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	<title>Magazine Karma &#187; Nathan Roux</title>
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	<description>Le Magazine des Musiques Actuelles en Lorraine et au Luxembourg</description>
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		<title>Interview : Chinese Man</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2015 11:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Sho-Bro, le nouvel EP six titres composé de deux titres inédits et de remix de Chill Bump, Al&#8217;Tarba ou encore DJ Nu-Mark, du groupe...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><em>Sho-Bro</em>, le nouvel EP six titres composé de deux titres inédits et de remix de <strong>Chill Bump</strong>, <strong>Al&rsquo;Tarba</strong> ou encore <strong>DJ Nu-Mark</strong>, du groupe <strong>Chinese Man</strong> vient de sortir en vinyle et en format digital. L&rsquo;occasion de parler au téléphone avec <strong>Zé Mateo</strong>, l&rsquo;un des DJs du trio de ce nouveau projet.</p>
<p><b>Si on est là, c&rsquo;est forcément pour parler de votre nouveau projet &laquo;&nbsp;Sho-Bro&nbsp;&raquo; sorti récemment. Vous avez déjà eu des retours j&rsquo;imagine ?<br />
</b>Oui, on l&rsquo;a diffusé sur Internet. Pour l&rsquo;instant les retours du public sont très positifs, il y a beaucoup de commentaires, de partages. C&rsquo;est cool, on est plutôt content mais on verra sur la durée comment ça se passe mais pour l&rsquo;instant c&rsquo;est plutôt positif.</p>
<p><b>&laquo;&nbsp;Sho Bro&nbsp;&raquo; ne sort qu&rsquo;en format digital ou sur vinyle, pourquoi ce choix de ne pas le sortir sur CD ?<br />
</b>D&rsquo;abord, c&rsquo;est un petit projet six titres. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;on a plutôt tendance à favoriser le vinyle, pour de multiples raisons. Le CD on essaie de le garder sur des projets un peu plus gros. Surtout en termes d&rsquo;organisation, de logistique, comme on fait tout nous-mêmes, en tant que label indépendant, on a plutôt privilégié le vinyle et le format digital. Ce sont des choses qu&rsquo;on maîtrise bien, on partage direct sur notre site internet et pour la vente, notre distributeur connaît bien aussi ces formats-là. Et pour ce projet là on s&rsquo;est limité à ces formats pour un accès exclusif au support.</p>
<p><b>Que pensez vous de certains nouveaux modèles économiques : comme les mixtapes gratuites ou le fait de laisser le public mettre le prix qu&rsquo;il veut pour se procurer l&rsquo;album ? Un peu comme Run The Jewels l&rsquo;a fait récemment ?<br />
</b>C&rsquo;est sûr qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les mixtapes, on fait un peu plus de focus dessus, ça fait très longtemps que ça existe. En terme de promos, ou même d&rsquo;échanges et de partages c&rsquo;est quand même sympa pour communiquer, pour faire parler de soi. Après au niveau économique, il faut qu&rsquo;il y ait un peu d&rsquo;argent dans le système de la musique. De là à dire que c&rsquo;est la bonne ou la moins bonne solution, j&rsquo;en sais rien. Ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il faut trouver de nouvelles façons de faire tourner les projets, pas forcément d&rsquo;une manière démesurée, mais de manière à ce qu&rsquo;il y ait quand même une suite. Je pense que l&rsquo;ancienne école ne marche plus ; c&rsquo;est à dire on sort un disque, on tabasse à fond de promo partout, on achète des espaces gigantesques. Les gens sont plus actifs qu&rsquo;avant, ça veut dire qu&rsquo;ils ont aussi cette démarche d&rsquo;aller chercher sur Internet. Et quand ils ont vraiment envie, ils achètent soit un vinyle soit un CD, soit ils viennent aux concerts. Après, nous, on est toujours à même de s&rsquo;intéresser à ça quand on l&rsquo;a entre les mains, et à l&rsquo;échelle de ce que l&rsquo;on est capable de faire aussi. C&rsquo;est à dire que pour le label Chinese Man Records, la musique a toujours été d&rsquo;abord la priorité. De pouvoir en même temps revenir avec de nouvelles idées et de nouvelles innovations. Les majors ne travaillent pas de la même manière, car il y a les actionnaires derrière et qu&rsquo;il faut trouver des manières de mettre la pression pour faire acheter les albums.</p>
<p><b>Sur « Sho-Bro » on retrouve A-Plus, Knobody et Pep Love des Hieroglyphics, des artistes qui ont déjà de la bouteille et ils ont toujours autant la forme ! Comment c&rsquo;était de travailler avec eux ?<br />
</b>Malheureusement on a fait un enregistrement à distance. On était en contact pendant plusieurs mois avec eux pour leur proposer le projet, avec des échanges et des discussions. On a un copain qui est un MC de la Côte Ouest avec qui on travaille qui nous a permis de nous mettre en contact avec eux. Ca s&rsquo;est fait un peu dans un réseau intermédiaire mais ils ont adoré le morceau, ils ont fait des propositions, et après le temps que l&rsquo;on finalise ça a pris un peu de temps mais dans l&rsquo;ensemble c&rsquo;était vraiment super. C&rsquo;est vrai que ce sont des rappeurs avec de la bouteille mais c&rsquo;est un peu nos générations, c&rsquo;est à dire qu&rsquo;ils restent des artistes très actifs. C&rsquo;était la grande classe de bosser avec eux.</p>
<p><b>Et au contraire, on retrouve sur l&rsquo;EP une collaboration avec Al&rsquo;Tarba, un artiste qui fait pas mal parler de lui en ce moment.<br />
</b>On l&rsquo;a croisé aussi par des intermédiaires, des réseaux musicaux. On était déjà en contact avec d&rsquo;autres artistes avec qui on avait l&rsquo;habitude de travailler et quand on a pensé cette idée des remix, on s&rsquo;est orienté un peu vers certains artistes français avec qui travailler. Il y avait bien sûr Nu-Mark avait qui on parle déjà depuis quelques années. Et Al&rsquo;Tarba ça s&rsquo;est un peu imposé naturellement pour un remix. On lui a fait écouter des morceaux des Groove Sessions 3 et il a choisi <em>Hancock</em>. On était très content et d&rsquo;ailleurs le projet de remix est super je trouve, c&rsquo;était génial d&rsquo;avoir tous ces retours positifs autour de cet EP de tout le monde.</p>
<p><b>J&rsquo;ai toujours l&rsquo;impression en écoutant vos disques, que peu importe les noms prestigieux qui viennent faire des remix, des featurings, tout colle facilement, comme si tous faisaient parti d&rsquo;une grande famille. C&rsquo;est aussi ce à quoi vous aspiriez à vos débuts ?<br />
</b>Ce qui est sûr c&rsquo;est qu&rsquo;il y a une famille musicale. On écoute énormément de choses et il y en a beaucoup qui nous plaisent et d&rsquo;envies qui naissent pour des nouveaux projets d&rsquo;actualités. Je pense qu&rsquo;au départ il y avait un rêve un peu fou sur d&rsquo;éventuelles collaborations. On a eu de la chance par moment, des fois non. Sans parler de famille, je dirai que c&rsquo;est l&rsquo;écho qu&rsquo;il peut y avoir avec ce type de musique, à la fois avec des artistes hip-hop, un procédé électronique, en samples. Après, personne ne s&rsquo;est jamais forcé à travailler avec nous, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;ambitions commerciales primaires sur des collaborations. Les gens le font plutôt car ils trouvent le morceau cool, l&rsquo;idée du projet leur plaît, ça crée peut être un environnement favorable à ça. Avec une cohérence pour nous.</p>
<p><b>Du coup, pourquoi ce titre « Sho-Bro » ? Ca rejoint un peu ce que vous venez de dire ?<br />
</b>C&rsquo;est en rapport avec le côté graphique, les visuels, les vidéos qu&rsquo;on développe depuis plusieurs années. Ce projet repose encore sur Julien Lois, Fred &amp; Annabelle, et d&rsquo;autres artistes et ce qu&rsquo;on développe autour de Chinese Man ; le graphisme, une densité cinématographique. Du coup les Shaw Bro&rsquo;(thers) font des films depuis des décennies, et il y a un lien qui a pu se faire, avec les idées de Julien Lois sur l&rsquo;artwork. Ce qui a donné ces effigies sur le projet Sho-Bro mais aussi le lien qu&rsquo;on avait envie de faire avec ces films très forts et qui ont un impact certain.</p>
<p><b>Le clip de « Sho-Bro » est encore bourré de références cinématographiques, comme pour vos autres projets. Vous vous faites des petites sessions ciné avant de travailler sur quelque chose de nouveau ?<br />
</b><em>(rires)</em> Pas vraiment. On se consulte pas mal quand même en dehors du studio. Avec High Ku et SLY on est fan de ciné depuis longtemps. On essaie d&rsquo;entretenir cette culture là aussi, de prendre le temps de saisir des moments, pour les sampler par exemple. Il y a beaucoup de supports sur lesquels on essaie de faire ça quand on se retrouve face à nos machines.</p>
<p><b>Etre mélomane et cinéphile ne serait donc pas trop éloigné ?<br />
</b>En tout cas nous, ça nous aide. Je pense qu&rsquo;à partir du moment où on choisi un sample, c&rsquo;est qu&rsquo;il nous plaît, mais c&rsquo;est aussi parce que ça a une portée dans l&rsquo;imaginaire. Après le cinéma est utile particulièrement pour créer une image, une esthétique. On est assez sensible à ça tous les trois.</p>
<p><b>Cet EP explore toujours pleins de styles de musiques différents, mais si on reste dans l&rsquo;univers du rap, et notamment de ce qui se fait beaucoup aujourd&rsquo;hui, vous pensez quoi de la trap music ?<br />
</b>Je sais que dans le groupe? on est plus ou moins sensible à ça. Pour ma part ce n&rsquo;est pas ce qui me touche le plus. Même si certains titres vont me plaire quand même. Mais cette vague fait du bien au hip-hop. Après c&rsquo;est toujours pareil, lorsqu&rsquo;il y a un nouveau style, on l&rsquo;a vu avec la dubstep il y a quelques années, au bout d&rsquo;un moment ça propose beaucoup de choseS. Il faut faire le tri, comme dans tous les styles de musique. High Ku serait peut être plus apte à t&rsquo;en parler, vu que ça m&rsquo;a moins touché. Mais je trouve quand même ça cool.</p>
<p><b>Ugo vous avait déjà posé la question, concernant les Beatles et les Rolling Stones. Du coup nouvelle question, 2Pac ou Biggie ?<br />
</b><em>(rires)</em> 2Pac. Mais maintenant j&rsquo;hésite du coup ! Je suis un peu coincé car j&rsquo;aime les deux et ils ont chacun un style et une symbolique très forts.S&rsquo;ils ne venaient pas chacun de la Côte Ouest et de la Côte Est, on ne se poserai pas la question. Je vais rester sur 2Pac. Mais demain ça sera peut être Biggie <em>(rires)</em>.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Jour 8 &#8211; Nehs / Slz / Hippocampe Fou / Yasiin Bey aka Mos Def &#8211; BAM (Metz) &#8211; Samedi 7 février</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2015 10:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Pleins de petits tours et puis s&rsquo;en va. La venue de <strong>Mos Def</strong> à la <strong>BAM</strong> de Metz le samedi 7 février devait clore en beauté la semaine messine du <strong>Festival Freeeeze</strong>. Les fans ont du malheureusement se faire à l&rsquo;idée qu&rsquo;à présent devenu <strong>Yasiin Bey</strong>, l&rsquo;artiste avait changé. Heureusement, un <strong>Hippocampe Fou</strong> s&rsquo;était invité à la fête et n&rsquo;en a fait qu&rsquo;à sa tête.</p>
<p>La nouvelle avait été soigneusement préparée par <strong>Boumchaka</strong>. Avec déjà les noms de <strong>Mobb Deep</strong>, <strong>Rone</strong> ou encore <strong>Herbaliser</strong>, la programmation de leur festival électro hip-hop avait déjà de quoi faire des jaloux. Mais tel un cadeau en cette fin d&rsquo;année et période de fête, le nom de <strong>Mos Def</strong> était apparu sur les réseaux sociaux. Avec le duo du Queens, le natif de Brooklyn allait donc être la deuxième grosse figure rap de la quatrième édition de <strong>Freeeeze</strong>. Des artistes à l&rsquo;univers complètement différents mais aux carrières bien remplies et au respect des fans toujours intact. Tous ont traversé les décennies à leur façon, collés à leur image de durs et de rap brut pour les uns et orientés vers le cinéma et l&rsquo;expérimentation pour l&rsquo;autre. Là où <strong>Prodigy</strong> et <strong>Havoc</strong> avaient assuré un show sans fioritures une semaine auparavant à Nancy, celui qui se fait désormais appeler <strong>Yasiin Bey</strong> allait devoir faire de même, voire mieux.</p>
<p>Tout était en place pour que cela se produise. Plusieurs semaines après l&rsquo;annonce officielle de son passage à Metz, l&rsquo;idée d&rsquo;un hommage à <strong>J Dilla</strong>, le brillant producteur hip-hop originaire de Detroit et disparu il y a plusieurs années, résonnait comme de plus belle dans le cœur des connaisseurs. <strong>Mos Def</strong>, l&rsquo;artiste à la gouaille, au <em>flow</em> et aux influences si divers et <strong>Jay Dee</strong>, l&rsquo;un des artistes les plus influents du côté de la production allaient être rassemblés le temps d&rsquo;une soirée, qui plus est une date unique française, dans la toute neuve <strong>Boîte A Musique</strong> de Borny. Même du vivant du <strong>Dilla</strong>, impossible d&rsquo;imaginer pareille réunion sur une même scène dans la région. Impossible de louper ça, même pour les néophytes. Mais tout cela semblait trop beau, et la machine à rêves s&rsquo;est vite enrayée.</p>
<p>Cela fait maintenant un moment que des images de feu <strong>Jay Dee</strong> défilent derrière les platines vides du DJ de<strong> Yasiin Bey</strong>. Le temps commence à se faire long mais sans non plus que l&rsquo;attente n&rsquo;en devienne insupportable. Puis, le voilà qui arrive. Il porte une grande écharpe blanche et une sorte de grande toge noire et avance doucement, les yeux cachés derrière des lunettes de soleil. Dans sa main, un chapeau en feutre. Le voilà qui commence à répandre des pétales de roses sur son chemin tout du long de la scène. C&rsquo;est seulement une fois son micro rouge saisi qu&rsquo;il s&rsquo;adresse au public. Son arrivée n&rsquo;est rien comparée à ce qui attend les gens dans la salle. Rien que le technicien des lumières ne devait pas s&rsquo;attendre à se faire dicter son travail autant de fois par un <strong>Yasiin</strong> apparemment très préoccupé par les couleurs des projecteurs sur scène.</p>
<p>Dans son ensemble, le concert a vite pris une direction inattendue. Comme habité, ou imbu de lui-même c&rsquo;est selon, le MC a pris l&rsquo;hommage de <strong>Dilla</strong> très au sérieux. Peut être trop. Comme lorsqu&rsquo;il se mettait à faire la toupie pendant un moment, les bras grands ouverts ou circulait sur scène avec un grand sourire, sans vraiment prêter attention au public. Sans le cacher, parfois il demandait simplement à son DJ de passer un titre produit par le Detroiter sans même rapper ou chanter par dessus. Situation surréaliste pour un artiste connu pour sa technique et sa voix si reconnaissables. Certes, il a bel et bien interprété ses morceaux, tels les célèbres <em>Ms. Fat Booty</em>, <em>I&rsquo;m Leaving</em> ou encore <em>Umi Says</em>. Mais tous amputés de leur musique d&rsquo;origine remplacée par une production de <strong>Jay Dee</strong>, ils en devenaient méconnaissables et frustrants pour les fans. L&rsquo;amère impression de regarder <strong>Mos Def</strong> passer un bon moment plutôt que d&rsquo;en offrir un au public finit par prendre le dessus et ses chants n&rsquo;y changent rien. Noyé dans une spiritualité ou l&rsquo;envie de trop en faire, le concert d&rsquo;une heure peine à trouver ses marques et son rythme. Reste le fait d&rsquo;avoir vu en live un artiste qui a tout de même débuté à la fin des années 1990 et qui a su laisser sa marque. Dommage que ce soit de cette manière.</p>
<p>Tout n&rsquo;était pas perdu pour autant. Avant que <strong>Mos Def</strong> ne colle son oreille contre les enceintes du côté de la scène ou s&rsquo;arrête en plein morceau pour répandre de nouveau des pétales de roses, deux bons shows s&rsquo;étaient déroulés dans cette même salle. Membres du collectif local <strong>Skeud en Vrac</strong>, <strong>NEHS</strong> et <strong>SLZ</strong> ont eu la lourde tâche de commencer la soirée face à un public qui arrivait au compte goutte. Marquée par les années 1990, leur musique sent bon le rap français d&rsquo;antan avec les <em>scratchs</em> de <strong>DJ Mad John</strong> et le <em>sampling</em> assorti. Les paroles sont bien écrites, les <em>flows</em> et les <em>backs</em> de chacun assurés, les ingrédients sont réunis pour proposer un moment de nostalgie aux plus âgés et se replonger dans les grands classiques. Sans tourner à la caricature, la posture et le message des deux confrères sont convaincants et donnent envie de secouer la tête à leurs côtés. La salle est déjà mieux remplie lorsqu&rsquo;ils quittent la scène et les gens arrivent au bon moment pour entrer dans le monde farfelu du rappeur le plus aquatique qui soit.</p>
<p>Une fois son DJ et son partenaire <strong>Céo</strong> installés, <strong>Hippocampe Fou</strong> arrive tel un cosmonaute sur scène et donne un aperçu du reste de son spectacle ; une chorégraphie sobre mais inspirée, des paroles loufoques et drôles et un sens de l&rsquo;autodérision à toute épreuve. Avec son collègue de micro, ils sautent, se figent, interpellent le public qui en redemande. Les morceaux du Parisien sont accrocheurs, addictifs et parlent à tout le monde. Un exemple pour contrer les grincheux des shows rap en général et une marche à suivre pour la majorité des artistes du milieu. Comme pour le titre <em>Le Marchand de Sable</em>, où de simples lanternes et lampes torches suffisent à lui donner une histoire et une atmosphère propre. Figure d&rsquo;un rap français décomplexé au possible et rafraîchissant, qui parle du quotidien avec des blagues tout en étant dans le vrai, son concert est le véritable bol d&rsquo;air de cette soirée.</p>
<p>Si la déception ne peut se cacher face à la performance de l&rsquo;artiste new-yorkais, il était bon de voir les locaux pratiquer leur musique avec sérieux et dextérité et de découvrir un<strong> Hippocampe</strong> rappeur plein d&rsquo;énergie et charismatique. Sans oublier que malgré l&rsquo;excentricité débordante de l&rsquo;américain contre laquelle elle n&rsquo;y pouvait rien, <strong>Boumchaka</strong> a réussi un défi incroyable avec la venue à la fois de <strong>Mobb Deep</strong> et de <strong>Mos Def</strong> dans le cadre de leur festival. Et ce à une semaine d&rsquo;intervalle et dans les deux cas, pour une date unique en France. Si le dernier concert de ce soir n&rsquo;était pas le meilleur, il fallait tout de même être là, puisque ce que l&rsquo;association est en train de monter avec <strong>Freeeeze</strong>, c&rsquo;est quelque chose de grand. Et il faudra des gens pour le raconter lorsque dans plusieurs années, <strong>Boumchaka</strong> verra encore plus grand. En attendant, le prochain rendez-vous est de retour à Thionville avec une date au <strong>Nimby</strong> mercredi prochain. De quoi se remettre doucement du week-end mouvementé.</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Crédit Photo : Wesley Linster</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Jour 6 &#8211; Seuss / Busdriver &#8211; 7(7) Café (Metz) &#8211; Jeudi 5 février</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2015 09:54:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les aventuriers de Boumchaka ont décidés de rester un jour de plus dans leur igloo et d&#8217;investir encore une fois le 7(7) Café en...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les aventuriers de <strong>Boumchaka</strong> ont décidés de rester un jour de plus dans leur igloo et d&rsquo;investir encore une fois le<strong> 7(7) Café</strong> en ce jeudi 5 février. Au programme de cette date du <strong>Festival Freeeeze</strong>, la croisée des chemins entre l&rsquo;habitué <strong>Busdriver</strong> et la toute nouvelle formation <strong>Seuss</strong>.</p>
<p>Le destin fait parfois bien les choses. Pour un artiste dont le dixième album est déjà sorti, quatre rappeurs locaux s&rsquo;allient et forment un groupe, afin de prendre la température sur scène pour la première fois. Pendant que le premier parcours le monde pour le convaincre de sa « chevelure parfaite », les messins <strong>Télémaque</strong> et <strong>Spitch</strong> accueillaient <strong>22</strong> et <strong>Dante</strong> pour former <strong>Seuss</strong>, sous le signe de la <strong>Géométrie Variable</strong>. L&rsquo;expérience contre la spontanéité. L&rsquo;Oncle Sam contre la Moselle. Deux visions du hip-hop pour un même lieu. Que le meilleur gagne.</p>
<p>Autant jouer à domicile, autant s&rsquo;imposer et commencer le show. Devant des supporters venus aussi nombreux que la veille, les quatre collègues de <strong>Seuss</strong> prennent place sur la scène, qui paraît encore plus minuscule que pour <strong>Gavlyn</strong> et <strong>Oh Blimey</strong>. Partis pour un set d&rsquo;une trentaine de minutes, chaque MC veut montrer son habilité au micro et imposer sa marque. Si pour <strong>Télémaque</strong> et <strong>Spitch</strong>, leur style est déjà bien connu, <strong>22</strong> et <strong>Dante</strong> montrent une posture intéressante et convaincante pour un début. Dommage que l&rsquo;espace soit si petit, le jeu de scène des rappeurs s&rsquo;en retrouve diminué. Cela aurait sûrement ajouté un plus à leur performance. Dans un esprit décontracté, les titres se succèdent et l&rsquo;interaction avec les gens méritait d&rsquo;être un peu plus poussée. Peut être étaient ils toujours un peu engourdis par les températures négatives qui sévissaient à l&rsquo;extérieur. Pourtant les prods à caractère électro ont le potentiel pour faire remuer les nuques. Rien de très grave néanmoins, ce set est surtout un avant goût de la soirée consacrée au collectif entier qui se tiendra toujours au <strong>7(7)</strong> à la fin du mois. Une formation à suivre de près donc.</p>
<p>La scène paraît déjà un petit peu plus grande pour l&rsquo;américain <strong>Busdriver</strong> quand il se montre et commence à installer son matériel. Posé devant ses deux boîtes à rythmes, il assurera seul la deuxième partie de soirée. Issu de la scène hip-hop <em>underground</em> depuis ses débuts dans les soirées <em>open mic</em> de la fin des années 1990, le son de l&rsquo;artiste sortira forcément des carcans du mouvement. Et c&rsquo;est le cas. Impossible de dire si tous ses lives sont de cette facture, ou si cela est dû uniquement au fonctionnement de ce set, mais pendant une heure, le pilote conduit le public sur un faux rythme. Impossible de vraiment danser, ni de rester immobile, difficile de chanter, ni de ne pas vouloir participer à son délire.</p>
<p>A la fois au micro et sur ses mini MPC, il gesticule dans tous les sens, passe de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, se met à rapper très vite puis à chanter dans la seconde d&rsquo;après, à tel point qu&rsquo;il devient compliqué de le suivre. Sans réelle structure, les morceaux se suivent mais ne semblent pas coller entre eux. Comme si tout du long, un seul et long instrumental flottait dans l&rsquo;air. Alors les têtes se secouent, les bras se lèvent, et des cris se font entendre, mais l&rsquo;enthousiasme n&rsquo;est pas aussi présent qu&rsquo;attendu. Le set n&rsquo;est pas non plus facile pour <strong>Busdriver</strong> qui doit faire avec quelques manipulations hasardeuses de ses machines et un public à captiver.</p>
<p>1.0 pour le Grand Est à la fin de la soirée, avec <strong>Seuss</strong>, le <strong>7(7) Café</strong> et son public, et bien entendu <strong>Boumchaka</strong> qui reste encore quelques jours sur la banquise messine pour clore les dernières dates de la semaine. Cap maintenant sur les <strong>Trinitaires</strong> avec l&rsquo;<strong>Animalerie</strong> et des rappeurs décidés à montrer qu&rsquo;ils sont à prendre au sérieux !</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Crédit Photo : Pauline Zeh</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Jour 5 &#8211; Gavlyn / Oh Blimey &#8211; 7(7) Café (Metz) &#8211; Mercredi 4 février</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Feb 2015 09:47:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir rempli l&#8217;Autre Canal le week-end dernier, le Festival Freeeeze s&#8217;est posé à Metz et investir le 7(7) Café le mercredi 4 février. L&#8217;occasion...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir rempli l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong> le week-end dernier, le <strong>Festival Freeeeze</strong> s&rsquo;est posé à Metz et investir le<strong> 7(7) Café</strong> le mercredi 4 février. L&rsquo;occasion pour la rappeuse américaine<strong> Gavlyn</strong>, de retrouver le public messin.</p>
<p>Déjà invitée l&rsquo;année dernière aux <strong>Trinitaires</strong> par <strong>Boumchaka</strong>, la Californienne revenait encore plus forte, avec un nouvel album à défendre. En tournée avec son Hashtag Tour, la brune a partagé la scène avec la blonde <strong>Oh Blimey</strong>, originaire de San Francisco. Avec leurs influences plutôt tournées vers la house, la techno et l&rsquo;électro, elles représentent une nouvelle scène américaine rafraîchissante et éloignée des cadres <em>mainstream</em>. Et elles étaient bien décidées à le montrer.</p>
<p>Venus en masse profiter du concert et accessoirement se réchauffer à l&rsquo;intérieur du bar, les gens n&rsquo;ont plus laissé un seul mètre carré de libre. La chaleur humaine fait déjà effet et les conversations prouvent que les deux Américaines sont attendues. Pas de doute, <strong>Gavlyn</strong> est appréciée en Moselle, et tous les styles sont représentés dans la foule, signe d&rsquo;une soirée qu&rsquo;il ne fallait pas louper. Les Californiennes n&rsquo;ont pas fait démentir les fans et ont proposé un show tout en décontraction et énergie.</p>
<p>La taille minuscule de la scène n&rsquo;a en aucun cas été un frein à leur excentricité et a, au contraire, favorisée une proximité avec le public dans un pur esprit hip-hop. Pendant tout le set, l&rsquo;interaction avec les gens fut complète et animée, entre cris de joie et exclamations devant la technique des deux demoiselles. Si leurs sons synthétiques et électroniques collent parfaitement au lieu et donnent rapidement envie à tous de bouger et d&rsquo;hocher la tête nerveusement, leurs moments a capella ont, eux, fini de conquérir tout le monde. Parfaitement rythmé, le concert passe d&rsquo;un moment dansant et énergique à un passage tout en <em>storytelling</em>, notamment avec <strong>Oh Blimey</strong> qui n&rsquo;hésite pas à fixer ceux du premier rang et à réussir à capter l&rsquo;attention de tous.</p>
<p>La native de la Bay qui a d&rsquo;ailleurs su se mettre suffisamment en avant pour montrer son talent et sa personnalité, plus introvertie qu&rsquo;il n&rsquo;y paraît, avec pourtant ses sons plus lourds et dosés en basse que sa comparse. Notamment avec l&rsquo;imparable <em>BASSFACE</em> qui a vu les deux filles entamer des headbangers durant les refrains. Les fans de <strong>Gavlyn</strong> ont quant à eux pu reconnaître des titres tirés de ses deux albums, notamment <em>Guilty Pleasure</em> ou encore <em>What I Do</em>, toujours avec cette voix reconnaissable et apaisante.</p>
<p>L&rsquo;alchimie des deux artistes saute aux yeux et c&rsquo;est au bout d&rsquo;une heure passée trop vite qu&rsquo;elles quittent la scène. Les sourires sur les visages dans la foule sont la preuve de la qualité du show et il est certain qu&rsquo;elles seront de retour avec plaisir en Lorraine. Une soirée très agréable à l&rsquo;ambiance décontractée et passionnée. De bonne augure pour la soirée rap qui suit le lendemain, où l&rsquo;Américain <strong>Busdriver</strong> conduira sa musique jusqu&rsquo;à ce même <strong>7(7) Café</strong>, après que le groupe local <strong>Seuss</strong> vienne pour la première fois sur scène.</p>
<p><strong> Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Crédit Photo : Wesley Linster</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Jour 4 &#8211; Beat Box All Stars / Mobb Deep / ƱZ / DJ Netik &#8211; L&#8217;Autre Canal (Nancy) &#8211; Samedi 31 janvier</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 11:23:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;était la première grosse date du <strong>Festival Freeeeze</strong>, organisé par <strong>Boumchaka</strong>. Pleine de promesses et véritable défi pour l&rsquo;équipe, elle allait permettre à l&rsquo;association de franchir une étape supplémentaire. Pour cela, les américains de <strong>Mobb Deep</strong> venaient spécialement de New-York pour se produire à l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong> de Nancy. Le samedi 31 janvier, la Lorraine avait quelque chose de hip-hop.</p>
<p>Et pas qu&rsquo;un peu. Actifs depuis vingt ans, <strong>Prodigy</strong> et <strong>Havoc</strong> sont aujourd&rsquo;hui des piliers du rap outre-atlantique. Avec de nombreux albums considérés comme des classiques et des morceaux passés à la postérité, la venue pour une date unique en France de ces deux MCs avait de quoi créer la sensation. Et le public ne s&rsquo;y est pas trompé ; la grande salle était remplie pour accueillir les rappeurs tout juste descendus de l&rsquo;avion le matin-même. Et l&rsquo;horaire tardif de leur passage n&rsquo;a en rien découragé les fans, au contraire.</p>
<p>Si les deux Américains jouaient après minuit passé, c&rsquo;est parce que le festival proposait un autre show avant de passer à la tête d&rsquo;affiche. Toujours dans un esprit hip-hop et de quoi permettre à <strong>Mobb Deep</strong> de se remettre du jet lag. Dès 20h, le <strong>Club</strong> de l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong> proposait le <strong>Beat Box All Stars</strong>, compétition de cette discipline trop méconnue à côté du rap ou de la danse, qu&rsquo;est le human beatboxing. Monté par le champion belge de la discipline, <strong>Primitiv</strong>, et <strong>Freeeeze</strong>, ce spectacle accueille huit des plus grands spécialistes venant des quatre coins d&rsquo;Europe. Avec par exemple <strong>Big Ben</strong> (Belgique), <strong>Oliveira</strong> (Portugal) ou encore <strong>Scorch</strong> (Irlande). Les participants possèdent six minutes pour produire un set à leur convenance, devant un jury constitué de pointures du milieu comme <strong>Wawad</strong> (champion de France), <strong>Hobbit</strong> (vice-champion d&rsquo;Angleterre) et le triple champion DMC, <strong>DJ Netik</strong>. Avec le hip-hop qui évolue, toujours plus porté par l&rsquo;électro et des sonorités synthétiques, les beatboxers ont suivi le mouvement et il est intéressant de voir que leurs prestations se rapprochent plus de la dubstep, de la trap music. Avec une intention particulière au rythme lent et aux notes très basses, quitte à réussir à faire trembler le sol comme de véritables basses. Ce qui n&rsquo;empêche pas ces artistes de produire de véritables instrus au dessus des 90 décibels. Après avoir sélectionné quatre finalistes, c&rsquo;est le français <strong>Efaybee</strong> qui sort vainqueur de ce concours. <strong>Primitiv</strong> peut se réjouir, le <strong>Beat Box All Stars</strong> est une réussite une nouvelle fois et prouve bien que le human beatboxing est une discipline à l&rsquo;ambiance assurée et au respect entre participants très appréciable.</p>
<p>Pendant que les derniers curieux finissent leur initiation à la musique M.A.O avec <strong>Cadillac</strong> dans la grande salle, les gens commencent à arriver rapidement, signe que la performance des <strong>Infamous</strong> n&rsquo;est pas loin. Pour faire patienter toutes ces personnes et chauffer les esprits, ce même <strong>Cadillac</strong>, seule sur scène avec son matériel, envoie des titres purement rap et tous plus classiques les uns que les autres. L&rsquo;effet est garanti et rapidement la foule reprend ensemble ces morceaux phares. Un échauffement bienvenu, tant <strong>Mobb Deep</strong>, accompagné du célèbre producteur<strong> Ski Beatz</strong>, va jouer la carte de la nostalgie avec des morceaux en majorité tirés de leur deuxième album sorti en 1995,<em> The Infamous</em> et <em>Hell On Earth</em>, sorti un an plus tard. Deux albums proches du Saint Graal pour tout amateur qui se respecte. Des amateurs qui reconnaissent d&rsquo;ailleurs sans peine les tubesques <em>Survival of the Fittest</em>, <em>Eye for an Eye (Your Beef is Mine)</em>, <em>Quiet Storm</em> ou encore <em>Right Back at You</em>.</p>
<p>L&rsquo;expérience des deux rappeurs se voit d&rsquo;entrée, et aucun signe de lassitude à signaler en les entendant rapper ces titres connus de tous. Les partenaires étonnent même lorsqu&rsquo;ils reprennent des morceaux moins connus de leur album comme l&rsquo;intro <em>The Start of Your Ending</em> ou <em>Temperature&rsquo;s Rising</em>. D&rsquo;ailleurs, la première partie du concert est presque entièrement consacrée à leur célèbre deuxième album, à tel point que l&rsquo;on se demande s&rsquo;ils ne vont pas le faire en intégralité. Puis, la donne change vers la fin avec des morceaux tirés de leur nouvel album sorti l&rsquo;an passé ou d&rsquo;un autre tiré du répertoire du poids lourd <strong>Kool G Rap</strong>. Ils prennent même le temps à un moment de rendre hommage aux rappeurs qui ont quitté ce monde et la musique trop tôt comme <strong>2Pac</strong>, <strong>Biggie</strong>, <strong>Eazy-E</strong> et <strong>ODB</strong>. Si la communication avec le public n&rsquo;est pas leur fort ce soir là, on sent quand même qu&rsquo;ils ne souhaitent pas bâcler ce concert et donnent tout de même une performance respectable. Sans un jeu scénique fou, leur charisme et leur prestance font le travail, comme leurs titres phares, qui voient le public les reprendre en choeur, totalement en roue libre. Inutile d&rsquo;expliquer la liesse qui s&rsquo;empare de la foule lorsque les premières notes de <em>Shook One Pt II</em> résonnent dans la salle, marquant à la fois la fin imminente du show. Toute la pièce reprend ensemble, les mains levées, le refrain célèbre, ce qui permet de voir que <strong>Mobb Deep</strong> sont bel et bien venus dans l&rsquo;Est comme des patrons.</p>
<p>Si la durée d&rsquo;une heure de concert peut sembler un peu courte, voir en live des artistes de cette trempe, de si près et dans l&rsquo;Est &#8211; région souvent boudée par les gros noms du rap américain &#8211; cela a de quoi faire relativiser. Surtout que pendant quelques minutes, alors que les lumières sont rallumées, les deux en ont profité pour signer quelques autographes aux quelques chanceux proches de la scène. Avec une salle aussi remplie et l&rsquo;enthousiasme qui semblait se lire sur les visages après le concert, ce défi de faire venir un tel groupe semble avoir fonctionné pour<strong> Boumchaka</strong>. Une bonne nouvelle pour la prochaine grosse date du <strong>Festival Freeeeze</strong>, à savoir la venue de <strong>Yasiin Bey</strong> (aka <strong>Mos Def</strong>) le 7 février à la <strong>BAM</strong>.</p>
<p>Les amateurs d&rsquo;ambiances noires et de gangsters allaient encore avoir de quoi durer jusqu&rsquo;au bout de la nuit, avec le mystérieux et masqué <strong>ƱZ</strong>. Grandement inspiré par la trap music, le nouveau courant principal du rap actuel et par l&rsquo;électro la plus lourde et grasse possible, le beatmaker, seul avec ses platines, sort les grands moyens. A base de basses très lourdes et de BPM assez lents, il joue avec le public en lui servant des drops efficaces au possible. Plongée dans le noir avec juste des lumières froides et la silhouette du producteur sur scène, la salle se transforme en un endroit lugubre à l&rsquo;ambiance électrique. Accompagné d&rsquo;un écran géant diffusant des images épileptiques et à sa propre gloire, <strong>ƱZ</strong> maîtrise son sujet et joue à fond l&rsquo;imagerie gangster et clinquante du rap pour l&rsquo;incorporer à sa musique. Pour les plus courageux, <strong>DJ Netik</strong> était de retour pour clore la soirée avec son talent indiscutable derrière les platines et dans la sélection de morceaux éclectiques et géniaux.</p>
<p>Seul, <strong>Mos Def</strong> à la <strong>B</strong><span style="line-height: 1.5em"><strong>AM</strong> le samedi 7 février aura fort à faire pour faire de cette soirée à Metz un moment inoubliable. Mais connaissant le talent immense du personnage, son hétérogénéité à toute épreuve et son charisme indiscutable, il ne fait aucun doute que ce soir inscrira encore un peu plus <strong>Boumchaka</strong> dans la cour des grandes des associations organisatrices de concerts. En espérant que la venue de <strong>Mobb Deep</strong> et du natif de Brooklyn attireront bientôt d&rsquo;autres mastodontes du milieu, pour la joie du public lorrain.</span></p>
<p><strong> Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Photo : Eric Thomas</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Jour 2 &#8211; SeLF / Kognitif / Nimby (Thionville) &#8211; Jeudi 29 février</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 09:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après avoir commencé leur festival Freeeeze dans la toute nouvelle salle de Nilvange, le Gueulard +, Boumchaka garde les bonnes habitudes pour la suite...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir commencé leur festival <strong>Freeeeze</strong> dans la toute nouvelle salle de Nilvange, le <strong>Gueulard +</strong>, <strong>Boumchaka</strong> garde les bonnes habitudes pour la suite des événements. Le jeudi 29 janvier, le <strong>Nimby</strong> allait donc bouger au rythme de l&rsquo;électro et vu les artistes programmés, il y en avait pour tous les goûts.</p>
<p>Avec des concerts programmés toute l&rsquo;année dans son antre, impossible pour l&rsquo;association de ne pas faire escale dans le bar thionvillois. Surtout que la petite taille de l&rsquo;endroit permet aux courageux venus nombreux, de se réchauffer et d&rsquo;échapper à la neige. <strong>Freeeeze</strong> porte décidément bien son nom. La musique de <strong>SeLF</strong> n&rsquo;allait pas tarder à finir de réchauffer l&rsquo;atmosphère.</p>
<p>C&rsquo;est même avec des chants d&rsquo;oiseaux et autres bruits de la nature que <strong>Gilles Sornette</strong>, la moitié du duo et véritable Mac Gyver des machines, commence le set. Entouré de synthé, guitare et instruments bizarres, il pianote, tape, et crée des compositions aériennes. D&rsquo;un air détendu, il fait bouger doucement les corps et offre une expérience sonore inédite et recherchée. Jusqu&rsquo;à ce que les oiseaux viennent chanter de nouveau et annoncer la venue de la chanteuse <strong>LéLa Frite</strong>. Dès ce moment, c&rsquo;est comme si le groupe emmenait le public pour un voyage dans une autre dimension. Avec ses mimiques, ses mouvements amples et son regard hypnotisant, la chanteuse montre l&rsquo;alchimie qui l&rsquo;unie avec son partenaire et ses sons atmosphériques.</p>
<p>Les textes de <strong>SeLF</strong> sont étranges, n&rsquo;ont de sens que si on souhaite leur en donner et font dire que <strong>LéLa</strong> ne vient pas de notre planète. Sa voix modifiée ajoutée à sa prestance ajoute du mystère, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle sorte un livre intitulé « <em>J&rsquo;ai servi de cobaye pour les extra-terrestres</em> » et commence à en lire des passages. Peu importe leur origine humaine ou alienne, les gens ne souhaitaient pas voir le duo retourner à la maison. Mais il fallait bien laisser la place à <strong>Kognitif</strong>.</p>
<p>Inspiré par l&rsquo;abstract hip-hop, le trip-hop et « <em>tout autre style de musique en -hop</em> », le musicien de Poitiers compose la parfaite bande son pour continuer et clore la soirée. Encapuchonné, et sous les lumières bleues de la scène, il se sert de sa MPC pour créer des instrus qui rappellent, entre autres, <strong>DJ Shadow</strong> et son sampling complexe. Avec de grandes influences venues du jazz ou de la soul, le son du producteur est organique, loin des sonorités synthétiques comme on peut en entendre souvent dans le milieu. Le BPM se veut lent, puis plus rapide, proche du rythme du hip-hop avant de retourner vers l&rsquo;électro pure et dure. En tout cas, le public en redemande et<strong> Kognitif</strong> repart de plus belle pour quelques minutes de show supplémentaire qui auraient pu continuer jusqu&rsquo;au bout de la nuit.</p>
<p>Très bonne soirée que cette deuxième date du <strong>Festival Freeeeze</strong> qui aura su allier expérimentations et délires accrocheurs, à la composition raffinée et inspirée. Et surtout l&rsquo;occasion de montrer qu&rsquo;en matière de concerts dans les bars, <strong>Boumchaka</strong> sait toujours de quoi elle parle.</p>
<p><strong>Crédit Photo : Stéphanie Pinchon</strong></p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Interview autour du documentaire Nouvelle Ecole &#8211; La Renaissance du Rap Français</title>
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		<pubDate>Fri, 23 Jan 2015 13:54:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le 19 décembre dernier, France Ô diffusait le documentaire Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français de Dimitri Danvidé. Un film de 50...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le 19 décembre dernier, <strong>France Ô</strong> diffusait le documentaire <strong>Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français</strong> de <strong>Dimitri Danvidé</strong>. Un film de 50 minutes sur la scène récente du hip-hop hexagonal, avec ses codes, ses artistes de référence et le regard que portent les anciens sur cette ébullition.</p>
<p>Avec des interviews de <strong>Kaaris</strong>, <strong>Deen Burbigo</strong>, <strong>Dinos Punchlinovic</strong> ou encore <strong>Nekfeu</strong> de <strong>1995</strong>, la parole est donnée à cette génération afin d&rsquo;avoir un avis hétérogène sur les différents styles et attraits de chacun. De quoi permettre aux néophytes de comprendre un peu mieux les influences et motivations de ces artistes et de ce mouvement. Surtout en ces temps où le public est de plus en plus pluriel et les styles hétérogènes. Les habitués pourront en profiter pour confirmer leurs connaissances et partager, ou non, les avis énoncés. <strong>Nouvelle Ecole – La Renaissance du Rap Français</strong> dresse donc un portrait de jeunes motivés et talentueux, conscients de l&rsquo;époque particulière dans laquelle ils évoluent. L&rsquo;occasion pour son réalisateur, Dimitri Danvidé, de nous en dire plus sur son film et sa vision des choses sur le rap actuel.</p>
<p><strong>Votre film parle de la nouvelle génération de rappeurs français, mais on retrouve certains artistes plus anciens également. C&rsquo;était une volonté de départ ? Ne pas laisser la parole qu&rsquo;aux jeunes ?</strong></p>
<p>Ce film traite de filiation artistique, donc des passerelles qui existent entre l’ancienne et la nouvelle génération de MCs français. Je voulais des points de vue différents et tenter d’analyser toutes les différences entre ces générations.</p>
<p><strong>Le passage où vous citez l&rsquo;interview de Fuzati dans Brain Magazine – où il critique notamment Orelsan – m&rsquo;a marqué. Il semble montrer une sorte d&rsquo;aigreur pour la nouvelle scène. L&rsquo;interpréteriez-vous ainsi pour certains artistes plus âgés ?</strong>Effectivement, on peut y voir une certaine aigreur, mais je ne pense pas qu’on puisse le résumer ainsi. Orelsan a, d’une certaine manière, réussi là où Fuzati à échouer. Après, peut-être que Fuzati n’avait pas envie de réussir comme Orelsan l’a fait. Les arguments de Fuzati sont intéressants, mais un gars comme Orelsan n’a pas envie de s’essuyer les pieds avant d’entrer, ni de s’excuser de son succès. Tout le paradoxe est là. Doit-on montrer pâte blanche et se faire adouber par les anciens, comme l’a fait Nekfeu, ou tout défoncer sur son passage comme l’a fait Kaaris ? Je pense que la vérité est au milieu et un jeune rappeur a tendance à faire les deux selon le succès qu’il rencontre.</p>
<p><strong>Ne pensez-vous pas qu&rsquo;il faudrait d&rsquo;abord que l&rsquo;ancienne génération accepte ce passage de flambeau pour que la nouvelle puisse s&rsquo;exprimer enfin librement ?<br />
</strong>C’est difficile à dire. L’ancienne génération n’a pas envie de passer le flambeau tout simplement parce qu’elle est encore là ! Mais de la même façon, je ne vois pas forcement les anciens cracher sur les jeunes. Dans notre film, Lino en parle très bien. Il s’intéresse à la nouvelle génération, a tel point qu’il invite des jeunes dans le clip du premier single de son nouvel opus. Mais il refuse qu’on parle, pour le moment, de nouvel age d’or, car il souligne l’absence de classique dans cette nouvelle école. Moi je pense qu’il y a eu deux ou trois albums classiques, mais effectivement ce n’est pas suffisant. Le temps nous le dira et cette nouvelle génération n’en est qu’à ses balbutiements.</p>
<p><strong>Le documentaire « Un jour peut être, une autre histoire du rap français » (Romain Quirot, Antoine Jaunin et François Recordier) était focalisé sur cette scène des années 2000, qui, déjà à l&rsquo;époque, apportait des sons nouveaux tout en étant en décalage avec le reste du circuit. Pensez-vous que l&rsquo;histoire est faite pour se répéter, avec cette dualité entre les générations ?<br />
</strong>J’ai beaucoup entendu parler de ce film mais je ne l’ai pas vu, car il n’est pas passé en télé. On s’est retrouvé ensemble dans des festivals, mais jamais les mêmes jours, donc ça serait difficile d’en parler en détails. Nos approches sont assez différentes. Je n’ai pas fait un film sur une scène underground, je parle de la nouvelle scène rap sans opposer les puristes et les mainstream. Je pense que c’est un combat d’arrière garde de considérer que ceux qui réussissent ont forcement vendu leurs âmes, tandis que ceux qui ne vendent pas un album sont forcement des génies incompris. C’est beaucoup plus complexe que ça et d’ailleurs, les MCs de 1995 qui sont dans les deux films et aujourd’hui ils tentent de s’éloigner de cette étiquette un peu « hype » ou avant-gardiste. Ils se considèrent comme des MCs comme les autres dans la jungle du <em>rap game</em>.</p>
<p><strong>Le film le montre bien, l&rsquo;influence du rap outre-atlantique est très importante pour le rap hexagonal. Il semble que les américains se prennent pourtant moins la tête sur le sujet des générations. Ca serait quelque chose de purement français ?<br />
</strong>Je ne sais pas s’ils se prennent moins la tête et je n’ai pas forcement l’impression que les Français se la prennent tant que ça. La culture est totalement différente. Aux USA, le business est roi et beaucoup de jeunes qui percent sont poussés par des anciens. C’est la phrase de Jay-Z : « I put my niggas on, my niggas put they niggas on ». On s’entraide et on gagne de l’argent les uns grâce aux autres, et on évite de se mettre des bâtons dans les roues pour faire encore plus d’argent.</p>
<p>En France c’est très différents, surtout parce qu’il y a moins d’argent et moins de rappeurs qui gèrent leurs business, même si ca change. En off, Deen Burbigo nous disait a quel point il avait été impressionné et inspiré par le fonctionnement de Din Records de Médine, car ils fonctionnaient comme une vraie entreprise et qu’ils avaient pris des cours pour pouvoir bien gérer. L’Entourage s’est inspiré de ça et tente de tout gérer eux-mêmes. Après, au niveau artistique, c’est vrai que l’influence américaine est énorme, comme elle l’a été dans les 60s avec les yéyé qui pompaient la Motown et la soul US, donc ce n&rsquo;est pas nouveau.</p>
<p><strong>Pendant les scènes de concert, on voit que le public est très diversifié. C&rsquo;est une aubaine pour le rap français en général non ? Quelque chose que ce nouveau rap a réussi à amener ?<br />
</strong>Amener non, il a toujours eu un public diversifié. NTM était la coqueluche des médias et de Canal Plus, le média « bobo » par excellence. Ils ont fait une grande parti de leur renommée à Paris, donc rien de nouveau. Même si c’est vrai que j’ai été étonné par l’abondance de jeunes filles. Il n&rsquo;y en avait pas autant dans les années 1990 et c’est tant mieux. Mais c’est vrai que cette nouvelle génération, de part son éclectisme, amène un public qui n’était pas forcement très rap auparavant. Mais il ne faut pas se tromper, le rap est la musique numéro 1 en France chez les jeunes. les trois plus gros vendeurs de disque en 2014 sont Gim’s, Stromae et les Daft Punk. Ce n’est pas dû au hasard, surtout dans un marché du disque qui s’effondre.</p>
<p><strong>Votre documentaire le prouve, il y a une grande diversité aujourd&rsquo;hui dans les styles des artistes. Le public se retrouve face à des choix différents. A lui de faire le tri. Mais n&rsquo;est-ce pas aussi un piège dans lequel il ne faut pas tomber ? Une sorte de revers de la médaille ?<br />
</strong>Un piège non, moi j’ai toujours considéré que le public n’est pas abruti. Chacun va vers sa musique. Moi je pense qu’on vit une des époques les plus diversifiées en matières de musique et pas seulement dans le hip-hop. Le choix, c’est merveilleux, mais c’est aussi un problème pour les artistes qui deviennent des produits jetables. C’est très douloureux pour eux. D’où cette boulimie de travail et ces projets qui sortent de plus en plus régulièrement. La nouvelle technologie permet à des artistes de se faire connaître sans les maisons de disques. Il y a un lien direct avec le public.</p>
<p><strong>Vous évoquez les rappeurs dits de province comme Joke, Taipan ou Nemir dans le film. Pensez-vous qu&rsquo;ils sont la grande force de cette nouvelle scène ? Que l&rsquo;avenir se trouve dans ces artistes hors capitale ?<br />
</strong>Encore fois, il ne faut pas être catégorique. Ils participent au côté éclectique de cette scène, mais ne la révolutionne pas. Il a beaucoup de provinciaux mais le business restent centralisé et pas que dans la musique. Tous les grands médias et institutions sont à Paris, donc les provinciaux montent, c’est normal et c’est très bien. Baladez-vous dans Paname et demandez aux gens d’où ils viennent, il n&rsquo;y aura pas beaucoup de titis parisiens. Orelsan a beau venir d’Alençon, aujourd’hui c’est un parisien comme un autre.</p>
<p><strong>Isleym est la seule représentante féminine du documentaire. Malgré le nouveau vent de liberté qui touche cette génération, les filles semblent encore avoir du mal à se frayer un chemin. Comment l&rsquo;expliqueriez-vous ?<br />
</strong>Je pense simplement que les jeunes filles qui ont envie de faire du rap n’ont pas beaucoup de modèles féminins en France et qu’une jeune fille talentueuse préférera s’orienter vers un autre type de musique. Même Isleym n’est vraiment une rappeuse au final. Aux USA, si il y a tellement de rappeuses c’est que la frontière entre rap et pop music est beaucoup plus ténue qu’ici. Mais ce n’est pas forcement, contrairement à l’idée préconçu, dû au machisme des rappeurs. Eux, au contraire, aimeraient avoir plus de filles avec qui travailler. Fababy dit même que s’il continue a faire de la musique aujourd’hui, c’est en partie grâce à Isleym qui l’a bien conseillé. Après, c’est, peut être, juste une question de génération.</p>
<p><strong>Les interviews de Kaaris étaient intéressantes. Lui-même parle de second degré pour désigner ses textes et sa figure de rappeur hardcore. C&rsquo;est ça aussi la force de cette génération ? Faire passer l&rsquo;<em>entertainment</em> avant tout ?<br />
</strong>Rap et <em>entertainment</em> ont toujours été étroitement liés. On l’a peut être un peu oublié ces dernières années, mais le hip-hop, bien qu’il soit un vecteur d’émancipation et de culture très important, n’est pas, à la base, un instrument de propagande politique. De Niro a joué les mafieux toutes sa vie et on ne lui a pas reproché, ni même catalogué, ca reste l’un des plus grands acteurs de sa génération. Si des rappeurs veulent parler de banditisme, criminalité ou autre, libre à eux, tant qu’ils le font bien. Pareil pour ceux qui veulent parler de soirée et de filles nues dans des jacuzzi, je ne vais pas aller vérifier dans leurs chambres d’hôtels s’il y a effectivement autant de filles qu’ils le prétendent.</p>
<p>Et puis si cette génération aime l’entertainment c’est à mettre en corrélation avec notre époque. On vit une époque pas forcement très enthousiasmante, donc peut-etre que le public a besoin de se divertir, c’est une des pistes de réflexion. Mais une chose est sur, il y a tellement de diversité dans cette génération qu’on peut vraiment écouter tous types de rap, que se soit dans le fond ou dans la forme. Et ça, je pense que c’est extrêmement positif pour la scène hip-hop française.</p>
<p><strong>Article : Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Festival Freeeeze#4 &#8211; Boumchaka &#8211; Programme</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 09:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Nathan Roux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que tout le monde enfile des vêtements chauds et ne souhaite pas sortir, l&#8217;association Boumchaka décide depuis quatre ans de lutter contre le froid...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que tout le monde enfile des vêtements chauds et ne souhaite pas sortir, l&rsquo;association <strong>Boumchaka</strong> décide depuis quatre ans de lutter contre le froid par tous les moyens. Avec le hip-hop et l&rsquo;électro comme moteur pour réchauffer les cœurs et les esprits, elle semble y être arrivée. A tel point que son festival <strong>Freeeeze</strong> revient une nouvelle fois en cette période hivernale, du 24 janvier au 14 février, avec une programmation encore plus ambitieuse, des spectacles toujours plus éclectiques et une présence sur la carte agrandie. Récapitulatif du programme.</p>
<p>Avec une centaine de concerts organisés par an, l&rsquo;association n&rsquo;est pas du genre à se reposer et compte bien approfondir son travail avec ce festival auquel elle tient énormément. Devenu en quelques années le plus grand festival lorrain rassemblant ces deux types de musique, il est la vitrine de toute l&rsquo;équipe ; de leur passion, de leur motivation et de leur acharnement pour faire bouger la région et ses alentours. Ainsi, durant trois semaines, 6 villes et 2 pays accueilleront les artistes et le public.</p>
<p>Comme un symbole d&rsquo;ouverture aux défis culturels lorrains et afin de garder le regard porté sur le futur, <strong>Boumchaka</strong> s&rsquo;inscrit dans la mise en avant des récentes <strong>SMAC</strong> aux alentours tout en conservant ses habitudes de concerts dans les bars. L&rsquo;ouverture du festival, le samedi 24 janvier, sera donc l&rsquo;occasion pour le public de découvrir le <strong>Gueulard +</strong> de Nilvange, avec ses nombreuses promesses d&rsquo;avenir. Tout comme de partager plusieurs approches du hip-hop à travers des artistes venus à la fois du coin, du reste de la France et même d&rsquo;Outre Manche. Avec tout d&rsquo;abord les Montpelliérains <strong>Set &amp; Match</strong> qui pourront montrer tout leur potentiel avant la sortie de leur premier album au printemps. De quoi entendre du très bon hip-hop venu du Sud, avant que <strong>Gavin Meidhu</strong> ne donne sa version et ne convainque les gens de suivre son univers. Dans la tradition de la musique électronique anglaise, le duo britannique <strong>Herbaliser</strong> sera ensuite de la partie avec des influences certes hip-hop, mais aussi dirigées vers le découpages et le mixage de plusieurs styles. De quoi prouver leur talent depuis 20 ans maintenant avec un DJ set de folie. Ce n&rsquo;est pas <strong>Larry Tmik</strong> qui dira le contraire, bien décidé de ne pas se laisser impressionner par le duo et bien de faire briller le talent lorrain grâce à ses machines.</p>
<p>Retour aux vieilles habitudes pour la date suivante, le jeudi 29 janvier, avec un passage par le bar thionvillois le <strong>Nimby</strong>. Lieu bien connu des publics suivant <strong>Boumchaka</strong> tout au long de l&rsquo;année. Dans son antre, le magicien des machines <strong>Kognitif</strong> composera un trip-hop dont il a le secret afin d&rsquo;encore mieux briser les limites entre hip-hop et électro. De quoi faire trembler les murs du lieu et de plonger les gens dans une atmosphère peu habituelle mais diablement efficace. La taille du lieu permettra à chacun de ressentir en lui les pulsations, comme si le musicien s&rsquo;exprimerait directement à lui.</p>
<p>Dans le but de fédérer pour un même objectif et vision du spectacle, <strong>Boumchaka</strong> s&rsquo;est associée à l&rsquo;association messine <strong>Ice Freestyle</strong>, mais aussi à <strong>Ice Skating Show Metz</strong>, pour un événement inédit. Baptisé l&rsquo;<strong>Ice Freeeeztyle</strong>, le vendredi 30 janvier, il verra des artistes pratiquer la danse hip-hop sur glace et tenter des figures incroyables pour en mettre plein les yeux. En espérant que le succès sera au rendez-vous pour qu&rsquo;il puisse se reproduire à l&rsquo;avenir. Inutile de dire que c&rsquo;est à ne pas louper !Des initiations au patinage et au freestyle sur glace seront proposés aux plus téméraires et aux curieux.</p>
<p>Le samedi 31 janvier à l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong> signe l&rsquo;une des premières grosses soirées pour l&rsquo;association. Les new-yorkais de <strong>Mobb Deep</strong> viendront spécialement pour le public nancéien afin, à la fois, de réchauffer la foule grâce à leurs ambiances tout droit venues de l&rsquo;enfer et leurs postures à faire froid dans le dos. Piliers du paysage rapologique américain dès la moitié des années 90, <strong>Prodigy</strong> et <strong>Havoc</strong> n&rsquo;ont cessé de défendre une idée dure, brute et noire du rap. Une image de mauvais garçons qui a fait d&rsquo;eux une référence dans leur domaine pour des concerts efficaces et sans concessions. Avant que ne sonne l&rsquo;apocalypse, le public pourra découvrir un des aspects les plus méconnus du hip-hop ; le beatboxing. Art de la voix permettant de reproduire toutes sortes de sons, ses artistes ont acquis au fil des années une expérience impressionnante, pouvant aller jusqu&rsquo;à rivaliser avec les musiciens et leurs instruments. <strong>Le Beatbox All Stars Showcase Battle</strong> permettra dès 20h à 8 participants confirmés de se départager à l&rsquo;aide d&rsquo;un show varié et original de 6 minutes. Concours européen regroupant les meilleurs artistes du continent, ce show promet une expérience démente pour amateurs comme néophytes. Pour clore une soirée entre technique vocale et attitude sérieuse, <strong>ƱZ</strong> viendra exprimer son talent derrière les machines pour une expérience aussi mystérieuse que son look et son masque laissent le croire. <strong>DJ Netik</strong> sera là aussi pour assurer derrière ses platines et proposer une nouvelle manière de profiter de la profession derrière les platines. <strong>Cadillac</strong>, le beatmaker derrière les titres de la plupart des rappeurs messins et des alentours sera là pour le warm-up et montrer que c&rsquo;est un touche à tout.</p>
<p>Cette grande soirée n&rsquo;empêchera pas les fans de danse hip-hop de se diriger le dimanche 1er février vers Belleville sur Meuse pour assister aux battles de Breakdance et de Newstyle dès 14h. Et ce pour la première fois de <strong>Boumchaka</strong> à la <strong>MJC du Verdunois</strong>. Avec les figures <strong>Ismael Taggae</strong> et <strong>Waydy</strong> comme juges, cette compétition sera l&rsquo;occasion de voir du grand spectacle avec des participants venus des quatre coins de la France. Toujours dans l&rsquo;esprit de mettre en avant cette autre dimension du hip-hop, et ses valeurs. Pour un public averti ou curieux d&rsquo;en découvrir plus. Afin d&rsquo;encore mieux faire découvrir tous les aspects de cette discipline, des ateliers gratuits de danse hip-hop seront disponibles de 10h à 12h, sur inscription.</p>
<p>Le mercredi 4 février, <strong>Gavlyn</strong> et <strong>Oh Blimey</strong> seront bien décidées à prouver que le rap américain au féminin ne se limite pas à <strong>Iggy Azaela</strong> et <strong>Nicki Minaj</strong>. Toutes deux originaires de la côte ouest, les deux rappeuses s&rsquo;allient pour une tournée nommée Hastag Tour et montrer une vision originale et différente de cette musique. De quoi casser les clichés sur les filles dans ce milieu jugé macho et montrer que malgré leur jeune âge, il faudra bien compter sur elles à l&rsquo;avenir. Le <strong>7(7)Café</strong> à Metz sera l&rsquo;endroit idéal pour profiter de la voix des deux amies.</p>
<p>Le café qui accueillera dès le lendemain des artistes différents mais non moins talentueux, à commencer par l&rsquo;américain <strong>Busdriver</strong>. Rappeur et producteur, cela fait maintenant une quinzaine d&rsquo;année que l&rsquo;artiste ne cesse d&rsquo;expérimenter sa musique pour la rendre toujours aussi unique et décalée que lui. Une maîtrise qui fait de lui une figure importante de la musique indé et du hip-hop dit abstract. Dans un style plus homogène mais non moins talentueux, Le groupe <strong>Seuss</strong> viendra s&rsquo;exprimer pour la première fois en live. Pourtant ses membres n&rsquo;en sont pas à leur débuts, car l&rsquo;entité regroupe <strong>Télémaque</strong>, <strong>Spitch</strong>, <strong>22</strong> et <strong>Dante</strong>, tout juste rassemblés dans le collectif rap <strong>La Géométrie Variable</strong>. Des personnalités fortes pour un show rap qui s&rsquo;annonce survolté.</p>
<p>Coutumière de l&rsquo;événement, la salle des Trinitaires de Metz accueillera le vendredi 6 février l&rsquo;<strong>End of the Weak</strong>, le concours que se dispute nombre de MCs venus s&rsquo;affronter à coup d&rsquo;improvisations et de démonstrations de techniques. Un show incontournable pour qui s&rsquo;intéresse au Mcing dans sa forme la plus pure et travaillée. Ca tombe bien, puisque après les rappeurs du collectif lyonnais l&rsquo;<strong>Animalerie</strong> monteront à leur tour sur scène.<strong> Anton Serra</strong>, <strong>Lucio Bukowski</strong> ou encore <strong>Oster Lapwass</strong>, tous sont des leaders du rap du pays des gones et ne sont plus à présenter pour qui s&rsquo;intéresse de près au rap hors capitale. Des discours conscients, des rimes avisées et un formidable talent font de ces artistes des vrais piliers.</p>
<p>Le samedi 7 février sera sûrement la soirée charnière pour <strong>Boumchaka</strong>. La <strong>BAM</strong> accueille <strong>Dante Terrell Smith</strong> aka <strong>Yasiin Bey</strong> aka <strong>Mos Def</strong>. Rappeur américain avec plusieurs casquettes, il s&rsquo;est vu ouvrir les portes du cinéma notamment <strong>Michel Gondry</strong> après avoir réalisé plusieurs albums remarqués. Figure incontournable du rap conscient, engagé dans la cause noire, avec des sonorités puisées en dehors des frontières du rap, celui qui se faisait appeler <strong>Mos Def</strong> est un poids lourd dans son domaine et fera craquer n&rsquo;importe qui se lancera dans son travail. Le voir à Metz n&rsquo;est pas près de se reproduire de sitôt et manquer cette date serait très dommage, voire inexcusable. Des artistes français continueront la soirée, chacun avec leur façon de faire. Si <strong>Hippocampe Fou</strong> vient avec une musique éclectique, bousculant les codes et ne se prenant pas vraiment au sérieux, <strong>Nehs &amp; SLZ</strong> de <strong>Skeud en Vrac</strong> représentent la face old school d&rsquo;un mouvement qui ne demande qu&rsquo;à s&rsquo;exprimer encore comme dans les années 90. Deux façons de voire les choses, deux façons de finir en beauté ce 7 février.</p>
<p>La pression retombera un peu durant la semaine avant que <strong>Valy Mo</strong> ne vienne au <strong>Nimby</strong> et fasse parler ses compositions électros à base de house, soul ou encore de bass puissantes. Présent aux côtés des plus grands noms de la scène électro depuis un moment, il se crée un vrai nom avant qu&rsquo;il n&rsquo;explose réellement. Une bonne raison d&rsquo;aller le voir pour fanfaronner ensuite sur cette fois où vous l&rsquo;aurez vu dans une ambiance showcase énergique. N&rsquo;oubliez juste pas de mentionner <strong>Boumchaka</strong> dans votre anecdote.</p>
<p>Le lendemain, le jeudi 12 février, même heure, même lieu et toujours plus de rap français. <strong>A2H</strong> viendra nous montrer toute son expérience au micro à travers les années du rap français. L&rsquo;occasion de revisiter ses classiques tout en se rendant compte d&rsquo;avoir en face de soi une figure du milieu importante. Surtout qu&rsquo;après les trois gars de <strong>D-Track</strong> seront là pour prouver qu&rsquo;ils savent kicker et impressionner le public comme il faut. Finaliste du <strong>Buzz Booster Lorraine</strong> et composé de trois personnalités différentes mais complémentaires, le trio saura vous convaincre et imposer le style lorrain dans l&rsquo;enceinte du bar.</p>
<p>Dernière escale pour ce festival et première pour ses auteurs, <strong>La Rockhal</strong> à Esch-Sur-Alzette sera le terrain d&rsquo;expérimentation du français <strong>Rone</strong>. Avec son album <em>Creatures</em> qui doit voir le jour le 9 février, le frenchy sera prêt à jouer de ses titres déjà connus et de nouveautés, grâce à son touché impeccable et sophistiqué de ses machines. De quoi terminer <strong>Freeeeze #4</strong> sur une note rêveuse, euphorique et puissante. Le trio <strong>M.A BEAT !</strong> sera aussi de la partie et pourra prouver toutes les dithyrambes à son sujet depuis quelques mois où on le voit partout, notamment sur la compile vinyle <strong>Karma</strong>. De l&rsquo;électro planante faite grâce à de réels instruments, ça vaut le détour et ça encourage la scène locale. Alors venez nombreux supporter la scène électro française le samedi 14 février !</p>
<p>Avec une troisième édition qui avait déjà vu <strong>Boumchaka</strong> prendre une nouvelle dimension avec une ambition toujours plus folle, ce quatrième <strong>Freeeeze</strong> est bien parti pour continuer sur la lancée de son prédécesseur. Au public de le confirmer au cours de ces trois semaines, armé de doudounes et de gants !</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
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		<title>Finale Buzz Booster Lorraine &#8211; BAM &#8211; Metz &#8211; Samedi 6 Décembre 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 12:10:47 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Près d&rsquo;un mois après la demi-finale qui avait vu quatre formations être qualifiées à Nancy pour la finale régionale à la <strong>BAM</strong> de Metz, le tremplin hip-hop <strong>Buzz Booster Lorraine</strong> était de retour. Cette quatrième édition toujours organisée par <strong>Zikamine</strong> a permis le samedi 7 décembre d&rsquo;envoyer les vainqueurs pour la grande finale à Marseille. Retour sur une soirée pleine de promesses.</p>
<p>Ils avaient environ trois semaines pour préparer un set encore meilleur que celui de l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong>.<strong> D-Track</strong>, <strong>Debza</strong>, <strong>Compton le French Californien</strong> et<strong> Stratégie de Paix</strong> avaient été sélectionnés parmi quatre autres formations toutes aussi désireuses de fouler la scène de la Boîte A Musique de Borny. Jugés sur des critères axés sur la scène, sans oublier la musique ou les textes, chacun avait su montrer les différentes facettes de son univers. De quoi promettre des nouveaux sets variés et originaux, mais surtout retravaillés et améliorés. Si certains se sont montrés à la hauteur en osant de nouvelles choses, d&rsquo;autres semblent être passés à côté.</p>
<p>Les messins de <strong>D-Track</strong> ont la lourde tâche de commencer. Devant un public qui se remplit petit à petit qui plus est. Peu importe, la performance du quatuor lors de la soirée nancéienne avait prouvé qu&rsquo;ils avaient de la ressource et une énergie communicative avec les gens. Cependant, à aucun moment la flamme n&rsquo;a prise. Leur entrée en scène si dynamique d&rsquo;il y a trois semaines s&rsquo;est transformée en une arrivée timide. Il en sera de même pour le reste des quinze minutes réglementaires du set. Si les trois MCs rappent bien, leurs mouvements sont brouillons, et la communication avec une foule réceptive n&rsquo;arrive pas à gommer les défauts. Ils doivent déjà laisser leur place au suivant quand ils commençaient à prendre leur aise. Dommage.</p>
<p><strong>Compton le French Californien</strong> arrive ensuite et paraît plus à l&rsquo;aise. Encore accompagné de son cameraman, et de son DJ, le rappeur en impose toujours. Il propose d&rsquo;ailleurs de nouveaux morceaux dont un inédit, avec cette assurance et cette verve caractéristiques. Plus que jamais influencé par le rap américain, il reste droit dans ses baskets et paraît déjà plus confiant. Originaire de Vandoeuvre, <strong>Debza</strong> ne vient jamais seul et avait encore fait venir bon nombre de ses amis, afin de mettre le feu comme à l&rsquo;<strong>Autre Canal</strong>. Il ne faut pas attendre longtemps pour les entendre l&rsquo;encourager de vive voix, donnant du cachet à la performance du MC. Les lumières, le discours avec les spectateurs, et les transitions entre les morceaux ; tout est bien travaillé, lui donnant le luxe de ne pas courir après la montre et de prendre son temps. Un titre comme <em>Je Tire dans le Tas</em> avec son gimmick scandé par la foule fait toujours mouche. Il se permet même de composer avec un morceau intimiste, assis sur un tabouret, dans le noir, juste éclairé par les faisceaux blancs des projecteurs.</p>
<p>En provenance également de la banlieue de Nancy, les quatre compères de <strong>Stratégie de Paix</strong> ont eux aussi peaufiné leur jeu et ça se sent. Les gens ont pu retrouver leur dynamisme et leurs discours politiques aiguisés amenés par une mise en scène soignée et ce mélange entre ragga et rap. Une caractéristique qui a sûrement jouée dans la balance et en leur faveur lors de l&rsquo;annonce de leur victoire une heure après leur set terminé.</p>
<p>La fin de la compétition a d&rsquo;ailleurs été à la fois géniale et ubuesque. Si <strong>Demi-Portion</strong>, accompagné de son protégé <strong>Molotov</strong> et de <strong>DJ Rollex</strong>, a assuré un show impeccable plein d&rsquo;expérience, la suite fut un joyeux n&rsquo;importe quoi. Afin de meubler les tente minutes restantes à la délibération du jury, le vétéran a fait plusieurs allers retours sur scène ne sachant plus très bien s&rsquo;il devait continuer ou non. Il fut rejoint d&rsquo;abord par <strong>Madmax</strong>, pour un bain de foule. Ils ont ensuite été accompagnés sur scène par tous les rappeurs opportunistes se trouvant dans le public, désireux de placer quelques rimes devant un public surpris mais amusé. Une ambiance freestyle et conviviale, voilà sans doute ce que l&rsquo;on attendait d&rsquo;une soirée hip-hop comme le <strong>Buzz Booster</strong>. Félicitations à <strong>Zikamine</strong> pour soutenir ce projet et donner envie aux lorrains d&rsquo;encourager leurs artistes. Avec un vainqueur du nom de <strong>Stratégie de Paix</strong>, c&rsquo;est <strong>Africa Bambaataa</strong> qui serait content.</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
<p><strong>Photographe : Benjamin Mathia</strong></p>
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		<title>Georgio &#8211; Djal &#8211; LLM &#8211; Le Saloon &#8211; BAM &#8211; Metz &#8211; Vendredi 5 Décembre 2014</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2014 12:02:27 +0000</pubDate>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>N&rsquo;en déplaise aux grincheux nostalgiques, le rap ce n&rsquo;était pas mieux avant. L&rsquo;association <strong>Boumchaka</strong> était bien décidée à le prouver en invitant le jeune parisien <strong>Georgio</strong> à se produire à la <strong>BAM</strong> de Metz le vendredi 5 décembre. La nouvelle garde est en marche et prête à exploser.</p>
<p>A l&rsquo;aise autant dans des salles de concert comme les <strong>Trinitaires</strong>, que dans des bars, l&rsquo;association thionvilloise a vu les choses en grand en venant à la <strong>Boîte A Musique</strong> en ce début de week-end. Toujours à la recherche d&rsquo;une cohérence et d&rsquo;une particularité dans le choix des artistes, le rap français est à l&rsquo;honneur avec <strong>Georgio</strong> et ses vingt bougies. L&rsquo;occasion pour les messins de (re)découvrir le rappeur du 18ème arrondissement parisien, déjà venu en début d&rsquo;année commencer sa tournée hexagonale. De quoi boucler l&rsquo;année d&rsquo;un artiste qui ne cesse de faire parler de lui tout en lui montrant la confiance du public lorrain.</p>
<p>Ravis par un nombre de pré-ventes au-delà de leurs estimations, les membres de <strong>Boumchaka</strong> montrent une fois de plus leur savoir-faire et leur connaissance pour les musiques urbaines. De bonne augure à quelques mois de la quatrième édition de leur festival électro hip-hop <strong>Freeeeze</strong>. Dans un soucis de mettre en avant la scène locale, l&rsquo;artiste solo DJal, le groupe <strong>LLM</strong> et le collectif <strong>Le Saloon</strong> sont conviés. L&rsquo;occasion de se rendre compte de l&rsquo;éclectisme et du talent d&rsquo;une scène messine active et ambitieuse.</p>
<p>Le public le sait bien et est venu encourager les formations avec un accueil chaleureux. Le thionvillois Djal a pu montrer son rap réaliste et tout terrain afin de chauffer la foule. Pour leur quatrième concert, les trois rappeurs de <strong>LLM</strong> assurent ensuite un set convaincant. Même si le jeu de scène est parfois un peu brouillon, la bonne humeur communicative de la salle donne du charme à la musique des jeunes MCs. Avec une moyenne d&rsquo;âge proche de la majorité, les spectateurs ne manquent pas d&rsquo;enthousiasme. Tant mieux car les quatre camarades du <strong>Saloon</strong> viennent proposer eux aussi un hip-hop communicatif et joyeux tout en restant technique. Rien de plus normal avec <strong>Ektir</strong> et <strong>El Lobo</strong>, respectivement champions nancéien et messin du <strong>End of the Weak</strong>, accompagnés de leurs compères <strong>Fovea</strong> et <strong>Cotchei</strong> sans oublier leur <strong>DJ VLR</strong>. Improvisation, morceau sur les vacances et véritable performance scénique, il y a tout pour que les gens soient prêts pour <strong>Georgio</strong>.</p>
<p>Accueillit comme il se doit, le parisien arrive en trombe sur la scène accompagné de son backeur pour entamer le concert immédiatement. Le show vient à peine de commencer et déjà la foule est survoltée et se met à crier les rimes qu&rsquo;elle connaît par cœur. Ca sera comme ça pendant toute la fin de la soirée, sans interruption. Enchaînant ses titres les plus connus issus de ses nombreux projets, le rappeur ne s&rsquo;arrête jamais. Il saute sur place, bondit de chaque côté de la scène, interagit avec le public, l&rsquo;incitant à faire des pogos ; tout est mis en œuvre pour un set sans temps mort. Le parisien contrôle chaque moment et fait preuve d&rsquo;un vrai charisme une fois le micro en main, malgré son physique mince et son visage encore un peu juvénile.</p>
<p>Les fans sont nombreux et reprennent sans problème les paroles du MC, comme pour les piliers du genre. Il faut dire qu&rsquo;avec déjà plusieurs EPs et albums en poche, il a déjà pu se construire une discographie convaincante. <em>A l&rsquo;Abri, Nouveau Souffle, Soleil d&rsquo;Hiver</em>, tant de projets qui lui permettent de se construire un set entre morceaux énergiques (<em>La Tour de Babel</em>, <em>BlackJack</em>), conscients (<em>Saleté de Rap</em>), et d&rsquo;avoir déjà des hits aussi efficaces en live.</p>
<p>Pas de rappel pour le rappeur qui avait invité ses amis MCs pour profiter eux aussi de cette dernière date. Les dernières minutes sont alors un vrai bazar euphorique où tous les membres de l&rsquo;équipe de <strong>Georgio</strong> prennent le micro un à un. Avant que <em>Smells Like Teen Spirit</em> de <strong>Nirvana</strong> soit jouée à fond, déclenchant une liesse générale dans toute la pièce. Une manière peut orthodoxe de finir un concert de rap, mais signe surtout de la fraîcheur d&rsquo;une nouvelle vague d&rsquo;artistes respectueux des codes mais dotés d&rsquo;une ambition à peine voilée. Une fois de plus la <strong>BAM</strong> a su prouver son intérêt pour cette musique tout en faisant confiance aux locaux et à la jeunesse, tandis que l&rsquo;on en attendait pas moins de <strong>Boumchaka</strong>.</p>
<p><strong>Auteur : Nathan Roux</strong></p>
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