travail et ces projets qui sortent de plus en plus régulièrement. La nouvelle technologie permet à des artistes de se faire connaître sans les maisons de disques. Il y a un lien direct avec le public.</p>
<p><strong>Vous évoquez les rappeurs dits de province comme Joke, Taipan ou Nemir dans le film. Pensez-vous qu&rsquo;ils sont la grande force de cette nouvelle scène ? Que l&rsquo;avenir se trouve dans ces artistes hors capitale ?<br />
</strong>Encore fois, il ne faut pas être catégorique. Ils participent au côté éclectique de cette scène, mais ne la révolutionne pas. Il a beaucoup de provinciaux mais le business restent centralisé et pas que dans la musique. Tous les grands médias et institutions sont à Paris, donc les provinciaux montent, c’est normal et c’est très bien. Baladez-vous dans Paname et demandez aux gens d’où ils viennent, il n&rsquo;y aura pas beaucoup de titis parisiens. Orelsan a beau venir d’Alençon, aujourd’hui c’est un parisien comme un autre.</p>
<p><strong>Isleym est la seule représentante féminine du documentaire. Malgré le nouveau vent de liberté qui touche cette génération, les filles semblent encore avoir du mal à se frayer un chemin. Comment l&rsquo;expliqueriez-vous ?<br />
</strong>Je pense simplement que les jeunes filles qui ont envie de faire du rap n’ont pas beaucoup de modèles féminins en France et qu’une jeune fille talentueuse préférera s’orienter vers un autre type de musique. Même Isleym n’est vraiment une rappeuse au final. Aux USA, si il y a tellement de rappeuses c’est que la frontière entre rap et pop music est beaucoup plus ténue qu’ici. Mais ce n’est pas forcement, contrairement à l’idée préconçu, dû au machisme des rappeurs. Eux, au contraire, aimeraient avoir plus de filles avec qui travailler. Fababy dit même que s’il continue a faire de la musique aujourd’hui, c’est en partie grâce à Isleym qui l’a bien conseillé. Après, c’est, peut être, juste une question de génération.</p>
<p><strong>Les interviews de Kaaris étaient intéressantes. Lui-même parle de second degré pour désigner ses textes et sa figure de rappeur hardcore. C&rsquo;est ça aussi la force de cette génération ? Faire passer l&rsquo;<em>entertainment</em> avant tout ?<br />
</strong>Rap et <em>entertainment</em> ont toujours été étroitement liés. On l’a peut être un peu oublié ces dernières années, mais le hip-hop, bien qu’il soit un vecteur d’émancipation et de culture très important, n’est pas, à la base, un instrument de propagande politique. De Niro a joué les mafieux toutes sa vie et on ne lui a pas reproché, ni même catalogué, ca reste l’un des plus grands acteurs de sa génération. Si des rappeurs veulent parler de banditisme, criminalité ou autre, libre à eux, tant qu’ils le font bien. Pareil pour ceux qui veulent parler de soirée et de filles nues dans des jacuzzi, je ne vais pas aller vérifier dans leurs chambres d’hôtels s’il y a effectivement autant de filles qu’ils le prétendent.</p>
<p>Et puis si cette génération aime l’entertainment c’est à mettre en corrélation avec notre époque. On vit une époque pas forcement très enthousiasmante, donc peut-etre que le public a besoin de se divertir, c’est une des pistes de réflexion. Mais une chose est sur, il y a tellement de diversité dans cette génération qu’on peut vraiment écouter tous types de rap, que se soit dans le fond ou dans la forme. Et ça, je pense que c’est extrêmement positif pour la scène hip-hop française.</p>
<p><strong>Article : Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Finale Buzz Booster Lorraine &#8211; BAM &#8211; Metz &#8211; Samedi 6 Décembre 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 12:10:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Près d&rsquo;un mois après la demi-finale qui avait vu quatre formations être qualifiées à Nancy pour la finale régionale à la <strong>BAM</strong> de Metz, le tremplin hip-hop <strong>Buzz Booster Lorraine</strong> était de retour. Cette quatrième édition toujours organisée par <strong>Zikamine</strong> a permis le samedi 7 décembre d&rsquo;envoyer les vainqueurs pour la grande finale à Marseille. Retour sur une soirée pleine de promesses.</p>
<p>Ils avaient environ trois semaines pour préparer un set encore meilleur que celui de l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong>.<strong> D-Track</strong>, <strong>Debza</strong>, <strong>Compton le French Californien</strong> et<strong> Stratégie de Paix</strong> avaient été sélectionnés parmi quatre autres formations toutes aussi désireuses de fouler la scène de la Boîte A Musique de Borny. Jugés sur des critères axés sur la scène, sans oublier la musique ou les textes, chacun avait su montrer les différentes facettes de son univers. De quoi promettre des nouveaux sets variés et originaux, mais surtout retravaillés et améliorés. Si certains se sont montrés à la hauteur en osant de nouvelles choses, d&rsquo;autres semblent être passés à côté.</p>
<p>Les messins de <strong>D-Track</strong> ont la lourde tâche de commencer. Devant un public qui se remplit petit à petit qui plus est. Peu importe, la performance du quatuor lors de la soirée nancéienne avait prouvé qu&rsquo;ils avaient de la ressource et une énergie communicative avec les gens. Cependant, à aucun moment la flamme n&rsquo;a prise. Leur entrée en scène si dynamique d&rsquo;il y a trois semaines s&rsquo;est transformée en une arrivée timide. Il en sera de même pour le reste des quinze minutes réglementaires du set. Si les trois MCs rappent bien, leurs mouvements sont brouillons, et la communication avec une foule réceptive n&rsquo;arrive pas à gommer les défauts. Ils doivent déjà laisser leur place au suivant quand ils commençaient à prendre leur aise. Dommage.</p>
<p><strong>Compton le French Californien</strong> arrive ensuite et paraît plus à l&rsquo;aise. Encore accompagné de son cameraman, et de son DJ, le rappeur en impose toujours. Il propose d&rsquo;ailleurs de nouveaux morceaux dont un inédit, avec cette assurance et cette verve caractéristiques. Plus que jamais influencé par le rap américain, il reste droit dans ses baskets et paraît déjà plus confiant. Originaire de Vandoeuvre, <strong>Debza</strong> ne vient jamais seul et avait encore fait venir bon nombre de ses amis, afin de mettre le feu comme à l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong>. Il ne faut pas attendre longtemps pour les entendre l&rsquo;encourager de vive voix, donnant du cachet à la performance du MC. Les lumières, le discours avec les spectateurs, et les transitions entre les morceaux ; tout est bien travaillé, lui donnant le luxe de ne pas courir après la montre et de prendre son temps. Un titre comme <em>Je Tire dans le Tas</em> avec son gimmick scandé par la foule fait toujours mouche. Il se permet même de composer avec un morceau intimiste, assis sur un tabouret, dans le noir, juste éclairé par les faisceaux blancs des projecteurs.</p>
<p>En provenance également de la banlieue de Nancy, les quatre compères de <strong>Stratégie de Paix</strong> ont eux aussi peaufiné leur jeu et ça se sent. Les gens ont pu retrouver leur dynamisme et leurs discours politiques aiguisés amenés par une mise en scène soignée et ce mélange entre ragga et rap. Une caractéristique qui a sûrement jouée dans la balance et en leur faveur lors de l&rsquo;annonce de leur victoire une heure après leur set terminé.</p>
<p>La fin de la compétition a d&rsquo;ailleurs été à la fois géniale et ubuesque. Si <strong>Demi-Portion</strong>, accompagné de son protégé <strong>Molotov</strong> et de <strong>DJ Rollex</strong>, a assuré un show impeccable plein d&rsquo;expérience, la suite fut un joyeux n&rsquo;importe quoi. Afin de meubler les tente minutes restantes à la délibération du jury, le vétéran a fait plusieurs allers retours sur scène ne sachant plus très bien s&rsquo;il devait continuer ou non. Il fut rejoint d&rsquo;abord par <strong>Madmax</strong>, pour un bain de foule. Ils ont ensuite été accompagnés sur scène par tous les rappeurs opportunistes se trouvant dans le public, désireux de placer quelques rimes devant un public surpris mais amusé. Une ambiance freestyle et conviviale, voilà sans doute ce que l&rsquo;on attendait d&rsquo;une soirée hip-hop comme le <strong>Buzz Booster</strong>. Félicitations à <strong>Zikamine</strong> pour soutenir ce projet et donner envie aux lorrains d&rsquo;encourager leurs artistes. Avec un vainqueur du nom de <strong>Stratégie de Paix</strong>, c&rsquo;est <strong>Africa Bambaataa</strong> qui serait content.</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Photographe : Benjamin Mathia</strong></p>
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		<title>Georgio &#8211; Djal &#8211; LLM &#8211; Le Saloon &#8211; BAM &#8211; Metz &#8211; Vendredi 5 Décembre 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 12:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>N&rsquo;en déplaise aux grincheux nostalgiques, le rap ce n&rsquo;était pas mieux avant. L&rsquo;association <strong>Boumchaka</strong> était bien décidée à le prouver en invitant le jeune parisien <strong>Georgio</strong> à se produire à la <strong>BAM</strong> de Metz le vendredi 5 décembre. La nouvelle garde est en marche et prête à exploser.</p>
<p>A l&rsquo;aise autant dans des salles de concert comme les <strong>Trinitaires</strong>, que dans des bars, l&rsquo;association thionvilloise a vu les choses en grand en venant à la <strong>Boîte A Musique</strong> en ce début de week-end. Toujours à la recherche d&rsquo;une cohérence et d&rsquo;une particularité dans le choix des artistes, le rap français est à l&rsquo;honneur avec <strong>Georgio</strong> et ses vingt bougies. L&rsquo;occasion pour les messins de (re)découvrir le rappeur du 18ème arrondissement parisien, déjà venu en début d&rsquo;année commencer sa tournée hexagonale. De quoi boucler l&rsquo;année d&rsquo;un artiste qui ne cesse de faire parler de lui tout en lui montrant la confiance du public lorrain.</p>
<p>Ravis par un nombre de pré-ventes au-delà de leurs estimations, les membres de <strong>Boumchaka</strong> montrent une fois de plus leur savoir-faire et leur connaissance pour les musiques urbaines. De bonne augure à quelques mois de la quatrième édition de leur festival électro hip-hop <strong>Freeeeze</strong>. Dans un soucis de mettre en avant la scène locale, l&rsquo;artiste solo DJal, le groupe <strong>LLM</strong> et le collectif <strong>Le Saloon</strong> sont conviés. L&rsquo;occasion de se rendre compte de l&rsquo;éclectisme et du talent d&rsquo;une scène messine active et ambitieuse.</p>
<p>Le public le sait bien et est venu encourager les formations avec un accueil chaleureux. Le thionvillois Djal a pu montrer son rap réaliste et tout terrain afin de chauffer la foule. Pour leur quatrième concert, les trois rappeurs de <strong>LLM</strong> assurent ensuite un set convaincant. Même si le jeu de scène est parfois un peu brouillon, la bonne humeur communicative de la salle donne du charme à la musique des jeunes MCs. Avec une moyenne d&rsquo;âge proche de la majorité, les spectateurs ne manquent pas d&rsquo;enthousiasme. Tant mieux car les quatre camarades du <strong>Saloon</strong> viennent proposer eux aussi un hip-hop communicatif et joyeux tout en restant technique. Rien de plus normal avec <strong>Ektir</strong> et <strong>El Lobo</strong>, respectivement champions nancéien et messin du <strong>End of the Weak</strong>, accompagnés de leurs compères <strong>Fovea</strong> et <strong>Cotchei</strong> sans oublier leur <strong>DJ VLR</strong>. Improvisation, morceau sur les vacances et véritable performance scénique, il y a tout pour que les gens soient prêts pour <strong>Georgio</strong>.</p>
<p>Accueillit comme il se doit, le parisien arrive en trombe sur la scène accompagné de son backeur pour entamer le concert immédiatement. Le show vient à peine de commencer et déjà la foule est survoltée et se met à crier les rimes qu&rsquo;elle connaît par cœur. Ca sera comme ça pendant toute la fin de la soirée, sans interruption. Enchaînant ses titres les plus connus issus de ses nombreux projets, le rappeur ne s&rsquo;arrête jamais. Il saute sur place, bondit de chaque côté de la scène, interagit avec le public, l&rsquo;incitant à faire des pogos ; tout est mis en œuvre pour un set sans temps mort. Le parisien contrôle chaque moment et fait preuve d&rsquo;un vrai charisme une fois le micro en main, malgré son physique mince et son visage encore un peu juvénile.</p>
<p>Les fans sont nombreux et reprennent sans problème les paroles du MC, comme pour les piliers du genre. Il faut dire qu&rsquo;avec déjà plusieurs EPs et albums en poche, il a déjà pu se construire une discographie convaincante. <em>A l&rsquo;Abri, Nouveau Souffle, Soleil d&rsquo;Hiver</em>, tant de projets qui lui permettent de se construire un set entre morceaux énergiques (<em>La Tour de Babel</em>, <em>BlackJack</em>), conscients (<em>Saleté de Rap</em>), et d&rsquo;avoir déjà des hits aussi efficaces en live.</p>
<p>Pas de rappel pour le rappeur qui avait invité ses amis MCs pour profiter eux aussi de cette dernière date. Les dernières minutes sont alors un vrai bazar euphorique où tous les membres de l&rsquo;équipe de <strong>Georgio</strong> prennent le micro un à un. Avant que <em>Smells Like Teen Spirit</em> de <strong>Nirvana</strong> soit jouée à fond, déclenchant une liesse générale dans toute la pièce. Une manière peut orthodoxe de finir un concert de rap, mais signe surtout de la fraîcheur d&rsquo;une nouvelle vague d&rsquo;artistes respectueux des codes mais dotés d&rsquo;une ambition à peine voilée. Une fois de plus la <strong>BAM</strong> a su prouver son intérêt pour cette musique tout en faisant confiance aux locaux et à la jeunesse, tandis que l&rsquo;on en attendait pas moins de <strong>Boumchaka</strong>.</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
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